Examen de conscience sur le troisième commandement:
- Ai-je manqué la Messe le dimanche ou une fête d’obligation (Toussaint, Noël, Ascension, Assomption) ? - Ai-je manqué ou fait manquer aux autres la messe du dimanche par ma faute ?
- Ai-je été en retard à la Messe ou l’ai-je écourtée par ma faute ? - Ai-je consenti à des distractions pendant la Messe ?
- Ai-je fait ou demandé un travail servile non nécessaire le dimanche ou les jours de fête d’obligation ? - Ai-je acheté ou vendu sans nécessité le dimanche ou les jours de fête d’obligation?
- Ai-je eu des occupations contraires à la sanctification du dimanche ?
Message de la Sainte Vierge à la Salette adressé à Mélanie Calvat et Maximin Giraud, le 19 septembre 1846. ” Si mon peuple ne veut pas se soumettre, Je suis forcée de laisser aller le bras de mon Fils. Il est si lourd et si pesant que je ne puis le retenir. Depuis si longtemps que je souffre pour vous autres ; si je veux que mon Fils ne vous abandonne pas, je suis chargée de Le prier sans cesse et vous n'en faites pas cas.
Vous aurez beau prier, beau faire, vous ne pourrez récompenser la peine que j'ai prise pour vous ! J'ai donné six jours pour travailler, je me suis réservé le septième et on ne veut pas me l'accorder ; c'est cela qui appesantit tant le bras de mon Fils. Aussi ceux qui mènent les charrettes ne savent plus jurer sans y mettre le nom de mon Fils : ce sont ces deux choses qui appesantissent tant Son bras. Si la récolte se gâte ce n'est qu'à cause de vous autres… Il viendra une grande famine. Avant que la famine vienne, les enfants au-dessous de sept ans prendront un tremblement et mourront entre les bras des personnes qui les tiendront. Les autres feront pénitence par la famine. Les noix deviendront mauvaises et les raisins pourriront.”
Puis, continue Maximin, Elle nous demanda : ” Faites-vous bien vos prières mes enfants ?”
Tous les deux nous répondîmes d'une seule voix : ” Non, madame, pas guère.
Ah ! Mes enfants, il faut bien la faire, soir et matin. Quand vous n'aurez pas le temps, récitez au moins un Pater et un Ave Maria, et si vous en avez le temps, il faut en dire davantage… Il ne va que quelques femmes âgées à la messe. Les autres travaillent le dimanche, tout l'été, et l'hiver, quand ils ne savent que faire, ils ne vont à la messe rien que pour se moquer de la religion. Le Carême, ils vont à la boucherie comme les chiens…”
Elle termina Son discours par ces mots prononcés en français : ” Eh bien! Mes enfants, vous le ferez passer à tout mon peuple !”
Le Saint Curé d’Ars :
Vous travaillez, vous travaillez, mes enfants, mais ce que vous gagnez ruine votre âme et votre corps. Si on demandait à ceux qui travaillent le dimanche: “Que venez-vous de faire?” ils pourraient répondre: “Je viens de vendre mon âme au démon, de crucifier Notre-Seigneur, et de renoncer à mon baptême. Je suis pour l'enfer… Il faudra pleurer toute une éternité pour rien…” Quand j'en vois qui charrient le dimanche, je pense qu'ils charrient leur âme en enfer.
Oh! comme il se trompe dans ses calculs, celui qui se démène le dimanche avec la pensée qu'il va gagner plus d'argent ou faire plus d'ouvrage! Est-ce que deux ou trois francs pourront jamais compenser le tort qu'il se fait à lui-même en violant la loi du bon Dieu? Vous vous imaginez que tout dépend de votre travail; mais voilà une maladie, voilà un accident… Il faut si peu de choses! Un orage, une grêle, une gelée. Le bon Dieu a tout sous sa main: il peut se venger quand il veut et comme il veut; les moyens ne lui manquent pas. N'est-ce pas toujours lui qui est le plus fort? Ne faut-il pas qu'il reste le maître à la fin? Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui demeure dans la vie éternelle. Que vous revient-il d'avoir travaillé le dimanche? Vous laissez bien la terre telle qu'elle est quand vous vous en allez; vous n'emportez rien. Ah! quand on est attaché à la terre, il ne fait pas bon s'en aller!… Notre premier but est d'aller à Dieu; nous ne sommes sur la terre que pour cela…
Mes frères il faudrait mourir le dimanche et ressusciter le lundi. Le dimanche, c'est le bien du bon Dieu; c'est son jour à lui, le jour du Seigneur.
Il a fait tous les jours de la semaine; il pouvait tous les garder, il vous en a donné six, il ne s'est réservé que le septième; il veut qu'en ce jour, vous ne travailliez nullement, pas plus que si vous étiez à l'agonie. De quel droit touchez-vous à ce qui ne vous appartient pas? Vous savez que le bien volé ne profite jamais. Le jour que vous volez au Seigneur ne vous profitera pas non plus. Je connais deux moyens bien sûrs de devenir pauvre: c'est de travailler le dimanche et de prendre le bien d'autrui. Vous avez travaillé en ce saint jour? Donnez aux pauvres une aumône qui surpassera le profit que vous aurez fait”.