Deo Gratias

Pour connaître et aimer

Archive pour la catégorie 'Vocation'

La vocation: XIII QUI CHOISIT QUI ?

Posté : 12 mars, 2009 @ 11:16 dans Vocation | Pas de commentaires »

Les disciples ont suivi Jésus d’abord sans qu’il ne les appelle. Les deux premiers s’étaient mis à le suivre sur la rive du Jourdain, après le baptême. Jésus leur avait demandé ce qu’ils voulaient et les avait laissés l’accompagner chez lui. Puis ils étaient retournés à la maison après deux jours vécus en compagnie de Jésus. Ils avaient fait de la propa­gande et ils avaient convaincu leurs frères et leurs voisins. D’autres s’étaient ainsi joints au petit groupe. Jésus les a laissés venir, il les a même invités à l’accompagner à la fête de mariage où lui-même devait se rendre, et là ils ont assisté à un miracle qui les a enracinés dans la foi que Jésus était le Messie. Mais s’ils faisaient partie de l’entourage de Jésus, ils continuaient à vivre chez eux, à gagner leur vie normalement en faisant leur métier. 

Puis était venu un appel plus explicite à suivre Jésus, et ils avaient tout laissé pour venir derrière lui dans son tour de Palestine. Mais ce n’est que longtemps après que Jésus en appelle certains à ce que nous pouvons nommer une vocation proprement dite. Jésus y met beaucoup de sérieux et de solen­nité, puisqu’il passe la nuit en prière sur la mon­tagne avant de choisir ses apôtres. Lorsque après nous avoir donné envie de le suivre, d’être dans son entourage, il nous révèle la mission qu’il veut nous confier, il ne le fait pas à la légère. Nous avons vu des hommes parfaitement libres, à qui Jésus n’a rien demandé, des gens qui restaient fidèlement dans son entourage, Jésus sent qu’ils sont mûrs, qu’ils sont adultes, qu’il peut passer aux choses sérieuses avec eux, et leur parler d’homme à homme des affaires du Père. Alors Jésus prie le Père pour connaître son projet sur eux, et il le leur dévoile. 

C’étaient des hommes libres qui avaient choisi Jésus et s’étaient mis à sa suite. Ils avaient fait cette expérience de la liberté dans leur rapport avec Jésus; certes ils pouvaient repartir, ils pouvaient vivre leur propre vie en accord avec Jésus, mais ils avaient préféré partager complètement la vie de Jésus et ils l’avaient suivi sans regarder en arrière, sans tenir compte des difficultés que pourtant il ne leur avait pas cachées. Quand après la multiplica­tion des pains, et le dur discours du pain de vie, les foules se désolidarisent de Jésus, celui-ci donne une nouvelle chance à ses amis de le quitter, mais ils lui répondent : Pour aller où? Toi seul as les paroles de la vie. Et pourtant, à la fin de sa vie, Jésus leur ouvrira son coeur : Ce ne sont pas eux qui l’ont choisi, mais lui qui les a choisis. 

Les apôtres peuvent légitimement croire qu’ils ont choisi Jésus, parce qu’ils ont tout laissé pour le suivre, alors que Jésus ne leur demandait rien, et qu’au lieu de les attirer par des promesses de grandeur, de richesse ou de pouvoir, il avait tout fait pour les décourager en leur parlant de prendre sa croix chaque jour, de mettre à la seconde place la famille, le travail, soi-même. Les apôtres avaient fait une profonde expérience de liberté en le suivant, mais la vérité c’est que Jésus les a aimés en premier, et qu’il les a choisis. 

Samuel Samuel

Le livre des vocations

Michel Pochet

Nouvelle cité. 1985

 

La vocation : XII PERSONNE N’EST À L’ABRI

Posté : 8 mars, 2009 @ 11:15 dans Vocation | Pas de commentaires »

 

Même si Pierre se jugeait pécheur, c’était un brave homme menant une vie fondamentalement honnête et laborieuse. Mais il existait des gens que l’opinion publique taxait de pécheurs. Le seul fait de les approcher, de leur rendre visite, de leur serrer la main ou de manger à leur table contre­venait à la loi juive. 

C’était le cas des percepteurs d’impôts à la solde des Romains, collaborateurs de l’occupant, et au surplus scandaleusement enrichis sur le dos de leurs concitoyens. Si donc quelqu’un pouvait être sûr qu’il ne serait pas appelé par Jésus, c’était bien Lévi, le collecteur d’impôts. Il était vraiment tranquille. En qualité de pécheur public, il était à l’abri. Un homme de Dieu comme Jésus ne pouvait même pas lui adresser la parole. Mais l’Évangile dit : « Après cela, il sortit, remarqua un collecteur d’impôts, du nom de Lévi, assis au bureau de la douane, et lui dit : Suis­-moi! Et quittant tout et se levant, il le suivit. » Sans commentaire! Véritablement personne n’est à l’abri! 

Nous pouvons nous trouver dans des conditions qui en toute logique devraient exclure un appel de Dieu, et patatras! c’est justement nous qu’il appelle. Pourquoi? L’explication que donne Jésus est qu’il est venu pour les pécheurs, pour les malades, et non pour les justes ou les bien-portants. Malgré tous les complexes que nous pouvons avoir, malgré la mauvaise opinion que les autres peuvent avoir de nous, et même si elle est justifiée, Jésus ne s’arrête pas à ces considérations, il n’a aucun pré­jugé et il peut très bien venir à nous et nous proposer de le suivre. 

Samuel Samuel

Le livre des vocations

Michel Pochet

Nouvelle cité. 1985

 

La vocation: XI PÊCHEURS D’HOMMES

Posté : 27 février, 2009 @ 9:01 dans Vocation | Pas de commentaires »

Les disciples à l’occasion des noces de Cana ont cru, ils se sont rapprochés de Jésus, mais ils n’étaient pas encore à proprement parler des consacrés. Ils vivaient encore une vie relativement normale, habi­tant chez eux, exerçant ponctuellement leur métier pour gagner leur pain. Jésus n’était pas encore parti sur les routes avec eux. Il devait y avoir encore plusieurs étapes dans la maturation de la vocation des disciples. 

Un certain jour, pressé par la foule qui l’écoute, Jésus qui se tient sur le bord du lac de Génézareth voit deux barques arrêtées sur la rive. Les pêcheurs en sont descendus et lavent leurs filets. Il monte dans l’une des barques qui appartient à Simon et prie celui-ci de s’éloigner un peu du rivage, puis s’asseyant, de la barque, il enseigne les foules. Après quoi il s’adresse à Simon : « Avance en eau profonde et lâchez vos filets pour la pêche. » Simon répond : Maître nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre, mais sur ta parole je vais lâcher les filets. » 

L’ayant donc fait, ils prennent une grande quantité de poissons, et leurs filets se rompent. Ils font alors signe à leurs associés qui sont dans l’autre barque de venir à leur aide, ceux-ci viennent et on remplit les deux barques au point qu’elles enfoncent. A cette vue Simon-Pierre tombe aux genoux de Jésus en disant : Éloigne-toi de moi, car je suis un pécheur. La stupeur en effet l’a saisi lui et tous ceux qui sont avec lui, à cause du coup de filet qu’ils viennent de faire. De même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les compagnons de Simon. Mais Jésus dit à Simon Rassure-toi, désormais ce sont des hommes que tu prendras. Alors ramenant leurs barques à terre et laissant tout, ils le suivent. 

Jésus a l’intention d’appeler Pierre, Jacques et Jean d’une manière décisive, mais il les appelle après leur avoir fait faire une expérience très par­ticulière, la pêche miraculeuse. Ils avaient eu une nuit de travail épuisante et infructueuse, après quoi ils avaient dû rentrer bredouille et supporter les regards narquois de la petite foule réunie pour écouter Jésus. Ils avaient lavé leurs filets, sans mot dire, la tête basse et le caeur serré. Puis Jésus dit à Pierre de pêcher de nouveau. Pierre qui connaît bien son métier lui répond : Nous avons travaillé toute la nuit sans succès, ce n’est pas maintenant qu’il fait grand jour et que nos filets sont secs, que nous allons attraper quelque chose, mais si cela peut te faire plaisir… Et voici que Pierre fait pro­fessionnellement l’expérience de sa vie, la pêche dont il n’aurait jamais rêvé. 

Jésus ne profite pas de nos échecs pour nous appeler : Tu as raté ta vie, autant entrer au sémi­naire! Au contraire, il fait faire à Pierre l’expérience qu’avec lui, il peut réussir sa vie, sa vie profession­nelle, d’une façon exceptionnelle. A partir du moment où cet homme s’est parfaitement réalisé dans son métier, dans sa personnalité humaine, Jésus lui révèle qu’il a peut-être quelque chose d’autre, de plus grand encore à réaliser : devenir pêcheur d’hommes. 

Mais Pierre a été effrayé par une si forte ren­contre avec Dieu : Éloigne-toi car je suis pécheur. Certes Pierre est indigne d’approcher le Fils de Dieu fait homme, qui en serait digne? C’est une tentation qui peut survenir, un de ces scrupules qui empoisonnent notre coeur au moment de nous déci­der à suivre Jésus : Je ne suis pas digne, je ne suis pas capable, je manque de persévérance. Nous demandons à Jésus de rester à distance, au moment même où il vient à nous dans l’idée de partager sa vie avec nous, et notre humilité mal placée qui ressemble beaucoup à de l’orgueil lui interdit notre coeur. Mais Jésus nous dit comme à Pierre, effrayé par l’énormité et la nouveauté de ce qui se présente à lui : Rassure-toi, n’aie pas peur! Et il nous redonne la paix sans laquelle nous ne pourrions pas le suivre. 

Samuel Samuel

Le livre des vocations

Michel Pochet

Nouvelle cité. 1985

 

La vocation: IX VOCATIONS DES DISCIPLES

Posté : 23 février, 2009 @ 8:47 dans Vocation | Pas de commentaires »

C’est un fait, Jésus ne mène pas à bien les affaires du Père tout seul, il veut avoir besoin de collaborateurs. Théoriquement on ne voit pas pourquoi il ne réaliserait pas à lui tout seul le programme du Père. Il est le Fils, il est Dieu. Comme Verbe de Dieu, il pourrait facilement changer le monde. Mais justement il ne le fait pas, parce qu’il est homme, et que, comme homme, il est limité dans le temps et dans l’espace. Il vivra une vie d’une durée déterminée, dans un certain lieu. Il rencontrera un certain nombre de personnes et pas davantage. Il ne peut pas accomplir tout seul le programme de son père. Il va donc appeler des hommes et des femmes à collaborer avec lui et à poursuivre son oeuvre. Comment les premiers disciples se sont-ils mis à la suite de Jésus? C’est très curieux, on en a le témoignage dans le récit du baptême de Jésus qui relate l’appel des deux premiers. Jean (le futur évangéliste) et André étaient amis. Jean était encore très jeune d’après ce que l’on peut comprendre de sa psychologie, et pourtant il était déjà sérieusement engagé : il était comme André, disciple de JeanBaptiste. Après le baptême, Jean le Baptiste indique Jésus à ses deux disciples en leur disant : c’est lui l’agneau de Dieu. Jésus était déjà parti, il s’éloignait de la rive du Jourdain, et voilà que Jean et André se mettent à le suivre, au sens littéral du terme. Ils lui emboîtent le pas. Ils sont sans doute un peu troublés, ils ne savent que faire, ils n’ont pas l’audace de l’aborder, alors ils marchent derrière lui, à une certaine distance. On peut imaginer que Jésus a changé d’allure pour vérifier s’ils le suivaient de propos délibéré. En tous cas c’est Jésus qui prend l’initiative. Il se retourne et leur demande ce qu’ils veulent. Ils sont surpris et répondent alors (comme souvent par la suite!) la première bêtise qui leur vient à l’esprit : « Nous voulions savoir où tu habites. » Alors Jésus : « D’accord, venez chez moi. » Et ils passent deux jours chez Jésus. Cette histoire contient plusieurs enseignements utiles. D’abord nous voyons que c’est Jean-Baptiste qui indique Jésus à l’attention des deux jeunes gens, c’est dire l’importance que peut avoir dans notre vie le conseil d’un ami désintéressé, capable comme Jean-Baptiste d’encourager quelqu’un à se détacher de lui pour suivre sa vocation, car après tout, dans l’affaire Jean-Baptiste perd deux disciples. Puis la simplicité formidable de ces jeunes gens qui sans savoir où ils vont, sans se rendre compte exactement de ce qu’ils sont en train de faire, se mettent en chemin derrière Jésus. Ils ont agi avant de réfléchir. Comme il y a une vocation typiquement enfantine, je crois qu’il y a chez les tout jeunes gens, une attitude typique pour suivre Jésus qui est un peu romantique, un peu exagérée si vous voulez. Ils ne savent pas où ils vont, mais ils y vont, et c’est l’important. Ce qui me frappe c’est qu’à partir de ce moment-là Jésus fait tout. Il s’arrête, il se retourne, il leur adresse la parole, il ne se formalise pas d’une réponse qui, prise littéralement, n’a pas beaucoup de sens, et puisque ces jeunes gens disent qu’ils ont envie de voir sa maison, il les emmène chez lui. Il s’intéresse vraiment à ce qui les intéresse, à ce qu’ils disent. Il ne les juge pas. Il les accepte tels qu’ils sont. Mais la véritable demeure de Jésus est sa demeure éternelle, sa filiation divine; l’expérience qu’il fait faire aux deux amis en les emmenant « chez lui » les comble bien au-delà de leur attente. Ils sont assez bouleversés pour aller chercher Pierre et lui dire : « Viens voir, je crois que nous avons trouvé le Messie. » Pierre est un homme plus mûr, mais il est simple et il accepte ce que Jésus lui dit. Alors ils vont ensemble chercher un certain Nathanaël, qui est un homme réfléchi, d’une vie spirituelle profonde, et quand il entend qu’on a trouvé le Messie, et que c’est Jésus de Nazareth, il a du mal à le croire, justement à cause de sa formation religieuse et peut-être aussi d’un certain esprit de clocher : « Peut-il sortir quelque chose de bon de Nazareth? » Il est sceptique et ne se laisse pas emporter par n’importe quel enthousiasme. Il faut lui montrer des faits indubitables. Jésus le traite comme il a besoin d’être traité. Il lui faut un fait, il le lui donne. Comme en passant, il lui dit « A propos, je t’ai vu tout à l’heure, quand tu étais sous le figuier. » L’Évangile reste muet sur ce qui se passait effectivement à ce moment-là. Mais Nathanaël comprend que Jésus l’a regardé et l’a vu tel qu’il est vraiment, et il reconnaît ce fait. Auparavant Jésus lui avait dit qu’il était un vrai Israélite et qu’il n’y avait pas de fausseté en lui. C’était remarquable de la part de Jésus qui venait d’être indirectement offensé par l’appréciation peu flatteuse de Nathanaël sur son village. Pourtant Jésus lui donne raison en affirmant qu’il n’y a pas de fausseté en lui. Nathanaël est surpris d’une telle réaction de Jésus, mais il sait qu’il est droit et sans fausseté, et il se demande comment Jésus a pu le deviner, puisqu’ils ne se connaissent que depuis un instant et qu’il s’est montré plutôt désagréable envers lui. C’est alors que Jésus lui précise qu’ill l’a vu sous le figuier, et Nathanaël se rend compte que Jésus s’est intéressé à lui depuis un certain temps, personnellement. Et si l’on en juge par la réponse de Nathanaël, on peut supposer que le moment où Jésus l’a remarqué sous le figuier devait être pour lui un moment privilégié, un moment de prière peut-être, un moment spécialement beau puisqu’il réplique : « Rabbi, tu es le fils de Dieu, tu es le roi d’Israël! » Autrement dit : Tu ne pourrais pas savoir cela si tu étais un homme ordinaire. C’est donc parce qu’il se sent connu et aimé jusqu’au plus profond de lui-même, qu’il a l’intuition de la personnalité de Jésus. Et il entre dans le groupe qui entoure Jésus. Ici on voit que si son expérience religieuse l’avait freiné dans un premier temps, une fois ses réserves surmontées, elle lui permet de s’engager avec une décision d’autant plus grande que plus mûre et plus éprouvée.

La vie quotidienne d’un séminariste

Posté : 8 février, 2009 @ 1:26 dans Vocation | Pas de commentaires »

Une belle vidéo sur la vie de séminaristes aujourd’hui:

http://www.ibproma.com/film.html

Pourquoi pas prêtre ?

Posté : 3 février, 2009 @ 6:29 dans Les"chocs spirituels", Vocation | Pas de commentaires »

Une vidéo très sympa à regarder sur :

http://www.whynotpriest.org/index.phtml

La vocation : VIII LA VOCATION DE JÉSUS

Posté : 2 février, 2009 @ 7:06 dans Vocation | Pas de commentaires »

 

 Comment s’est manifestée pour Jésus lui-même sa propre vocation? Dès son enfance nous assistons à la première compréhension de sa vocation; elle est racontée d’une manière explicite dans l’Evan­gile. Vous vous souvenez de cette histoire étrange. Jésus est resté au Temple, il a douze ans. Ses parents croient l’avoir perdu, ils le cherchent trois jours dans la caravane, puis à Jérusalem. Et quand ils le retrouvent, ils sont étonnés parce que Jésus se tient au milieu des théologiens, des ecclésias­tiques du temps, sans complexe au milieu de ces personnalités, il les écoute et les interroge, et tous sont frappés par son intelligence. Sa mère lui dit : Pourquoi nous as-tu fait cela. Nous avons eu une de ces peurs! Il leur répond : « Pourquoi me cher­chiez-vous. Ne saviez-vous pas que je dois m’oc­cuper des affaires de mon Père? » Mais eux ne le comprirent pas. Il redescendit alors avec eux et leur était soumis. 

Juste au sortir de l’enfance, quelqu’un peut savoir qu’il doit s’occuper des affaires de son père, d’un père qui est Dieu. Et cette conscience peut être assez forte pour qu’il agisse d’une manière étrange pour un enfant sage. Jésus sait que les affaires de son Père l’appellent. Mais ses parents ne comprennent pas, et Jésus rentre à la maison avec eux et leur est soumis. Cela dit bien qu’un enfant peut avoir un rapport avec Dieu tel qu’il sache que Dieu l’appelle à ses affaires. Mais autour de lui, on ne le comprendra pas. Si Marie et Joseph n’ont pas compris Jésus à ce moment-là, il y a gros à parier que d’autres parents ne comprennent pas leur enfant. Il ne faut donc pas s’en inquiéter, c’est normal. 

Les parents ne comprennent pas parce qu’ils ne voient pas qu’il s’agit de la première ébauche de l’adulte chez leur enfant. Ils le voient toujours comme un enfant parce qu’il a encore la taille et les besoins d’un enfant. Jésus reconnaît sans diffi­culté ces limites : il rentre, et leur est soumis. Ce ne sera que longtemps après qu’il accomplira effec­tivement ce qu’il a annoncé à douze ans. Quand son heure sera venue, quand il sera temps de réaliser sa vocation. 

Je crois que beaucoup de jeunes au cours de leur enfance ou de leur adolescence ont pensé à quelque chose de ce genre, mais que l’image qu’ils se fai­saient des affaires du père et de la manière de s’en occuper se révélera très différente de ce qu’ils réaliseront effectivement comme adultes. Ils subissent une évolution physique et psychologique, affective et intellectuelle, et lorsqu’ils seront adultes, ils auront une manière d’agir différente de celle de l’enfant, même s’ils reconnaîtront une continuité essentielle. 

Appelé à être prêtre

Posté : 26 janvier, 2009 @ 6:00 dans Belles phrases, Vocation | Pas de commentaires »

« Tu es appelé. Le Seigneur t’a choisi parmi des milliers. Ce n’est pas une illusion… Et puis, lutter, travailler, prier, souffrir, se sacri­fier, porter les déceptions causées par toi-même et bien d’autres personnes; tu devras – tu auras le privilège – d’en connaître toute ta vie. Tout est grâce. Tu pourras ainsi porter le poids de tes péchés, et celui des autres, et les réparer.»

Carl Leisner à 23 ans

La vocation : VII QUI SOMMES-NOUS? VOILÀ LA QUESTION

Posté : 24 janvier, 2009 @ 8:04 dans Vocation | Pas de commentaires »

 Essayer de comprendre qui nous sommes vrai­ment, quelle est la parole de Dieu qui veut s’ex­primer en nous et par nous, voilà la plus grande question qui se pose à nous à l’âge où nous prenons les décisions qui détermineront notre vie adulte. 

Comment savoir qui nous sommes? Si nous sommes une parole de Dieu, nous nous connaîtrons en écoutant la voix de Dieu qui parle en nous. 

Il y a gros à parier que si nous ne l’entendons pas, ce n’est pas parce qu’il serait devenu muet, mais plutôt parce que nous sommes durs d’oreille. Dieu nous parle, nous devons en être convaincus, à nous de faire silence et de lui prêter l’oreille. Nous sommes comme un transistor qui craque et bour­donne, il nous faut nous régler sur la longueur d’onde de Dieu. Il émet vingt-quatre heures sur vingt-quatre, le tout est de nous brancher sur lui. Beaucoup de voix parasites parlent en nous, nous devons apprendre à discerner la voix de notre conscience, apprendre à reconnaître son timbre au milieu du fracas de nos désirs, de nos pulsions, des diverses influences extérieures et intérieures. 

La voix de la conscience peut être assourdie mais, soyons-en sûrs, elle reste toujours reconnaissable entre toutes si nous voulons bien lui prêter attention. C’est elle qui est porteuse de la parole de Dieu. La conscience est comme une courbure de l’âme sous l’influence d’un champ de gravitation d’une puis­sance infinie. C’est dans la matière raisonnable qui nous forme, une béance vers une autre dimension. C’est le point où le continuum de la vie et de la matière se fragmente pour qu’existent des personnes et des êtres libres. C’est là que nous nous découvrons distincts des autres, capables de décisions auto­nomes, comme des vivants à part entière. Et c’est là, au plus intime de cette expérience de nous­mêmes que nous pouvons entendre une voix qui, à l’intérieur de celle de notre conscience, n’est pour­tant pas elle, mais qui la révèle à elle-même : la voix de Dieu. C’est à ce niveau que nous faisons l’expérience de la liberté qui nous donne le plus la sensation d’exister, car nous expérimentons que nous existons au moins pour quelqu’un, et quelqu’un qui ne nous laissera jamais tomber, notre véritable interlocuteur, le seul qui nous comprenne à fond et qui ne nous veuille pas autrement, et qui nous aidera à devenir ce que nous sommes : Dieu. 

Et si Dieu est présent parmi des hommes qui s’aiment, nous avons l’impression que la voix qui 

parle en nous est amplifiée comme par un haut­parleur et que notre existence acquiert une consis­tance nouvelle. Ce Dieu que nous rencontrons, qui nous parle et qui nous fait, prend le visage d’un homme. C’est Jésus dans l’autre. Mais il faut que l’autre soit silence parfait, Marie. 

La vocation: VI Paroles de la parole

Posté : 20 janvier, 2009 @ 7:54 dans Vocation | Pas de commentaires »

Dieu aime tous les hommes, mais il ne les aime pas en bloc. Il les aime chacun personnellement. Dieu m’aime, moi, tel que je suis. Il m’a toujours aimé, et il m’aimera toujours. Il est fidèle à son amour pour moi. Il croit en moi. Il t’aime, toi, tel que tu es. Il t’a toujours aimé, et il t’aimera tou­jours. Il est fidèle à son amour pour toi. Il croit en toi. Dieu l’aime, lui… Il nous connaît mieux que nous ne nous connaissons nous-mêmes. Saint Augus­tin affirme qu’il nous est intime plus que nous ne le sommes à nous-mêmes. Il nous connaît si bien parce qu’il nous a créés. 

Au moment où nos parents se sont aimés et où leur amour nous concevait, Dieu nous aimait per­sonnellement et nous donnait la vie. En quelque sorte, il prononçait une parole de vie. Au moment où les chaînes chromosomiques de nos parents s’unissaient pour former le programme particulier qui se développerait pendant toute notre croissance pour donner un être humain différent de tous les autres – avec les yeux de la mère, les cheveux du père, tel caractère, tel quotient intellectuel, la pré­disposition à telle ou telle maladie, un certain groupe sanguin… toutes ces caractéristiques héritées de nos parents, selon des lois à la fois précises et pourtant si complexes qui font qu’il n’existe pas deux êtres humains semblables. – A ce moment-là donc, Dieu nous appelait par notre nom, un nom nouveau, un nom jamais encore prononcé et jamais entendu, une parole créatrice, comme toutes les paroles de Dieu qui ne sont pas des mots sans effet, des paroles en l’air. 

C’est ce nom mystérieux qui nous distingue les uns des autres plus et mieux que toutes nos autres caractéristiques. C’est cette parole proférée une fois pour toutes qui dit qui nous sommes vraiment paroles de la parole. Ce qui fait la vraie diffé­rence entre les hommes est le surnaturel, la,parole de Dieu dite à la conception. Baiser de l’Eternel dans le temps qui communique son image, son icône. 

Nous avons à rendre visible cette image dans notre humanité, à l’instar de Jésus, le Verbe, qui a parlé en mots humains. Tout le Verbe s’est exprimé en paroles, en gestes, en actions et en sentiments humains. La parole de Dieu dite à notre conception doit s’exprimer dans notre humanité, cela ne dépend que de nous, mais c’est seulement ainsi que nous serons comme hommes pleinement réalisés. Nous pouvons réaliser notre homme « naturel » (celui que nos parents ont conçu dans leur amour), il est un peu comme la statue de glaise modelée par Dieu dans le récit de la création, mais le souffle vivifiant de Dieu nous appelle à une vie surnaturelle, à la réalisation de l’homme « spirituel », à dire explici­tement, à crier par notre vie cette parole de Dieu que nous sommes, pour que cette parole ne soit pas lettre morte, pour qu’une parole de Dieu ne soit pas sans écho, qu’elle ne retombe pas dans le silence de la mort et du néant. Car c’est là notre surpre­nante dignité que de pouvoir donner corps à une parole de Dieu. C’est ce qui nous rend indispen­sables, irremplaçables, parce que personne d’autre ne peut être cette parole à notre place, et que par elle nous sommes un cadeau unique pour tous les hommes. 

Dans cette perspective, être homme consiste à discerner quelle parole Dieu a dite en nous créant et à faire en sorte que cette parole soit donnée comme une « parole d’homme » par notre vie. Être homme, c’est reconnaître qui nous sommes, c’est nous assumer, nous accepter tels que nous sommes, pas nous identifier avec des modèles extérieurs à nous-mêmes et nous forcer à leur ressembler, mais nous laisser aller à nous-mêmes. 

Dieu nous révèle à nous-mêmes. Il nous donne le courage de nous accepter et la force de nous réa­liser. La vocation est bien souvent ce que nous ne voulons pas, mais que nous devons bien reconnaître comme notre véritable personnalité si nous sommes honnêtes avec nous-mêmes. C’est Dieu qui nous appelle par notre nom, le vrai, celui qu’il est seul à connaître avec nous, et qui désigne notre vrai bonheur. 

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