Deo Gratias

Pour connaître et aimer

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Pour prier l’office divin

Posté : 29 août, 2011 @ 8:14 dans La prière, Non classé | Pas de commentaires »

Avant l’office divin, après avoir fait un acte de foi au Christ présent dans mon coeur par la grâce, je m’unis à Lui dans la louange qu’Il donne à Son Père ;  je Lui demande de glorifier Sa sainte Mère, les saints, particulièrement ceux du jour et mes saints patrons. Puis je m’unis à Lui comme chef de l’Eglise, comme pontife suprême pour plaider la cause de toute l’Eglise.

A cet effet, je jette un regard sur tout ce que la terre renferme de misères et de besoins : les malades, les mourants, les tentés, les désespérés, les pécheurs, les affligés. Je prends dans mon coeur toutes les douleurs, les angoisses, les espoirs de chaque âme…, je dirige aussi mon intention vers les oeuvres de zèle entreprises pour glorifier Dieu et sauver le monde : les missions, les prédications…

Je prends enfin les intentions de ceux qui se sont recommandés à mes prières, de ceux que j’amie, des âmes qui me sont unies, et ainsi je me prépare à intercéder pour tous avec le Christ « qui est semper vivens ad interpellandum pro nobis ». Puis je dis au Père céleste : « Père, je suis indigne de paraître devant vous, mais j’ai une absolue confiance en la sainte humanité de votre Fils unie à Sa divinité. Appuyé sur votre Fils, j’ose me présenter devant vous, pénétrer dans les splendeurs de votre sein et, uni au Verbe, chanter vos louanges. »

Dom Marmion, Vie

La vie quotidienne, rude et joyeuse

Posté : 19 avril, 2011 @ 1:47 dans Non classé | Pas de commentaires »

Malgré les souffrances du corps et de l’âme, la vie apporte des joies ineffables, éclairs rapides qui font entrevoir ce que sera la suprême joie. Mais ces lueurs bénies ne peuvent être la vie même ; la vie, c’est l’effort, l’action continue et forte, le devoir voulu et accompli, la conquête héroïque du corps par l’âme, la sérénité que rien ne trouble, le regard fixé sur Dieu.

Elisabeth Leseur (1866-1914), Journal et pensées de chaque jour 

Posté : 29 octobre, 2010 @ 8:03 dans Non classé | Pas de commentaires »

III Les premières persécutions 

Après avoir été persécutés par les juifs, les chrétiens furent persécutés par les Romains qui adoraient de faux dieux. Ils vont persécuter l’Eglise pendant trois siècles, mais l’Eglise en sortira plus forte que jamais. 

A. Causes 

- Rome avait conclu un accord avec les juifs qui avaient la liberté de culte, (ils pouvaient vivre selon les coutumes de leurs ancêtres, ils avaient le droit d’avoir leur propres police et tribunaux, ils étaient dispensés du service militaire et des sacrifices offerts aux divinités païennes) mais pour les chrétiens, il n’y a pas eu d’accord.  - Il y avait de grandes différences entre les moeurs et la religion des païens et celles des chrétiens. 

- Le Dieu des chrétiens était bien perçu comme le Dieu de tout le monde, et les chrétiens étaient vus comme des éléments subversifs. - Le christianisme prêche la liberté de l’homme, même des esclaves (les papes Pie (140-155?) et Callixte (217-222) sont d’anciens esclaves) 

- Dans les chrétiens, on trouve aussi bien des esclaves, des artisans et des familles aisées, voire aristocratiques. (Sainte Perpétue était une matrone). 

On calom­nia les chrétiens en disant : -          qu’ils s’adonnaient à la magie car ils chassaient les démons, les Ecritures étaient considérés comme des livres de magie ; 

-          qu’ils tuaient des enfants,  -          qu’ils n’adorent pas les dieux romains (athéisme),  

-          qu’ils n’adorent pas l’Empereur divinisé ( au II ème siècle) : ce n’est pas que c’est obligé de brûler un peu d’encens devant l’image de l’Empereur, c’est que cela montre qu’on est chrétien.  En fait on ne les persécutaient pas pour ce qu’ils faisaient mais pour ce qu’ils étaient (puisque sous Trajan les apostats sont graciés, c’est bien qu’on ne leur reprochait pas un crime en particulier). 

B. Le déroulement d’un procès                                                                                                                 

-          L’arrestation: Les chrétiens étaient dénoncés (Saint Polycarpe) par malveillance ou vengeance, mouvement populaire. Certains se présentaient eux-mêmes. Mais parfois, des fanfarons (Quintus à Smyrne) s’offraient volontairement et apostasiaient à la vue des bêtes! D’autres fois, des faibles finissaient par mourir courageusement. 

D’autres fuient, par faiblesse, ou, lorsqu’ils sont ministres du culte, pour revenir à la fin de la persécution. 

-          La détention On allait en prison seulement avant d’être jugé. La prison était infecte, sans lumière. La promiscuité était pénible. On y avait faim et soif. “Le lieu le plus obscur et le plus pénible”selon les chrétiens de Lyon. Perpétue y entra en frissonnant, le vieillard saint Pothin y mourut asphyxié. 

“Vous habitez un séjour ténébreux, mais vous êtes vous-mêmes une lumière. Des liens vous enchainent, mais vous êtes libres pour Dieu. Vous respirez un air infect, mais vous êtes un parfum de suavité” Tertullien (Ad martyres, 2) Au seuil de l’épreuve, les chrétiens se fortifiaient par le réconfort mutuel, la prière et l’Eucharistie: 

« Je vous recommanderai avant tout, bienheureux confesseurs, de ne pas «contrister l’Esprit saint » qui est entré avec vous dans la prison. S’il n’y était pas entré avec vous, certainement vous n’y seriez pas enfermés aujourd’hui. Travaillez donc à ce qu’il demeure toujours avec vous, afin que de là il vous conduise au Seigneur. » Tertullien (Ad martyres) Soyons prêts et armés pour le combat… Ne laissons pas nus et sans défense ceux que nous encourageons à la lutte; munissons-les par la protection du Corps et du Sang de Jésus-Christ.” Saint Cyprien. 

-          L’interrogatoire 

Le seul chef d’accusation était le fait de professer le christianisme. On interrge le chrétien dans un endroit public, sans témoins ni avocats. (Le chrétien ne pouvait se défendre qu’en apostasiant). Le public pouvait intervenir pour menacer, se moquer, pleurer, car le martyr excite alors la passion ou la pitié. Le martyr “cherche à instuire et convaincre ses juges” (dit Saint Clément d’Alexandrie) 

Le martyre de Saint Polycarpe. Disciple de saint Jean, Polycarpe fut le maître de saint Irénée qui devint évêque de Lyon, au IIème siècle. Au moment de son martyre, il avait 86 ans. 

« À l’entrée de ce saint vieillard dans l’amphithéâtre, tous les chrétiens présents entendirent une voix mystérieuse qui lui disait : « Courage, Polycarpe, combats en homme de cœur ! » Le proconsul lui demanda : 

« Es-tu Polycarpe ? - Oui, je le suis. 

- Aie pitié de tes cheveux blancs, maudis le Christ, et tu seras libre. - Il y a quatre-vingt-six ans que je Le sers et Il ne m’a fait que du bien; comment pourrais-je Le maudire ? Il est mon Créateur, mon Roi et mon Sauveur. 

- Sais-tu que j’ai des lions et des ours tout prêts à te dévorer ? - Fais-les venir ! 

- Puisque tu te moques des bêtes féroces, je te ferai brûler. - Tu me menaces du feu, répond Polycarpe, qui brûle en l’espace d’une heure et s’éteint ensuite, ignores-tu quel est le feu du jugement futur et de l’éternel châtiment, qui est réservé aux impies? Mais pourquoi attendre? Prononce la peine que tu voudras. Fais venir tes bêtes, allume le feu, je suis prêt à tout. » 

De toutes parts, dans l’amphithéâtre, la foule sanguinaire s’écrie : « Il est digne de mort. Polycarpe aux lions ! » Mais les combats des bêtes féroces étaient achevés ; on arrêta qu’il serait brûlé vif. Comme les bourreaux se préparaient à l’attacher sur le bûcher, il leur dit : « C’est inutile, laissez-moi libre, le Ciel m’aidera. » Le Saint lève les yeux au Ciel et prie. Tout à coup la flamme l’environne et s’élève par-dessus sa tête, mais sans lui faire aucun mal, pendant qu’un parfum délicieux embaume les spectateurs. À cette vue, les bourreaux lui percent le cœur avec une épée. C’était le 25 avril 167.[] »

(Martyrium Sancti Polycarpi dans Analecta Bollandiana, VIII, 6, 8.) 

Parfois, il y a des conversions : le philosophe Justin dit: “les voyant intrépides devant la mort et de ce que tous les hommes redoutent, je me disais qu’il était impossible qu’ils vécussent dans le mal et la débauche”. 

-          Les tortures Pour éviter qu’il y ait trop de sentences capitales, on poussait le chrétien à maudire le Christ, à brûler de l’encens devant les statues des dieux ou de l’empereur. 

Comme moyen, on utilisait les menaces, puis les tortures (flagellation, chevalet, tenailles, chaise de fer rougi), pendant lesquelles les chrétiens priaient.  Le martyr disait : “A moi, Christ” “Garde mon âme” “Fils de Dieu, au secours”. 

-          La sentence et les supplices  On pouvait être exilé (pour les notables), décapité (pour les citoyens romains surtout à la fin des persécutions pour aller plus vite), condamné aux travaux forcés dans les carrières de pierre et de marbre, au bûcher pour les gens de condition inférieure, ou à l’exposition aux bêtes féroces : lions, tigres, ours, sangliers, taureaux excités. Ce supplice était réclamé par la foule : “les chrétiens aux lions”! On pouvait aussi être condamné à la Croix, peine la plus vile. 

C. Les persécutions des Ier et IIème siècles 

L’intensité et la durée des persécutions dépendent des régions et des empereurs.  

- La première persécution eut lieu sous Néron, den 64 à 68. Il fixa la législation : “il n’est pas permis d’être chrétien”. Principales victimes : Saint Pierre crucifié la tête en bas, saint Paul décapité. 

- Domitien ressucite l’édit de Néron, la persécution recommence en 94. Le chef d’accusation est l’athéisme. Il s’en prend surtout aux aristocrates et aux intellectuels (il craignait, comme Hérode, les complots et le royaume rival du Christ). C’est là que Saint Jean a été plongé dans l’huile bouillante, exilé à Patmos, puis il retourne à Ephèse. 

- La troisième eut lieu sous Trajan, qui est pourtant un bon empereur par ailleurs : Le peuple dénonce systématiquement les chrétiens, de manière anonyme. Pline le Jeune est perplexe sur la procédure, alors Trajan publie un rescrit en 112 [Un rescrit : réponse de l’empereur aux questions des gouverneurs de provinces sur des difficultés à résoudre.] 

“Mon cher Pline, tu as suivi la conduite qui convenait dans l’examen des causes de ceux qui t’avaient été dénoncés comme chrétiens. Car on ne peut instituer de règle générale. Il n’y a pas à les poursuivre d’office. S’ils sont dénoncés et convaincus, il faut les condamner, mais avec la restriction suivante : celui qui aura nié être chrétien et en aura donné, par le fait même, la preuve manifeste en sacrifiant à nos dieux, qu’il obtienne son pardon comme prix de son repentir, même s’il a été suspect dans le passé. Quant aux dénonciations anonymes, elles ne doivent jouer aucun rôle, dans quelque accusation que ce soit. C’est un procédé d’un détestable exemple et qui n’est plus de notre temps. » (Pline, lettres, X, 98-97)  

Il ne faut pas rechercher systématiquement les chrétiens, mais s’ils sont dénoncés et convaincus d’être chrétiens, il faut les punir. Ceux qui nient être chrétiens ou apostasient sont graciés. Il ne convient pas de recevoir des dénonciations anonymes. 

Tertullien montre que ce n’est pas logique : “Le chrétien est punissable non parce qu’il est coupable, mais parce qu’il est découvert, bien qu’on eût pas du le rechercher!”  Du coup, pendant tout le second siècle, le peuple joue un grand rôle dans la persécution. 

Principales victimes : saint Ignace, évêque d’Antioche, qui écrivait dans sa Lettre aux Romains« Je suis le froment du Seigneur, il faut que je sois moulu par la dent des bêtes afin de devenir le pur pain du Christ… Priez pour que je sois l’hostie de Dieu. » 

Saint Clément, troisième pape, qui, exilé, exhortait deux mille chrétiens dans des mines de marbres, et convertissait, condamné à être jeté dans la mer, une ancre au cou ; saint Siméon, deu­xième évêque de Jérusalem qui meurt sur une croix. 

Hadrien (qui publie lui aussi un rescrit en 124 dans lequel il est dit que le dénonciateur doit prouver le christianisme de la personne qu’il dénonce) et Antonin le Pieux s’en tiennent au rescrit de Trajan. Principales victimes : les papes, Saint Polycarpe 

- La quatrième persécution fut exécutée sous Marc-Aurèle (177-180), qui est pourtant philosophe. Principales victimes: Sainte Félicité et ses sept enfants, Sainte Cécile. En 177, à Lyon furent martyrisés saint Pothin âgé de 80 ans et environ cinquante fidèles, parmi lesquels sainte Blandine. 

                                                                                                                                                                 Lettre sur les martyrs de Lyon. 

Voici un extrait de la Lettre qu’on a dénommée plus tard Lettre des martyrs de Lyon à leurs frères d’Asie Mineure. C’est le plus ancien document authentique sur les débuts du christianisme en Gaule. Les futurs martyrs sont dans les arènes de Lyon; une foule immense est sur les gradins. “ … Le diacre Sanctus endurait avec une force surhumaine tous les supplices que les bourreaux pouvaient inventer… A toutes les questions il répondait en latin « Je suis chrétien. » On ne put tirer de lui aucune autre réponse. Cela suffit à enflammer la rage du proconsul et des bour­reaux. 

N’ayant plus d’autre tourment à leur disposition, ils lui appliquèrent des lames ardentes aux endroits les plus sensibles du corps. Mais tandis que ses membres rôtissaient, son âme n’était pas entamée il persistait dans sa confession comme s’il eut été baigné par la source céleste d’eau vive qui jaillit du corps du Christ… Maturus et Sanctus subirent de nouveau toute la série des supplices, comme s’ils n’avaient rien souffert auparavant. Ils eurent donc à endurer les mêmes atrocités qu’ils avaient déjà supportées les coups de fouet, les morsures des bêtes qui les traînaient sur le sable de l’arène et tout ce (lue le caprice d’une foule insensée réclamait par ses cris. 

Puis on les assit sur la chaise de fer rougi et, tandis que les membres brûlaient, l’éceeurante fumée de la chair rôtie remplit l’amphithéâtre. Loin de s’apaiser, la fureur ne faisait que s’enflammer davantage; on vou­lait triompher quand même de la constance des martyrs. Cependant on ne put faire dire à Sanctus une seule parole, sinon celle qu’il n’avait cessé de redire depuis le commencement : je suis chrétien. Pour en finir on coupa la gorge aux deux martyrs qui respiraient encore. 

Blandine, pendant ce temps, était suspendue à un poteau et exposée aux bêtes; aucune bête ne la toucha. On la détacha donc du poteau et on la ramena en prison pour une autre séance. Le dernier jour des spectacles, on fit paraître Blandine et le jeune Ponticus, âgé de 15 ans. Tous les jours précédents, on les avait conduits à l’amphithéâtre afin de leur faire voir les tortures de leurs frères… on leur lit subir les tourments les plus cruels et à chaque épreuve on tâchait de les faire abjurer. Mais inutilement; Ponticus mourut. 

Il ne restait plus que Blandine. Après avoir souffert le fouet, les bêtes, la chaise de fer, elle fut enfermée dans un filet et on l’amena au taureau. Il la lança plusieurs fois en l’air avec ses cornes. Elle paraissait ne rien sentir, tout entière à son espoir, poursuivant avec le Christ un colloque intérieur. Pour finir, on l’égorgea. Vrai ! disaient les Gaulois, en sortant, jamais dans nos pays on n’avait vu tant souffrir une femme. » 

Sous Commode, fils de Marc-Aurèle, qui avait épousé une chrétienne, le sort des chrétiens s’adoucit. 

- La persécution de Septime-Sévère :  Principales victimes: en Afrique Félicité  et Perpétue, desquelles les témoins disaient : »Leur visage était rayonnant et d’une grande beauté. Il était marqué non de peur mais de joie. » A Lyon, Saint Irénée. 

- Sixième persécution sous Maximin 

D. Les persécutions du IIIème siècle 

Au IIIème siècle, à partir de Dèce, comme malgré les persécutions, le nombre des chrétiens a augmenté, (et que les gens ne dénoncent plus, car ils se rendent compte de la fausseté des calomnies) les persécutions deviennent universelles et organisées par l’Empire. 

- La septième persécution, décrétée par l’empereur Dèce (249-252), fut une des plus cruelles : (“le sang coulait par torrents” dit Saint Cyprien) il publia un édit obligeant tous les habitants de l’Empire à offrir un sacrifice aux dieux et on leur délivrait un certificat de fidélité à l’empereur. Les chrétiens refusèrent, mais il y eut aussi des apostats, (A cause de la paix relative de l’époque précédente), des fuites (aussi pour sauvegarder l’Eglise, comme Saint Cyprien). Principales victimes : Saint Fabien, pape ; Polyeucte ; saint Christophe, le bon géant qui disait à un homme qui le frappait : 

« C’est par obéissance au commandement du Christ que je supporte tes coups, car si je laissais libre cours à ma colère, tout votre empire corrompu ne pourrait me résister. » ;   sainte Agathe, âgée de 25 ans (D’une grande beauté, Quintien, gouverneur de la Sicile, se flatta de pouvoir l’épouser. Conduite devant Quintien, elle refusa. Celui-ci furieux la fit attacher sur un chevalet mais sainte Agathe souffrit avec une constance héroïque. Elle fut renvoyée en prison et ordre fut donné de ne pas la nourrir, ni de soigner ses blessures. Saint Pierre apparut la première nuit, ses gardes s’enfuirent en courant, et l’apôtre la soigna miraculeusement de toutes ses blessures. Quatre jours après, Quintien sans être effrayé par son état jura de la vaincre. Il lui fit déchirer le corps, et fit traîner son corps sur des morceaux de pots cassés mêlés avec des charbons ardents. La jeune vierge finit par perdre la vie.); sainte Agnès âgée de 13 ans. 

- La huitième eut lieu sous Valérien (257-259). Les papes (Étienne Ier et Sixte II), le diacre saint Laurent (“Retourne-moi, dit-il au juge, ce côté-ci est assez brûlé” “Ma chair est cuite à point, veux-tu t’en nourrir?”), les évêques, comme saint Cyprien, évêque de Carthage (un des meilleurs écrivains ecclésiastiques de son siècle), furent décapités. Saint Tarcisius.

Hippolyte, après avoir enseveli le corps de saint. Laurent, vint à sa maison. Vinrent des soldats qui le menèrent au César. Quand Dèce le vit, il lui dit en souriant: « Est-ce que tu es devenu magicien aussi, toi, qui as enlevé le corps de Laurent. » Hippolyte lui répondit : « Je n’ai pas fait cela comme magicien, mais en qualité de chrétien. » Alors Dèce rempli de fureur commanda qu’on le dépouillât de l’habit qu’il portait en sa qualité de chrétien (Hippolyte portait donc encore la robe blanche dont on revêtait les nouveaux baptisés), et qu’on lui meurtrît la bouche à coups de pierres. Hippolyte lui dit : « Tu ne  m’as pas dépouillé, mais tu  m’as mieux vêtu. » Dèce lui répliqua: « Comment es-tu devenu fou au point de ne pas rougir de ta nudité ? Sacrifie donc maintenant et tu vivras au lieu de périr avec ton Laurent. » Que ne mérité-je, reprit Hippolyte, de devenir l’imitateur du bienheureux Laurent dont tu as osé prononcer le nom de ta bouche impure! » Alors Dèce le fit fouetter et déchirer avec des peignes de fer. Pendant ce temps-là, Hippolyte confessait à haute voix qu’il était chrétien ; et comme il se riait des tourments qu’on lui infligeait, Dèce le fit revêtir des habits de soldat qu’il portait auparavant, en l’exhortant à rentrer dans son amitié et à reprendre son ancienne profession de militaire. Et comme Hippolyte lui disait qu’il était le soldat de J.-C., Dèce outré de colère le livra au préfet Valérien avec ordre de se saisir de tous ses biens et de le faire périr dans les tourments les plus cruels. On découvrit aussi que tous ses gens étaient chrétiens; alors on les amena devant Valérien. Or, Hippolyte les raffermissait tous : « Mes frères, leur disait-il, ne craignez rien, parce que vous et moi, nous avons un seul Dieu. » Et Valérien ordonna de leur couper la tête à tous sous les yeux d’Hippolyte, et ensuite il le fit lier par les pieds au cou de chevaux indomptés afin qu’il fût traîné à travers les ronces et les épines, jusqu’au moment où il rendit l’âme, vers l’an du Seigneur 256.   

L’interrogatoire de Saint Cyprien: - Le proconsul : Tu sais que les très saints empereurs t’ordonnent de sacrifier ? 

- Cyprien : Oui, mais je ne le fais pas. - Le Proconsul : Réfléchis! 

- Cyprien : Inutile. En un cas aussi clair, il n’y a pas à délibérer. - Alors le magistrat, à regret, lut l’arrêt inscrit sur la tablette : “Nous ordonnons que Tascius Cyprianus périsse par le glaive” 

- Cyprien de répondre : Deo Gratias. 

- Après une période d’accalmie qui permet au christianisme de s’étendre, la dixième persécution, sous Dioclétien (300-305), fut la pire. Elle s’appliqua d’abord aux soldats chrétiens, puis aux chefs d’Église.  Principales victimes : saint Sébastien, attaché à un arbre et percé de flèches; sainte Catherine d’Alexandrie, livrée au supplice de la roue, puis décapitée; saint Victor, officier de Marseille; saint Janvier de Naples; les saints Côme et Damien, médecins arabes, torturés et décapités en Asie Mineure, Sainte Lucie. 

Après l’abdication de Dioclétien (305), la persécution devint moins violente. Car déjà les idées chrétiennes avaient fait de grands progrès.  

4. Ce que signifient les persécutions des trois premiers siècles. 

- Les persécutions montrent que sous la belle apparence de la culture romaine, il y a un mépris impitoyable des pauvres et des esclaves.  

- Les martyrs ont montré que la conscience et les droits de Dieu sont supérieurs à toutes les puissances humaines. 

- On voit la force surhumaine des martyrs de tout âge, et de toute condition, hommes et femmes, consuls et esclaves, vieillards et adolescents, qui ont confessé leur foi dans les supplices, alors qu’il leur suffisait d’un geste pour éviter la mort. Cela montre que c’est le Christ qui leur donnait la force. Martyr est un mot grec qui signifie témoin. Sainte Félicité déclare qu’elle ne souffrira pas dans l’amphithéâtre, mais le Seigneur à sa place. Agnès marcha « plus riante et plus légère au supplice que la fiancée à la maison de l’époux ». Blandine était pleine de joie : « elle semblait appelée à un banquet de noces et non pas une victime jetée aux bêtes ». Perpétue est gaie dans sa prison. Sabine rit en allant au tribunal.

- Les martyrs témoignent en faveur de la vérité de la religion chrétienne : « Je ne crois que les histoires dont les témoins se feraient égorger » a dit Pascal.

- Leur sang a été « une semence de chrétiens ».  “Notre combat à nous, c’est d’être traînés devant les tribunaux, afin d’y lutter, au péril de notre tête, pour la vérité… Courage, bons gouverneurs, qui devenez beaucoup meilleurs aux yeux du peuple, si vous lui immolez des chrétiens, tourmentez-nous, torturez-nous, comdamnez-nous, broyez-nous!… Nous devenons plus nombreux, chaque fois que vous nous moissonnez : c’est une semence que le sang des chrétiens!”  

(Tertullien, Apologeticum, 50,2 ; 12; 13)

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Posté : 5 juin, 2008 @ 3:02 dans Non classé | Pas de commentaires »

 

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Connaître et aimer : Ces deux perfections  sont deux puissances de l’âme… Ce sont comme deux bras par lesquels elle embrasse tout ce qui est en cet univers, par une capacité immense et infinie…                                                                                     Bérulle

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Bonjour tout le monde !

Posté : 25 mars, 2008 @ 9:31 dans Non classé | Pas de commentaires »

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