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Le baptême

Classé dans : Instruction religieuse,Sacrements — 9 décembre 2009 @ 13 01 48

C’est par le Sacrement de Baptême que chaque personne, bien disposée surnaturellement, est rendue bénéficiaire des mérites personnellement acquis pour nous par Notre-Seigneur ; elle devient alors chrétienne, c’est-à-dire enfant de Dieu et de l’Église, et frère de Jésus-Christ.

I Le baptême et ses effets

II Nécessité du baptême

III Le ministre et le sujet du baptême

IV Les cérémonies du baptême

I Le baptême et ses effets 

 

A. Le baptême 

 

Les sacrements accompagnent les hommes du berceau à la tombe. 

Le premier des sa­crements est le baptême.  

 

Le baptême est un signe sensible

- Sa matière est l’eau (natu­relle et, dans les cas ordinaires, bénite) versée sur celui que l’on bapti­se : cela correspond bien à ce qui se passe invisiblement dans l’âme : celle-ci est comme lavée du péché originel (et de tous autres péchés, si c’est le cas), elle éteint la violence des passions, elle désaltère et fortifie l’âme par la richesse de la Grâce. 

- Sa forme est cette parole prononcée, au mo­ment où l’eau coule, par le ministre du sacrement (celui qui l’admi­nistre) : « N…, je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. » 

Le rite du Baptême doit comporter essentiellement que : 

§  la personne qui baptise ait l’intention formelle de baptiser  

§  qu’elle verse l’eau sur la personne à baptiser. En général, sur le front ; et 

§  qu’elle dise, en même temps qu’elle verse l’eau, les paroles : «  Je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.  » Geste de l’ablution et paroles doivent être ceux de la seule et même personne qui baptise. Enfin, les Parrain et Marraine doivent toucher l’enfant pendant l’ablution. 

 

Le baptême est institué par Jésus-Christ : 

Jésus a institué ce sacrement lorsqu’il a dit : « Allez, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Es­prit. » (Mt 28, 19) Quant à l’eau, c’est au mo­ment où Jésus fut baptisé par saint Jean Baptiste qu’elle fut sanctifiée et devint propre à être utilisée dans ce sacrement. 

Jean-Baptiste donnait un baptême de pénitence aux juifs qui accou­raient sur les bords du Jourdain (et non pas le vrai Baptême). D’ailleurs il leur disait : « Moi, je vous baptise dans l’eau pour que vous fassiez péni­tence, mais Celui qui doit venir après moi est plus puissant que moi et je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales, il vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu. (Mt 3,11.) Et Jésus s’étant présenté à Jean-Baptiste pour être baptisé, le prophète lui répondit : « C’est moi qui dois être baptisé par Vous, et Vous venez à moi ! » Devant l’insistance de Jésus, Jean voulut bien donner le Baptême à Celui qui, sans la moindre trace de péché, commen­çait déjà à prendre la place des pé­cheurs. Alors les cieux s’ouvrirent et la Sainte Trinité se manifesta. Jésus, qui n’avait pas besoin d’être purifié, sanctifia l’eau par son baptême et lui donna le pouvoir d’effacer le péché. 

 

B. Les effets du baptême : 

 

Définition : Le Baptême est le Sacrement qui nous donne la Grâce Sanctifiante, efface le Péché originel et nous fait chrétiens, enfants de Dieu et de l’Église.  

 

- Le Baptême est une naissance : 

Il nous donne la grâce sancti­fiante : nous naissons à la vie surnaturelle et nous devenons une créature nouvelle. La grâce nous permet d’accomplir des actions méritoires pour la vie éternelle. 

 

- Le Baptême est une purification : 

Le baptême efface la tache originelle qui nous vient du péché d’Adam. Reçu par un adulte, le Baptême remet aussi les péchés personnels et leurs peines : c’est la pleine et entière rémission des pé­chés. 

 

- Le Baptême est une consécration à Dieu : 

 

Il nous fait chrétiens ; c’est-à-dire : 

§  enfants de Dieu Notre Père : nous sommes comme adoptés par Dieu, nos conditions de vie sont complètement changées et nous trouverons notre joie à nous « familiariser » avec la vie de Dieu. Et même, nous participons à la vie de celui qui nous adopte. Ainsi le Baptisé a droit au ciel (car l’enfant est héritier des biens de ses parents), c’est un droit qu’il peut perdre par sa faute, mais le Baptême lui donne toutes les grâces nécessaires pour rester enfant de Dieu.

§  frères de Jésus-Christ et membres de son Corps Mystique : l’Église et nous donne droit, de ce fait, à tous les biens spirituels dont cette Mère de nos âmes possède le trésor. Il bénéficie donc de tous les mérites et suffrages auxquels ont droit tous les membres fidèles de l’Église.

§  temples du Saint-Esprit, tabernacles vivants de la Sainte Trinité. 

 

- Le Baptême imprime dans l’âme un caractère, une marque indélébile. 

« Par le Baptême, dit saint Au­gustin, le chrétien est marqué comme la brebis qui porte le signe de son pro­priétaire. » Cette marque est comme la trace d’un sceau laissée dans notre âme, et qui marque que nous sommes enfants de Dieu. Cette marque étant indélébile, il ne faut pas réitérer le Baptême. 

Les sacrements sont répandus sur nous du côté transpercé de Jésus sur la croix. Par le Baptême, nous mou­rons au péché comme Jésus est mort sur la croix, et nous naissons à la vie nouvelle d’enfant de Dieu, héritier du Paradis comme Jésus est ressuscité des morts. Saint Paul écrit : « Nous avons été ensevelis avec Lui par le Baptême en sa mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous aussi nous marchions dans une vie nouvelle » (Col 2,12). Si on baptisait plusieurs fois, cela signifierait que la passion, la mort et la résurrection du Christ n’ont servi à rien ! D’où l’obligation absolue de ne pas réité­rer le Baptême. 

 

Il est comme la porte nécessaire et obligatoire d’accès dans la Famille divine. Il faut avoir reçu le baptême pour être admis à recevoir les autres sacrements. C’est la raison pour laquelle on exige un certificat de Baptême avant la Première Communion, la Confirmation, l’Ordre et le Mariage. 

 

II Nécessité du baptême 

 

Après avoir relu le début du troi­sième chapitre de l’Évangile selon saint Jean, nous raconterons cette vi­site du pharisien Nicodème à Jésus, et la discussion qu’ils ont eue en­semble. Jésus dit à Nicodème : « Si quelqu’un ne naît pas de nouveau, il ne peut voir le Royaume de Dieu. » 

Or Nicodème ne comprenant pas, demanda : « Mais comment faire pour renaître ? Cela est-il possible ? Et Jésus lui expli­qua « En vérité, je vous le dis, si quelqu’un ne renaît de l’eau et de l’Es­prit Saint, il ne peut entrer dans le Royaume des Cieux. » (St. Jean 3,5) 

 « Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé. » St. Marc16, 16 

 

Sans le Baptême, on ne peut être sauvé. Et c’est bien ce que compri­rent les apôtres qui baptisaient aus­sitôt ceux qui se convertissaient, obéissant en cela à l’ordre du Sei­gneur : « Allez, ensei­gnez toutes les nations, les baptisant. » (Mt 28,19).  

Pour les adultes non baptisés, c’est une obligation (s’ils en ont la possibilité) de s’instruire de la reli­gion catholique afin de recevoir ce sacrement : « Le Baptême est nécessaire au salut pour ceux auxquels l’Évangile a été annoncé et qui ont eu la possibilité de demander ce sacrement. » CEC n°1257 

 

Le Baptême de sang concerne celui qui, non baptisé, meurt pour sa foi au Christ; c’est le cas de nombreux saints martyrs dans les premiers temps de l’Église ou en pays de mission. 

Le Baptême de désir concerne les catéchumènes qui meurent avant leur Baptême en regrettant leurs péchés : le bon larron. 

 

 

Les parents doivent faire baptiser leur enfant le plus tôt possible, afin de faire bénéficier le plus tôt possible l’âme de leur enfant de la Grâce Sanctifiante et de permettre à cet enfant d’être dans la plénitude de Dieu en cas de mort prévue ou pas. 

 

CEC 1261 : « Quant aux enfants morts sans baptême, l’Eglise ne peut que les confier à la miséricorde de Dieu, comme elle le fait dans le rite des funérailles pour eux. En effet, la grande miséricorde de Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés et la tendresse de Jésus envers les enfants, qui lui a fait dire ‘Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas’ (Mc 10, 14), nous permettent d’espérer qu’il y ait un chemin de salut pour les enfants morts sans baptême ». 

 

 

III Le ministre et le sujet du baptême 

 

Les ministres ordinaires du Bap­tême sont l’évêque, le prêtre et le diacre (CEC n° 1256)

En cas de danger de mort, toute per­sonne, même non baptisée, peut bapti­ser, à la condition de vouloir faire ce que fait l’Église en baptisant, et de respecter la forme habituelle du bap­tême. C’est ce qu’on appelle alors procéder à un ondoiement. Et l’on devra ensuite tenir informé le Prêtre de la Paroisse ou l’Évêché, de ce qui a été fait, afin que le Baptême soit enregistré sur les registrés paroissiaux. 

 

Le sujet du baptême peut être :  

-      Tout adulte déjà catéchisé 

-      Tout petit enfant qui sera effectivement ca­téchisé : les parents (ou ceux qui tiennent leur place) s’engagent à éduquer leur enfant dans la religion ca­tholique. (cf. Code de droit canonique, canons 851, 865, 867 et 868) 

Le Baptême crée des obligations toutes logiques envers Dieu et la communauté chrétienne qu’est l’Église.  

En effet, la Grâce n’est donnée qu’à ceux qui, sincèrement, feront de vrais efforts pour l’entretenir et la développer en soi. On ne peut donc baptiser un enfant que si l’on a l’assurance morale que cet enfant, arrivé à l’âge de raison, recevra un enseignement religieux sérieux lui permettant de comprendre ce qui a été religieusement réalisé en lui, et d’en saisir les exigences. Procéder à un Baptême sans cette assurance, c’est courir le risque de faire de ces chrétiens de futurs renégats. 

C’est sûrement cette inquiétude et ce souci qui ont décidé l’Église, depuis le dernier Concile Vatican II, à faire précéder le Baptême des enfants, d’une préformation de leurs Parents ou Tuteurs. 

 

IV Les cérémonies du baptême 

 

- On donne le prénom d’un saint à celui que l’on baptise. Le saint patron est pour le baptisé un protecteur dans le Ciel et un modèle sur la terre. 

 

- Le parrain et la marraine tien­nent la place de l’enfant encore trop petit et sont les garants de l’éduca­tion chrétienne qui lui sera donnée. De ce fait, ils contractent à son égard une parenté spirituelle qui leur donne le droit et le devoir de suppléer éventuellement aux Parents, pour faire assurer l’instruction et l’éducation religieuses de leur filleul(e). Ils doivent donc montrer l’exemple, et, lors du baptême, ils sont les représentant de la communauté des chrétiens. 

 Le cierge allumé pendant la cérémonie et tenu par le parrain ou la marraine symbolise la foi qui éclaire l’âme. Le rôle du parrain et de la marraine est d’aider les parents à déve­lopper cette foi dans l’âme de l’enfant. 

 

- Ce sont les Parents et les Parrain et Marraine qui répondent au questionnaire du Prêtre, concernant les promesses du Baptême. Ces promesses expriment l’engagement de l’enfant relativement à ses obligations chrétiennes.

Celui ou celle qui reçoit le Baptême est engagé(e) à croire en Jésus-Christ, à pratiquer Ses Commandements, et à renoncer au Démon et au péché. 

 

Le baptême crée en l’âme un ensemble de vertus qui la préparent à accueillir docilement les vérités de la foi. En étendant les mains sur le catéchumène, le prêtre dit cette prière qui marque bien les effets intellectuels et moraux du sacrement :

« Daignez, Seigneur Saint, Père Tout-puissant, Dieu éternel, Source de Lumière et de Vérité, éclairer des rayons de Votre Intelligence, cette âme qui s’attache à vous. Purifiez-la, sanctifiez-la, donnez-lui la science vraie, l’espérance ferme, la volonté droite, une conviction sainte. »

 

- Le vête­ment blanc, l’onction avec le saint chrême ont une si­gnification expli­quée par des paroles de saint Paul « par le Baptê­me, vous êtes une créature nouvelle, vous avez revêtu le Christ (vêtement blanc) » ; « vous êtes la bonne odeur du Christ (parfum du saint­-chrême) » 

 

Conclusion : 

Le Baptême est comme une petite graine plantée dans l’âme de l’en­fant, petite graine que les parents devront arroser chaque jour pour qu’elle germe, grandisse et porte du fruit.  

La vie de la grâce s’épanouissant dans son âme préparera celle-ci comme une terre fertile à la culture des vertus, à l’amour de Dieu et du prochain, et finalement amènera à la sainteté et au Ciel. 

Il convient fortement que l’enfant baptisé, dès qu’il sera jugé apte à le faire sérieusement, exprime et ratifie lui-même son engagement par un renouvellement des promesses du Baptême, au cours de la «  Profession de Foi.  » Cette cérémonie n’est pas un nouveau Sacrement, mais un Sacramental fort souhaitable. 

Il serait bon, si on ne l’a pas encore fait, de se renseigner sur la vie du saint Patron dont nous portons le nom, afin de pouvoir mieux solliciter son intercession, et de l’imiter en ses vertus et exemples de vie. 

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