Deo Gratias

Pour connaître et aimer

Le sacrement

Classé dans : Instruction religieuse,Sacrements — 6 octobre 2009 @ 15 03 44

 

  

 

Jésus est venu pour nous sauver : Il nous a donc donné les moyens nécessaires pour nous donner sa grâce qui nous permet d’être sauvés. Dieu nous donne la grâce et l’augmente principalement par sept canaux différents : les sacrements. 

 

Définition : Le sacrement est un signe sacré, sensible et efficace, institué par Jésus-Christ pour produire ou augmenter la grâce (sanctifiante) [l’état de grâce] en nos âmes bien disposées.

I Un signe sacré

II Institué par Jésus-Christ

III Pour produire ou augmenter la grâce en nos âmes

 

 

I Un signe  sacré 

 

Nous ne pouvons pas sentir Dieu, puisque Dieu est Esprit. Alors Dieu, qui nous connaît bien nous a donné de voir par un signe que nous voyons le don de sa grâce que nous ne voyons pas. 

Sans ce signe, nous n’aurions pas la certitude de recevoir la grâce, l’amitié de Dieu, qui ne peut pas se voir. 

Qu’est-ce qu’un signe sensible ? C’est donc un geste, ou des paroles que l’on doit pouvoir voir, ou entendre, ou saisir par nos sens, pour attirer notre attention et nous indiquer autre chose. Traces de pas sur le sable d’une plage : signe du passage de quelqu’un ; poignée de main : signe d’amitié. 

Jésus a choisi des réalités matérielles suggestives de l’effet qu’ils si­gnifient : purification, onction, nour­riture. L’eau que je verse sur la tête du bébé que je baptise est le signe visible de la purification de son âme du péché originel. L’hostie consacrée est le signe visible que Jésus est réellement présent

 

Dieu a voulu donner ses grâces par des signes adaptés à notre nature hu­maine, et des grâces distinctes selon les divers sacrements : chaque sacre­ment nous confère une grâce spécia­le particulière, la grâce de l’ordre est différente de celle du mariage, celle du baptême n’est pas la même que celle de l’onction des malades. 

 

Le sacrement est un signe sacré car il indique en nous la grâce sanctifiante, c’est-à-dire la présence mystérieuse, mais réelle, de Dieu dans nos âmes. 

Il y a aussi d’autres signes sacrés qui ne sont pas des sacrements : les figures du Christ dans l’Ancien Testament (Agneau Pascal, serpent d’airain) et aspersion d’eau bé­nite, bénédictions et consécrations. 

 

II Institué par Jésus-Christ 

 

C’est Jésus qui a établi les sacrements. Par sa Passion, Il nous a mérité les grâces que nous y recevons. L’Église ne peut pas instituer de sacrements, elle n’en a ni le droit ni le pouvoir. Dieu seul peut produire et distribuer Sa grâce. On ne peut donc pas changer un sacrement (même le pape !). 

Le signe sensible et sacré a été institué par Jésus. Les cérémonies, plus compliquées et variées, ont été instituées et organisées par l’Église. Elles sont comme l’écrin où l’on enchâsse le bijou. Elles peuvent être changées par l’autorité religieuse compétente ; tandis que ne peut jamais être changé ce que Jésus a institué. 

 

III Pour produire ou augmenter la grâce en nos âmes 

 

Dieu Tout-Puissant donne toujours la grâce à tous ceux qui reçoivent les sacrements dans les disposi­tions requises

 

Les sacrements produisent la grâce dans l’âme comme une cause produit son effet : si j’allume un feu avec du bois mouillé, aussitôt j’aurai de la fumée, si j’appuie sur l’inter­rupteur la lumière s’allume ; (le même, lorsqu’un bébé est baptisé, par la vertu du sacrement, le péché originel est enlevé et la grâce de Dieu donnée. 

 

Les Sacrements produisent ou augmentent la grâce dans l’âme en fonction des dispositions de celui qui reçoit le sacrement, non de celui qui le donne (le ministre des Sacrements n’est qu’un instrument au service de Notre-Seigneur). Que la personne qui administre le sacrement soit sainte ou en état de péché, cela ne change rien à l’effet du sacrement. 

Les dispositions nécessaires pour recevoir un sacrement sont : 

  • Savoir ce qu’est le sacrement que l’on va recevoir (ainsi que son but). 

  • Le désirer sincèrement 

  • Respecter certaines conditions fixées par l’Eglise, selon le sacrement. (par exemple, pour communier : Être en état de Grâce et respecter le jeûne eucharistique prévu par l’Église.)

Si on reçoit un sacrement sans ces dispositions, on profane ce sacrement (puisqu’il est sacré) : on commet un sacrilège (ce qui est un péché grave). 

IV La matière et la forme du sacrement 

 

Dieu, dans sa grande bonté pour nous, nous assure du don de sa grâce au moment où nous rece­vons le sacrement. 

 

- La matière (le corps) du sacrement, c’est la matière utilisée (eau, saint chrême, pain, vin…) et le geste (imposition des mains…). La matière signifie la grâce du sacrement : l’eau qui purifie, le pain qui nourrit… 

 

- La forme (l’âme) du sacrement, ce sont les paroles prononcées par le ministre du Sacrement. Elle indique ici la Grâce que le sacrement produit dans l’âme. Ex : « N. je te bapti­se, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit », les paroles de la consécration. 

 

Annexe : les Sacramentaux 

L’Église emploie d’autres signes que les Sacrements, qui sont des gestes liturgiques : le signe de Croix, l’imposition des mains, l’eau bénite, les génuflexions, les processions, etc. 

Ce sont des Sacramentaux, institués par l’Église qui ne produisent pas la Grâce par eux-mêmes, mais ils nous disposent à la recevoir et nous aident par les prières qui les accompagnent. 

Conclusion : 

Un Sacrement est un acte saint et sacré entre tous autres. Il a coûté la vie sainte et parfaite de Jésus, puis ses souffrances incommensurables et enfin sa mort pour nous sur la Croix. Et tout cela : pour le plus grand bien disponible pour nos âmes. Il convient donc de bien connaître les Sacrements, de les avoir en grands respect et estime, et de toujours se préparer, par la prière et la réflexion, à les recevoir dignement. 

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