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Les débuts de la conquête chrétienne en Gaule

Classé dans : Histoire de l'Eglise — 3 octobre 2009 @ 15 03 45

I La Gaule chrétienne avant les invasions barbares

II Les invasions germaniques

III Moeurs et religion des germains

IV La conversion de Clovis

 

 

1. La Gaule chrétienne avant les invasions barbares 

 

Conquis par les romains, les Gaulois ont fréquenté les écoles romaines, appris la langue latine. C’est pourquoi on les appelle Gallo-Ro­mains. 

Evangélisée de bonne heure

Dès le IIème siècle, en 177, l’Église de Lyon comprenait des Grecs et des Gallo­-Romains. Lyon, au confluent du Rhône et de la Saône, était déjà une cité prospère. Ces Grecs d’Asie Mineure venus sans doute faire du commerce, étaient accompagnés par l’évêque saint Pothin et le prêtre saint Irénée. 

Nous avons vu comment ce groupe fournit les martyrs de Lyon sous la persécution de Marc-Aurèle (177). 

la Gaule a de nombreux évêques dans les cités, dont de nombreux saints

 

Saint Gatien à Tours; saint Trophime à Arles; un autre saint du nom de Paul à Narbonne; saint Saturnin à Toulouse; saint Denys à Paris saint Austremoine en Auvergne; saint Martial à Limoges. 

 

L’évêque était souvent d’origine noble, savant, (du moins il connaissait les saintes Écritures), et avait l’habitude de la parole et du commandement. 

 

Les évêques se réunissaient assez souvent en conciles, où ils discu­taient des intérêts de l’Église, jugeaient les cas difficiles, établissaient des lois ou canons, la conduite à tenir dans l’exercice de leur ministère. 

 

Dès le IVème siècle, le clergé était aidé par les moines. 

 

Saint Martin, originaire de Hongrie, après 24 ans de service militaire, avait voulu, tout en étant ermite, évangéliser son pays, mais chassé par les ariens, il trouva refuge près de Saint Hilaire à Poitiers. Evêque de Tours, qui était un peu le “Lourdes” de la Gaule, a fondé les premiers monastères en France à Ligugé, près de Poitiers, et à Marmoutier, près de Tours. 

Comme il avait beaucoup combattu l’arianisme, on venait en pèlerinage autour de son tombeau.    

 

Sous l’autorité de l’Abbé, ces moines, (qui n’étaient pas prêtres), vivaient simplement et par­tagent leur temps entre la prière des offices, les travaux des champs et le défrichement des forêts et l’évangélisation. 

Plus tard, ils copieront aussi les anciens auteurs latins qui nous sont parvenus, ils ont rendu un inestimable service à la civilisation. (Ils ont sauvé de la destruction les plus belles oeuvres de la culture antique.) 

 

Le paganisme ne persistera que dans les campagnes, sous forme de culte des faux dieux et de superstitions. 

 

2. Les invasions germaniques 

 

Les « germains » sont tous les peuples mal connus vivant hors de l’Empire romain, au delà du Rhin et du Danube. 

 

On avait accueilli des barbares dans l’Empire en les y soumettant : ils étaient agriculteurs-soldats, soldats. On pensait les romaniser. 

 

Mais l’Empire était fragile: 

-                Théodose avait partagé son Empire entre ses deux fils (l’Orient pour Arcadius, l’Occident pour Honorius), et l’Empire d’Occident s’affaiblit progressivement, car les empereurs suivant étaient faibles. 

-                Il y eut une crise économique, car le nombre d’habitant baissa: il y avait moins de production. Les impôts étaient lourds, alors les riches fuirent à la campagne, dans leurs villas. 

-                Il y avait une crise morale: luxe, jeux… Chez les chrétiens au contraire, l’adultère était interdit, le sort des esclaves était adoucis, pas de vente d’enfants. 

 

Nous voici à la fin du monde : il n’est question que de guerres et de bruits de guerre : les Huns contre les Alains, les Alains contre les Goths. [...] Nous-mêmes avons été chassés de notre patrie l’Illyrie par les Goths exilés. Ce n’est partout que famine, peste des animaux et des hommes.” 

Saint Ambroise de Milan (Expos. In Luc 10, 10) 

 

Les Huns venus des steppes d’Asie centrale, hommes du cheval, de l’épée et du lasso, ont pour seule loi la guerre et le butin. Ils se tatouaient et tailladaient les joues de leurs enfants pour leur donner un aspect plus féroce. 

Les tribus germa­niques fuirent devant les Huns, vers l’ouest ou le sud. En 406, ils franchirent le Rhin gelé en envahirent la Gaule. 

Certains ne firent que passer à tra­vers la Gaule, d’autres, s’y installèrent et fondèrent leur propre royaume : 

« Il nous vient d’Occident une rumeur effrayante. Rome est investie. Les citoyens rachètent leur vie à prix d’or, mais sitôt dépouillés, ils sont encerclés de nouveau ; après avoir perdu leurs biens, il leur faut encore perdre la vie. Ma voix s’étrangle et des sanglots m’interrompent tandis que je dicte ces mots. Elle est conquise, cette ville qui a conquis l’univers. Que dis-je ? Elle meurt de faim avant de périr par l’épée. A peine y reste-t-il quelques hommes en captivité. La rage des affamés se jette sur une nourriture abominable ; ils s’entre-déchirent ; la mère n’épargne pas son enfant à la mamelle. » 

Saint Jérôme, après la prise de Rome par Alaric (410) 

- Les Wisigoths pillèrent Rome, puis s’installent au sud de la Loire (jusqu’en 507) et dans toute l’Espagne. 

Les Vandales se déchaînent en Espagne ; le fléau de la peste fait également rage ; la tyrannie des exacteurs pille les ressources et les fortunes cachées dans les villes. Il sévit une famine si atroce que, sous l’empire de la faim, les hommes dévorèrent de la chair humaine. [...] Avec quelle soudaineté la mort a pesé sur le monde entier ! [...] Ni le sol raboteux des bois épais ou des hautes montagnes, ni le courant des rivières aux tourbillons rapides, ni la barrière que forme la mer, ni les tristes solitudes du désert, ni les gorges, ni même les cavernes [...] n’ont pu échapper aux mains des barbares. Dans les bourgs, les domaines, les campagnes, aux carrefours, dans tous les cantons, çà et là tout le long des routes, c’est la mort, la souffrance, la destruction, l’incendie, le deuil. Un seul bûcher a réduit en fumée la Gaule entière. 

Saint Orens, évêque d’Auch, Ve siècle 

 

 

La chute de Rome est vue comme le signal de la fin du monde : l’Apocalypse, l’antéchrist approche. 

Saint Augustin écrit La Cité de Dieu dans laquelle il dit qu’après tout, l’Eglise n’est pas liée à l’Empire. Un des disciples de Saint Augustin, Orose, dit que les barbares sont susceptibles de se civiliser. Enfin, Salvien de Marseille dit que les barbares ariens se conduisent mieux que les romains. 

 

- Les Vandales vont en Afrique du nord 

- Les Burgondes s’installèrent dans les vallées de la Saône et du Rhône, entre les Vosges et la Provence (jusqu’en 534). 

 

En 451, les Huns d’Attila envahirent la Gaule. Paris fut sauvé par Sainte Geneviève. (cf. Belles histoires belles vies et La Légende dorée de mes filleuls

 

De tous côtés, on commençait à parler des Parisiens, ce nom avait frappé l’oreille des Huns barbares qui ravageaient la Gaule et qui s’apprêtaient à fondre sur la ville dont ils avaient entendu vanter les agréments. Bientôt Paris apprit avec terreur, que sous la conduite d’Attila, les barbares approchaient. 

L’effroi fut général. Quelques-uns les avaient vus dans les Gaules, avec leur crâne pointu, leur teint livide, leurs petits yeux enfoncés dans la tête, leur nez écrasé, leurs larges épaules, vivant de viande crue et de lait aigre et buvant le sang de leurs chevaux quand les vivres leur manquaient ; et la frayeur qu’ils inspiraient était une véritable épouvante. 

Déjà, les Parisiens du haut des remparts nouvellement construits pour défendre la cité, croient voir au loin la poussière soulevée par l’innombrable cavalerie du puissant chef Hunnique, les piques aiguës des bandes qu’il traîne à sa suite ; ils ne songent plus à s’armer et à s’unir pour repousser le terrible envahisseur, – ils ne pensent qu’à fuir, en emportant ce qu’ils ont de plus précieux. 

On craignait l’entrée d’un vainqueur, que l’on surnommait de fléau de Dieu, et qui, sans nul doute, allait tout mettre à feu et à sang. La panique était générale. 

Ce fut alors qu’une femme, une modeste bergère, tenta d’empêcher cette émigration en masse. Geneviève, née à Nanterre, près Paris, en 422, fille de Sevère et de Gérontia sa femme, gardait les troupeaux, et elle avait eu occasion de converser avec saint Germain d’Auxerre et lui avait promis de se consacrer à Dieu ; elle jouissait d’une réputation de sainteté qui se traduisit par de nombreux miracles. 

Voyant tout Paris consterné à la nouvelle de la marche d’Attila, elle eut honte de la terreur que montraient ses concitoyens et essaya de calmer les esprits en assurant que les Parisiens n’avaient rien à craindre et qu’ils devaient continuer à demeurer chez eux. Quelques-uns suivirent ce conseil et le répandirent, mais d’autres l’accusèrent de vouloir les abuser par de vaines paroles, alors que l’ennemi était prêt à fondre sur eux. Des menaces de mort s’élevèrent et il fut question de la lapider. Ceux qui étaient les plus animés contre elle prétendirent qu’ils agissaient de la sorte parce qu’ils étaient d’avis de se défendre contre les Huns et firent mine de courir aux armes. 

Geneviève qui, en ce moment, s’occupait d’arrêter les fuyards et les suppliait de regagner leur logis, monta alors sur une éminence ; et d’une voix qui dominait le tumulte, elle s’écria : Gens de Paris, mes amis, mes frères, on vous trompe, vos prétendus défenseurs qui courent aux armes ne vous effraient que pour mieux vous rançonner ; Attila s’avance, il est vrai, mais il n’attaquera pas votre ville, c’est au nom de Dieu que je vous en donne l’assurance. A ces mots, de nouvelles et bruyantes clameurs s’élevèrent, la foule s’agita sous des impressions diverses la plupart ne doutèrent plus qu’elle fût douée du don de prophétie, tous se rassurèrent et rentrèrent chez eux. L’événement donna raison à Geneviève. 

Attila changea son itinéraire et vint fondre sur Orléans qu’il se disposait à piller lorsqu’il fut vaincu par Aétius et Théodorie. 

Paris était sauvé. 

Sainte Geneviève fit construire la première basilique de Saint Denis vers 475, de 20 m sur 8  m, destiné à rassembler les foules autour du seul patron solide en ces temps de désarroi, saint Denis, premier évêque de Paris, décapité en 250. 

Puis Attila s’apprêta à envahir Rome, mais le Pape Saint Léon le Grand obtient sa retraite (452). 

 

Les Bretons firent appel aux anglo-saxons pour les aider contre leurs voisins. Les anglo-saxons repoussèrent les Celtes dans le nord et l’Ouest de l’île. Pendant ce temps, Saint Patrick, formé en Gaule par Saint Germain d’Auxerre évangélisa l’Irlande. (cf. Belles histoires belles vies). 

 

- Les Francs s’installèrent dans le Nord-Est, en Belgique et sur les bords du Rhin. 

 

 

3. Moeurs et religion des Germains 

 

Les Wisigtohs, Burgondes, Vandales étaient ariens. 

Les Wisigoths étaient ariens, évangélisé par un évêque (Ufila) qui créa un alphabet gothique, traduisit la bible et la liturgie en gothique. L’arianisme se répandit chez les Ostrogoths, les Vandales, les Alamans… Du coup, l’arianisme revint sur le territoire de l’ancien Empire romain! 

Ces envahisseurs risquaient d’imposer une Eglise d’Etat hérétique partout! 

 

Effectivement, les Vandales ariens, en s’installant en Afrique du nord (en 432, un an après la mort de Saint Augustin) persécutèrent violemment les catholiques : confiscation des églises au profit des ariens, conversion forcée des fonctionnaires, colloques obligatoires entre évêques catholiques et théologiens ariens : au plus célèbre, il y avait 470 évêques qui rédigèrent un traité; on les dépouilla et les jeta hors de la ville. Le moine puis évêque Fulgence relança la polémique contre les ariens, et, banni, rédigea deux traités qui firent beaucoup de bien. 

 

Les Francs étaient restés païens. Ils étaient encore plus barbares, n’avaient pas l’écriture comme les Goths, mais étaient romanisés, leur roi, Childéric le père de Clovis, était fonctionnaire de l’armée romaine. 

Leur religion, qui paraît issue de la Scandinavie, nous est mal connue. Ils croient à une vie future dans une sorte de paradis, le Walhalla, où vont les âmes des héros. Les autres âmes sont con­damnées à errer sur terre, où elles apparaissent parfois sous forme de fantômes. 

Les Francs vus par un contemporain

 

Les Francs laissent tomber leurs blonds cheveux sur le front, ce qui leur découvre la nuque. Ils ont les yeux verdâtres et humides. [...] Ces guerriers de haute stature serrent dans des habits collants leurs membres vigoureux, à l’exception des jarrets, et s’aplatissent le ventre avec un ceinturon. C’est un jeu pour eux de lancer au loin leur francisque, sûrs qu’ils sont d’avance du coup qu’ils porteront, de faire tourner leur bouclier et de sauter d’un bond sur l’ennemi pour l’atteindre avant même le javelot qu’ils ont lancé. Dès l’enfance, la guerre est leur passion.

Sidoine Apollinaire (430-484), évêque de Clermont 

Cette mythologie païenne est aussi peuplée d’elfes qui jouent dans les clairières, la nuit au clair de lune; les nains industrieux qui cachent des trésors dans les montagnes; les belles ondines qui attirent les imprudents au fond des eaux. 

 

 

4. La Conversion de Clovis (496) 

 

Les Francs n’étaient pas très nombreux. Ils dominaient les Gallo-Romains, mais ne détruisirent pas leur société. 

Leur chef était Clovis, nom de vieil haut-allemand qui veut dire “célèbre par ses combats”. Latinisé en Chlodovecus, puis Lodovicus, et enfin Louis. 

Il reconnaissait l’appui des évêques et des Gallo-romains. Dans les grandes villes, l’évêque gaulois restait la plus grande puissance morale. Les Wisigoths ariens eux-mêmes laissèrent en place des évêques catholiques. Sur les instances de Sainte Geneviève, il ne tuait pas les prisionniers de guerre. 

Or, Saint Avit et Saint Rémi (ordonné prêtre et évêque à 22 ans !) favorisèrent son mariage avec Clotilde, burgonde catholique, (ce mariage était annoblissant pour lui) qui pria pour sa conversion. Le mari incroyant est sanctifié par la femme fidèle” (I Cor VII, 4). 

Saint Rémi entretenait de bons rapports avec Clovis, et Clotilde fit baptiser son premier fils Ingomer pendant une belle cérémonie, mais l’enfant mourut à peine baptisé “dans les vêtements blancs, ceux mêmes dans lesquels il avait été régénéré” (Saint Grégoire de Tours). 

Clovis “amertumé, adressait des reproches à la reine sans indulgence, disant: “Si l’enfant avait été voué à mes dieux, il aurait vécu de toute façon; mais maintenant, il n’a pas pu vivre du tout, baptisé au nom de votre Dieu.” La reine répliqua : “Je rends grâces à Dieu tout puissant, créateur de toutes choses, qui ne m’a pas jugée complètement indigne puisqu’il a daigné accueillir dans son royaume celui qui a été conçu en mon sein. Mon coeur n’est pas frappé de douleur pour cette cause, parce que je sais qu’il a été rappelé de ce monde alors qu’il était dans des vêtements blancs pour être nourri sous le regard de Dieu.” 

Sainte Clotilde fit baptiser son deuxième enfant, Clodomir, l’enfant tomba malade, et Clovis dit: “Il ne peut pas lui arriver autre chose que ce qui est survenu à son frère; baptisé au nom de votre Christ, il mourra aussitôt.” Mais Clodmir guérit, et d’autres enfants naissent. Mais Clovis reste convaincu que les dieux païens sont plus puissants que le Dieu de Clotilde. 

 

A Tolbiac contre les Alamans, Clovis invoque ses dieux païens qui ne répondent pas. Or, Clotilde lui avait dit, au moment où il la quittait : « Mon seigneur, pour remporter la victoire, invoquez le Dieu des chrétiens. Si vous en appelez à Lui avec confiance, rien ne peut vous résister. » Alors, perdu pour perdu, Clovis se tourna vers le Dieu de Clotilde et lui adressa cette prière : 

“ Jésus-Christ, toi que Clotilde dit être le Fils du Dieu vivant, j’invoque avec dévotion ton glorieux appui. Si tu m’accordes de vaincre ces ennemis, je croirai en toi et je me ferai baptiser en ton nom. J’ai invoqué mes dieux, mais j’éprouve qu’ils ne sont pas près de me secourir; aussi je crois qu’ils ne possèdent aucun pouvoir puisqu’ils ne secourent pas ceux qui les servent. C’est toi que j’invoque maintenant et c’est en toi que je veux croire, pourvu que je sois arraché à mes adversaires” (Histoire des Francs par Saint Grégoire de Tours.)

Le roi des Alamans fut tué sur son cheval, et pour les Alamans, cela signifiait qu’ils étaient abandonnés par les dieux, alors ils partirent.

Quand il revint, il dit : « Clovis a vaincu les Alamans, et tu as triomphé de Clovis ! Voilà enfin accompli ce qui te tient tant à cœur ! » Clotilde répondit : « C’est au Dieu des armées qu’est due la gloire de ces deux triomphes. »

Il rassembla les chefs et les soldats qui s’écrièrent : « Nous abjurons les dieux mortels, nous sommes prêts à suivre le Dieu immortel que prêche Rémi ! » Alors, Saint Rémi et Saint Védaste les instruisirent et les préparèrent au baptême.

Il reçut le baptême le 25 décembre 496 des mains de l’évêque Saint Rémi à Reims avec 3 000 de ses guerriers. Pour frapper les sens et impressionner les esprits de ces barbares, la reine Clotilde veilla à ce que soient décorées de bannières les rues allant du palais à l’église, et à ce que l’église et le baptistère soient illuminés d’un grand nombre de cierges et qu’on y brûle de l’encens. Les catéchumènes marchèrent en procession, portant des croix et chantant des litanies.

Sur les fonds baptismaux, l’évêque adressa à Clovis ces paroles : « Courbe la tête, fier Sicambre ! Adore ce que tu as brûlé, et brûle ce que tu as adoré ! »

On s’aperçut qu’il manquait du saint chrême pour l’onction, Saint Rémi pria et une colombe apparut dans les cieux, tenant en son bec une « ampoule » de chrême. On a conservé cette Sainte Ampoule à l’abbaye de Saint Rémy, elle a servi pour chacun des sacres des rois, jusqu’à Charles X en 1825. Elle fut brisée à la Révolution, mais une partie fut épargnée et est conservée à la cathédrale de Reims. 

 

Clovis devient donc le fils aîné de l’Église, et la France est appelée la fille aînée de l’Eglise, elle est le défenseur du vrai christianisme et du Pape. Cela est un honneur, mais aussi une exigence, rappelée par les Papes au cours des siècles. 

Clovis gagna contre Alaric II, roi des Wisigoths, à Vouillé et les repoussa en Espagne. L’unité politique de la Gaule était faite, la foi facilitait l’unité morale. 

 

 

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