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La Deuxième République (24 février 1848-1er décembre 1852)

Classé dans : Histoire — 5 mai 2009 @ 14 02 20

 I Le gouvernement provisoire et l’échec du socialisme

II Louis-Napoléon président de la République

I Le gouvernement provisoire et l’échec du socialisme 

Dans le gouvernement provisoire on trouvait surtout des républicains bourgeois (Arago, Lamartine…), mais aussi des socialistes (Louis Blanc, l’ouvrier Albert) qui veulent l’égalité sociale et politique : ils établissent le suffrage universel (hommes de plus de 21 ans) : on passe de 200 000 à 9 millions d’électeurs. La liberté de presse et de réunion fut rendue. Les clubs politiques se forment et on y discute de tout. C’est l’illusion fraternelle de la démocratie populaire. L’esclavage fut abolit dans les colonies (V. Schoelcher). 

A cause des problèmes sociaux, les ouvriers demandaient à ce que l’Etat garantisse le travail à tous les citoyens. Alors, le gouvernement provisoire créa des ateliers nationaux où les chômeurs seraient employés à des travaux d’intérêt public (creuser des trous et les remplir…) 

Mais le 21 juin 1848, le gouvernement ferma les ateliers nationaux, car ce n’était pas rentable, et ils devenaient des foyers d’agitation politique. 

Alors, les 120 000 ouvriers s’insurgèrent, et le général Cavaignac avec 50 000 soldats (auquel le gouvernement avait confié les pleins pouvoirs) noya la révolution dans le sang (contrairement aux rois Louis XVI, Charles X et Louis–Philippe) en trois jours lors des journées de juin 1848 (du 23 au 26 juin). Il y eut 4 000 morts, 11 00 arrestations, 4 000 déportations en Algérie sans jugement. On n’avait jamais vu cela sous l’Ancien Régime.

Pour la première fois, la bourgeoisie s’affrontait avec les ouvriers, qui se sentirent trahis par la république. La révolution de février avait eu peu de retentissement, celle de juin terrorisa le pays.

II Louis-Napoléon président de la République 

La constitution de novembre 1848 ne se souciait pas des questions sociales. Elle confia le pouvoir législatif à une assemblée législative, et le pouvoir exécutif à un président de la république élu pour un mandat de 4 ans non renouvelable. Il peut proposer les lois. (Art. 43.) Le président ne peut pas dissoudre l’assemblée et vice-versa. Le président de la République nomme et révoque ses ministres.

Le 10 décembre 1848, Louis-Napoléon Bonaparte (fils cadet de Louis, roi de Hollande et de Hortense de Beauharnais) fut élu président de la république (5millions de voix, alors que Cavaignac et Lamartine en totalisent à peine 2 millions) :

Il était populaire, plaisait au monde ouvrier (car il est sensible à la question sociale), était soutenu par les bourgeois qui pensaient pouvoir le manipuler. « C’est un crétin qu’on mènera » Thiers. « Il a été élu à la suite d’un quiproquo » V. Hugo.

En mai 1849, la Chambre élue était composée d’une majorité de royalistes (500 sièges sur 700). Le peuple élit des notables, les seigneurs des villages. Les Français voulaient la sécurité et la paix. 

Louis-Napoléon cherchait à contenter tout le monde : la loi Falloux (le comte de Falloux étant soutenu par Montalembert, Thiers et Mgr Dupanloup, mais combattu par Louis Veuillot) en 1850 autorisa tout citoyen (même des religieux) à ouvrir des écoles primaires ou secondaires librement … : l’Université n’avait plus le monopole de l’enseignement. Dans le « Conseil académique » on admettait des évêques, des conseillers d’état, des industriels, chargés d’exprimer les vœux des familles.

Il envoya le corps expéditionnaire français pour ramener le pape Pie IX chassé par la Révolution. 

En même temps, les chefs d’émeute  Barbès, Blanqui, Raspail, sont jugés et condamnés.

En 1850, le suffrage universel fut restreint : pour voter, l’électeur devait résider depuis 3 ans au même endroit (les ouvriers et les prolétaires se déplacent beaucoup). 3 millions d’électeurs se font exclure sur 9. Alors, le prince-président et la majorité se divisèrent : 

Les légitimistes cherchèrent à négocier avec les Orléanistes pour mettre sur le trône le comte de Chambord (28 ans), mais Louis-Napoléon président pour 4 ans demanda à pouvoir prolonger la présidence pour 10 ans. Il prépara sa propagande par des voyages en province au cours desquels on criait déjà : « Vive l’Empereur ». Comme on lui refusa cette demande, il fit un coup d’Etat le 2 décembre 1851 (comme son oncle, et à l’anniversaire de la bataille d’Austerlitz, succès de l’Empire). Les députés sont arrêtés à 5h du matin. 235-250 députés à la mairie de St Sulpice. 300 morts, 20 000 personnes arrêtées, 10 000 déportées en Algérie et en Guyane. D’autres s’enfuirent, comme Hugo à Guernezey.

Un plébiscite approuva le coup d’Etat à 7 350 000 voix contre 650 000. Les journées de juin avaient condamné la république.  Il disait : « l’empire c’est la paix ». Election en février et mars pour le corps législatif. Suffrage universel. Contexte de peur, de répression… 1/3 des départements sont en état de siège. 30.000 poursuites, 4.000 condamnations. Majorité pour les bonapartistes. Forte abstention : 37%, 50% à Paris.  

Tournées, visites, propagande, manipulation de l’opinion

publique. On paie des personnes pour crier : « Vive le président, vive le roi président, vive l’empire ! ». Décembre 1852 : 84% des votants ont dit oui à l’empire.

Louis-Napoléon se fit sacrer le 1er décembre 1852 sous le nom de Napoléon III. 

On fit une nouvelle constitution avec 2 chambres.

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