Deo Gratias

Pour connaître et aimer

Sixième et neuvième commandements :« Tu ne feras pas d’impureté »« Tu n’auras pas de désir impur volontaire »

Classé dans : 10 commandements,Pureté — 22 mars 2009 @ 15 03 53

 

La pureté n’est pas à la mode. Il est très difficile, mais possible, de conserver cette grande vertu. Avec la grâce de Dieu, tout est possible. 

Aujourd’hui, il y a des circonstances atténuantes : les volontés sont moins fortes, il n’y a pas d’éducation dans ce domaine, les jeunes ne sont pas préparés et ne réalisent pas la gravité. On a perdu le sens du péché. Cela devient plus difficile de s’arrêter quand on a commencé (comme une drogue).

 

I Le plan de Dieu sur l’homme et la femme

II Les fautes contre la pureté 

III Ce qui mène à l’impureté

IV Les conséquences des péchés d’impureté

 I Le plan de Dieu sur l’homme et la femme 

Dieu est Créateur, et veut que l’homme soit auteur le plus possible. Dieu associe l’homme quand il lui donne la capacité de transmettre la vie. Dieu nous confie des responsabilités. Il veut nous élever pour nous amener vers Lui. Dieu veut que l’homme soit créateur comme Lui (pro-créateur). C’est un grand honneur.

Dans la transmission de la vie, 3 acteurs : le papa et la maman qui donnent le corps, Dieu qui donne l’âme. Les animaux n’ont pas besoin de Dieu, mais Dieu intervient pour la conception de chacun de nous.

Dieu a donné à cet acte de la procréation le plus grand plaisir charnel, pour montrer que ce n’est pas un acte banal. C’est un acte beau, grand, voulu par Dieu. Quand on mange, c’est pour l’utilité et le plaisir. Si on mange juste pour le plaisir de manger, ça va contre le plan de Dieu. C’est pareil avec l’acte conjugal, qui est là pour la procréation et pour l’entente du couple.

Le plaisir charnel n’est pas mauvais en lui-même : il est voulu par Dieu. Mais cela doit se faire dans les conditions dictées par Dieu. Or, depuis le péché originel, l’harmonie entre l’âme et le corps a été troublée, et l’homme recherche parfois le plaisir sans le devoir qui lui est attaché.

C’est seulement dans le mariage que la procréation est légitime et obligatoire. En dehors, c’est gravement mal.

On ne peut séparer ces deux préceptes : « Pur jusqu’au mariage, fidèle jusqu’à la mort ».

 

II Les fautes contre la pureté 

 

- Pas de matière légère dans l’impureté, la matière est toujours grave.

Pourquoi ?

« Tout péché quel qu’il soit que fait l’homme est hors de son corps, mais celui qui commet la fornication pèche contre son propre corps » (I Cor. VI, 18)

 « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous. Si donc quelqu’un profane le temple de Dieu, Dieu le perdra, car le temple de Dieu est saint, et vous êtes ce temple » (I Cor. III, 16-17)

Les fautes contre la pureté sont la cause du déluge : « Dieu voyant que la malice des hommes était si grande sur la terre, que toutes les pensées de leur cœur étaient uniquement tournées vers le mal, Dieu se repentit d’avoir mis l’homme sur terre et fut touché de douleur jusqu’au fond de son coeur » (Gen. VI, 5-6).

Un homme dont la vie légère avait été un mystère continuel causait un jour avec un prêtre : « Voyez-vous, M. l’abbé, la religion est une belle chose, digne de respect, mais avouez qu’il y a dans la sainte Ecriture des choses qui sont peu claires, que l’on peut difficilement admettre ; par exemple ce qui a trait aux miracles. » Et le prêtre de répondre avec beaucoup de sérénité : « S’il se trouve, en effet, plusieurs passages un peu obscurs, par contre, ce qui regarde le VIème commandement est très clair. Car on peut y lire textuellement ces mots : « Ne vous abusez point : ni les fornicateurs, ni les adultères ne posséderont le Royaume des Cieux ». (I Cor. VI, 9) 

 

- Les tentations ne sont pas un péché. Il faut être conscient (on ne pèche pas lorsqu’on rêve). Voir n’est pas regarder, sentir n’est pas consentir. Le péché n’est mortel que s’il n’y a pas plein consentement (ou pleine connaissance). Ce n’est pas la pensée elle-même qui est une faute, mais la complaisance que nous avons à nous y arrêter. Tant qu’il y a lutte, il n’y a pas péché. 

Sentir pour un orchestre au rythme violent, une frénésie vous monter du ventre jusqu’aux dents. Sentir toute sa construction de pureté et de douceur, ne plus être qu’un échafaudage branlant, prêt à sombrer dans la violence, la joie brutale, l’aventure.  Ne plus tenir debout que par une foi tenace, un acte d’amour, presque machinal mais fidèle au fond du cœur.   

Guy de Larigaudie 

 

- NE PAS CROIRE QU EN CEDANT A LA TENTATION, ELLE NE REVIENDRA PAS.

 

- Ne pas se dire que c’est contre la nature. Parfois, pour écouter la nature, on en meurt. Les animaux peuvent suivre leur instinct, mais l’homme a sa raison pour le guider. 

Pendant la guerre de 14-18, près des sources de pétrole de la Galicie, un chef de cavalerie était atteint d’une forte dysenterie. Le médecin lui dit bien : « Ne buvez pas, autrement c’est fini. » Le malheureux souffrait d’une soif terrible. Il commanda à son ordonnance d’aller lui chercher à boire et comme celui-ci s’y refusait, il le menaça de le punir ; alors, l’ordonnance lui apporta de l’eau et le lendemain l’infortuné officier était mort. Il était mort pour avoir écouté la nature qui réclamait à boire… 

 

Pour savoir ce qui est mal : se demander si on serait fâché d’être surpris par ses parents, dit Saint François de Sales. Pourrais-je dire ou faire cela devant ma mère ou ma sœur ?

 

On peut pécher :

-         Seul ou avec d’autres (dans ce cas, scandale)

-         Par pensée, désir : Les pensées et les désirs sont aussi coupables que les actes : « Vous avez entendu qu’il a été dit : tu ne commettras point d’adultère, mais moi je vous dis que quiconque aura regardé une femme pour la convoiter a déjà commis l’adultère dans son cœur. » Matthieu V, 27-28. Les désirs sont plus graves que les pensées. Attention à l’imagination, qui est une pente savonneuse !!!

-         Par regard : images, films. « Les yeux sont les fenêtres de l’âme ». « Il baisse les yeux pour ne pas voir le mal » « Il zappe pour ne pas voir le mal. » Qu’une fumée épaisse rentre par une fenêtre, aussitôt on ferme cette fenêtre. Faisons de même, quand une mauvaise image se présente à nos yeux, fermons-les et éloignons-nous, ainsi la laideur de l’impureté ne pourra pas entrer dans le sanctuaire de notre âme.

-         Par paroles : conversations douteuses, chansons…

-         Par action : touchers, certaines danses.

 

La danse est la grande joie du jeu libre de tous les muscles portés par le rythme de l’orchestre, avec tout ce qu’ajoute de grâce et de charme une présence féminine.   

Avec de saines et claires partenaires, elle est jeu de roi.   

Mais, si elle se résume en la possibilité de s’étreindre pourvu que l’on tourne, alors elle devient mauvaise et source de péché.                                                                       Guy de Larigaudie 

 

Les baisers appartiennent à l’intimité des époux : pas en public, pas pour des non mariés. Attention : on ne fréquente pas intimement une personne dont on n’a pas le projet de l’épouser !

-         Attention à la tenue ! Le bien de notre âme l’emporte sur celui de notre corps, et nous devons préférer à l’avantage de notre propre corps le bien de l’âme de notre prochain. « Certaines modes seront lancées qui offenseront gravement mon Fils. Plus de gens vont en enfer à cause des péchés de la chair que pour toute autre raison » (Notre-Dame de Fatima à la bienheureuse Jacinthe).

Pas de jupes courtes ou de pantalons moulants ou taille basse, pas de nombril à l’air, pas de décolleté. Se demander pour test : est-ce que la sainte Vierge aurait pu s’habiller de la sorte ? 

« Et si, pour un simple plaisir personnel, nul n’a le droit de mettre en péril la vie cor­porelle des autres, est-ce qu’il n’est pas encore moins permis de compromettre le salut, donc la vie même de leurs âmes ? Si, comme le prétendent certaines, une mode audacieuse ne produit sur elles aucune impres­sion mauvaise, que savent-elles de l’impression que les autres en ressentent ? Qui les assure que les autres n’en retirent pas de mauvaises incitations ? Vous ne connaissez pas le fond de la fragilité humaine ni de quel sang corrompu ruissellent les blessures laissées dans la nature humaine par le péché d’Adam avec l’ignorance dans l’intelligence, la malice dans la volonté, l’avidité du plaisir et la faiblesse à l’égard du bien ardu dans les passions des sens, à tel point que l’homme, souple comme la cire pour le mal, « voit ce qui est mieux et l’approuve et s’attache au pire », à cause de ce poids qui toujours, comme du plomb, l’entraîne au fond. Oh ! combien justement on a observé que si certaines chrétiennes soupçonnaient les tenta­tions et les chutes qu’elles causent chez les autres par leur toilette et les familiarités auxquelles, dans leur légèreté, elles accordent si peu d’importance, elles s’épouvanteraient de leur responsabilité !» (Pie XII, 22 mai 1941, allocution aux membres de la « jeunesse féminine catholique italienne ») 

 

« La mode n’est, ni ne peut être la règle suprême de notre conduite ; au-dessus de la mode et ses exigences, il y a des lois plus hautes et impérieuses, des principes supérieurs et immuables qui, en aucun cas, ne peuvent être sacrifiés au gré du plaisir ou des caprices » (Pie XII, 8 novembre 1957, discours au premier congrès international de haute couture). 

« Une femme sans pudeur se voit traitée comme la boue du chemin » (Jér. Lam. 9, 10) 

 

On est belle non par son corps, mais surtout par la clarté de son regard, qui est le reflet de l’âme, et par toute notre attitude. 

« Ayez, non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d’or, ou les habits qu’on revêt, mais la parure intérieure et cachée dans le coeur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu. » I Pierre III, 3-4.

« C’est une grâce au-dessus de toute grâce qu’une femme pudique, et aucun trésor ne vaut une femme chaste » (Eccles. 26, 15). 

La femme la première, doit veiller sur la modestie de sa tenue. C’est elle qui fait les mœurs. C’est de son exemple que dépend la conduite des enfants, de son mari, des hommes qui la côtoient (parents, collègues) ou même qui ne font que la croiser. Une femme pure conduira son entourage et elle-même vers la pureté et de là, vers le Salut. Une femme impudique les mènera à sa suite vers leur perte : 

 

« Les jeunes filles sont l’image précieuse de notre mère lorsqu’elle avait notre âge. 

Petites ou grandes, blondes ou brunes, elles sont claires, nettes et saines, et Dieu lui-même doit sourire lorsqu’Il les voit passer. 

Plus tard seulement, lorsque tu seras plus mûri, découvriras parmi elles, ta femme de demain. 

Aujourd’hui, considère-les tout simplement comme de franches compagnes. 

Une éducation faussée nous a trop souvent appris à ne voir dans la femme qu’une occasion de péché, au lieu d’y déceler une source de richesses. 

 

Mais sœurs, cousines, amies, camarades ou cheftaines, les jeunes filles sont les compagnes de notre vie, puisque dans notre monde chrétien nous vivons, côte à côte, sur le même palier. 

Sans doute la camaraderie entre garçons et filles est chose infiniment délicate, qu’il faut mener avec prudence et régler chacun pour soi à sa propre mesure. 

Mais c’est un manque à gagner certain que de négliger ce don de Dieu que sont les vraies jeunes filles. 

Elles ont une vertu de pureté dont le rayonnement nous est salutaire, à nous qui devons batailler sans cesse pour maintenir en nous cette même pureté. 

Si elles savent se tenir à leur place – et c’est d’elles uniquement que dépend, en leur présence, la tenue des ­garçons – leur influence peut être profonde. 

Il n’est que de voir, sur une plage ou à la piscine, les jeunes gens cherchant à éblouir les jeunes filles. 

Un regard admiratif, un sourire suffisent pour donner à un garçon le coup de fouet d’amour-propre qui le fera sauter, malgré sa crainte, du haut du plongeoir. 

Pourquoi, sur un plan différent, ce même regard et ce même sourire ne donneraient-ils pas à ce garçon plus de lumière et de cran dans sa vie ? 

La chanson d’une eau vive entraîne loin du marais. La présence des jeunes filles écarte grossièretés et lour­deurs. 

Certaines d’entre elles, rencontrées aux heures mauvaises, vous clarifient littéralement l’âme. 

Nous sommes, de grands garçons maladroits et patauds. Les jeunes filles nous forcent à la politesse et à la courtoisie.   

Leur grâce nous allège et rétablit l’équilibre. 

Nous sommes trop cérébraux. 

Les jeunes filles com­prennent d’un seul coup avec leur cœur ce que nous disséquons péniblement avec notre raison. Leur présence est un apaisement. Elles sont un sourire et une douceur dans notre cercle de luttes. 

Mon Dieu, faites que nos sœurs les jeunes filles soient harmonieuses de corps, souriantes et habillées avec goût.   

Faites qu’elles soient saines et d’âme transparente. 

Qu’elles soient la pureté et la grâce de nos vies rudes. 

Qu’elles soient  avec nous, simples, maternelles, sans détours ni coquetterie . 

Faites qu’aucun mal ne se glisse entre nous. 

Et que, garçons et filles, nous soyons, les uns pour les autres une source, non de défauts, mais d’enrichissement. » 

Guy de Larigaudie 

 

En confession : être net, concis. Demander au prêtre de nous aider en nous posant des questions.

 

III Ce qui mène à l’impureté 

 

Le meilleur moyen d’éviter le péché est d’éviter les occasions de tentation : « Celui qui aime le danger y périra » (Ecclésiastique, III, 24) 

 

Quelques dangers : 

- L’oisiveté qui est la mère de tous les vices. 

-   Ne pas maîtriser son imagination : attention aux rêveries entretenues par les films et les romans ! Fuir les spectacles, les films, les romans dont il faut se méfier, et suivre le conseil de Guy de Larigaudie :

Lorsque, devant la mer, 

le désert ou une nuit lourde d’étoiles, 

on se sent le cœur tout gonflé d’amour inachevé, 

il est doux de penser que nous trouverons dans l’au­-delà quelque chose 

de plus beau, 

de plus vaste, 

quelque chose à l’échelle de notre âme 

et qui comblera cet immense désir de bonheur, 

qui est notre souffrance et notre grandeur d’homme. 

.                                                                                                  Guy de Larigaudie 

 

Dans les tentations, dès le début, « tourner la page » dans sa tête. 

Les pensées mauvaises choisissent le soir pour nous envahir, parce que les heures nocturnes sont propices à la fièvre de l’imagination et du corps.   

Une bonne manière de s’en rendre maître est de prendre sa couverture et de coucher tout bonnement à côté de son lit, sur le plancher.   

Notre frère l’âne, calmé, en demeure tout pantois et, dominées, les pensées mauvaises s’éloignent.                                                                                                  Guy de Larigaudie 

 

- Ne pas maîtriser le sentiment amoureux dès le début : on ne décide pas de tomber amoureux, mais on peut plus ou moins maîtriser ce sentiment. 

Le sentiment en soi n’est ni bon ni mauvais, mais ce sont les conditions qui font que l’on peut l’accepter ou non. Cela dépend de notre âge et état de vie : si on est trop jeune pour décider de se marier, il faut lutter contre ce sentiment. Si on est en âge de se marier, il faut n’y consentir que s’il y a des chances pour qu’on épouse cette personne, si l’on est déjà en projet ou engagé dans un état de vie (mariage, consécration à Dieu…), il faut lutter à tout prix contre ce sentiment. 

Comment lutter contre le sentiment amoureux ? 

Ne pas rechercher cette personne, ne pas la regarder volontairement, être naturelle avec elle. Ces efforts peuvent sembler ne servir à rien, mais ce serait pire si on ne les faisait pas. Se recommander à Dieu, répéter le nom de Jésus. Surtout, ne pas se déclarer par aucun moyen. S’il est trop tard, il faut trancher, sans ménagement. Ne pas découdre mais déchirer. Ne pas craindre d’être trop rigoureux : c’est notre âme et la vie éternelle qui est en jeu. 

- Avoir envie de plaire, la coquetterie. Pour y remédier : Penser à ce qu’est notre corps, à ce qu’il deviendra dans la tombe. Se dire qu’il faut beaucoup plus parer l’âme que le corps. Ne pas se contempler dans un miroir, mais regarder ce qu’il faut corriger dans notre âme. 

Faire le bien pour se faire bien voir. Pour y remédier : la confession sincère qui cultive l’humilité + faire tout pour Dieu.  

- La curiosité ! (livres, …) Il vaut mieux lire Lucky Luke ! 

- Les mauvaises compagnies : le courage, c’est de fuir, écouter, c’est lâche. Ne pas craindre de rougir de propos inconvenants. Rougir montre le pressentiment naturel du danger. « Un peuple est perdu qui ne sait plus rougir » dit un sociologue. Ne pas être un mouton ! 

 

IV Les conséquences des péchés d’impureté 

 

Conséquences du péché sur la vie surnaturelle : 

-         Damnation : en Enfer, sur 100, 99 y sont à cause de l’impureté, et pas un n’y est sans avoir commis d’impureté (dit Saint Alphonse de Ligori). « Elle est large, la voie qui mène à la perdition »

« Je vous le dis comme je vous l’ai déjà dit, ceux qui font de telles choses n’obtiendront pas le Royaume des Cieux. » (Galates, V, 19-21)

-         Remord continuel

-         Dégoût de la vie de prière, de la foi : « A force de ne pas vivre comme on pense, on finit par penser comme on a vécu ». C’est de là très souvent que vient l’incroyance.

-         Désespoir : on a les ailes brisées, on est déjà dégoûté de la vie.

-         Autres péchés : dissipation de l’argent, mensonge, jalousie, haine… La luxure est un péché capital.

 

Conséquences du péché sur la volonté :             

-         Perte de la force de caractère : l’homme n’a plus de volonté. Hérode fait décapiter Saint Jean-Baptiste. Dalila obtient à Samson son secret.

-         Cela rend égoïste.

-         Dégoût de la vie.

-         Mutabilité du caractère.

-         Influence sur l’histoire : Henri VIII, Théodore de Bèze.

 

 

III Pour remporter la victoire 

 

Mais nous ne sommes pas seuls. Jésus nous tend la main :

« Sans moi, vous ne pouvez rien faire » (Jean, XV, 5). Il est toujours possible de gagner : « Je puis tout en Celui qui me fortifie » (Philippiens, IV, 13). Avec Jésus, on devient capable de grandes choses.

 

Moyens concrets pour remporter la victoire : 

-         Vouloir s’en sortir : décision. Il ne faut jamais se décourager quand on est tombé : Marie-Madeleine.

-         Se savoir faible (et donc savoir fuir les occasions, prier…)

-         Prière

-         Confession fréquente (pour recevoir les grâces pour ne plus recommencer, et contre l’orgueil). Le prêtre est le médecin de l’âme. Essayer de garder le même confesseur.

-         Communion fréquente dans de bonnes dispositions.

-         Travailler, s’occuper : « l’oisiveté est la mère de tous les vices. »

-         Faire des sacrifices pour fortifier la volonté : les grattes-ciel sont construits avec de petites briques. Rome ne s’est pas construit en un jour.

Exemple de mortification : 

-         en rentrant à la maison, attendre ¼ d’heure pour goûter 

-         Ne pas acheter de confiseries 

-         Etre heureux dans les contrariétés 

-         Ne pas s’énerver 

-         Ne pas décacheter tout de suite une lettre. 

-         Laisser devant soi un chocolat sans le manger 

-         Fermer un livre au moment palpitant. 

-         penser à celui que nous épouserons, vouloir se garder pour lui.

 

Dans les tentations : 

-         la prière 

« Il est des heures lourdes où la tentation du mal vous tient si fort, si irrésistiblement, par tout le corps, que l’on ne sait plus que dire machinalement du bout des lèvres et sans presque plus y croire : Mon Dieu, je vous aime tout de même ; mais ayez pitié de moi. » Guy de Larigaudie 

-         faire le signe de croix 

-         la pensée de la présence de Dieu qui nous voit.

-         la pensée des fins dernières. « Que sert à l’homme de gagner l’univers, s’il vient à perdre son âme ? » (Matthieu, XVI, 26)

« Je crois qu’au jour du jugement, si je n’ai pas autre chose à donner, je pourrai offrir à Dieu comme une gerbe, toutes ces étreintes que, pour son amour, je n’ai pas voulu connaître. » 

Guy de Larigaudie 

La tentation n’est pas une faute, mais au contraire une occasion de vertu. Saint Paul lui-même écrit : « Il m’a été donné un aiguillon dans ma chair, un ange de Satan pour me donner des soufflets » (II, Cor. XII, 7) 

Et Sainte Catherine de Sienne nous rapporte que, violemment secouée par la tentation, quand le calme et la paix étaient revenus dans son âme, elle se confiait à Notre-Seigneur : « Mon Seigneur et mon Dieu ! Où étiez-vous quand ces horreurs me faisaient frémir ? » Et le maître de lui répondre : « As-tu succombé ? » « Oh, non ! » répondait la sainte. « C’est que j’étais alors dans ton cœur pour te soutenir, pour que tu ne succombes pas à la tentation et que tu puisses la repousser ». 

 

Oui, garder la pureté du blanc de son baptême est un combat : 

« Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renonce à lui-même, qu’il porte sa croix et qu’il me suive ». (Matthieu, XVI, 24) 

A cause du désordre entre l’âme et le corps établi par le péché originel, le combat se fait particulièrement ressentir dans la sauvegarde de la pureté : 

« Ce que je fais, je ne le comprends pas ; car le bien que je veux je ne le fais pas, et le mal que je hais, je le fais. En effet, le vouloir réside en moi, mais accomplir le bien, je ne l’y trouve pas.» (Romains, VII, 15-18) 

 

C’est aussi un combat face au monde qui nous entoure : cinémas, théâtres, affiches, journaux…

Rester courageux face aux autres : « N’envie pas le succès du pécheur, tu ne sais comment cela finira. » Ecclésiastique IX, 11. Il ne faut surtout pas se dire : « si les autres ont succombé, je succomberai », sinon effectivement si on se dit que c’est impossible, on n’y arrivera pas !

Il faut savoir dire : « Oui, nous tiendrons à tout prix, malgré tout ».

Saint Bernard représentait la pureté comme le martyre de la jeunesse.

 

- Préférer la mort plutôt que le péché : 

Blanche de Castille, disait un jour à son fils qui deviendrait Saint Louis : « Mon enfant, je vous aime plus que ma vie. Vous êtes ma seule consolation et mon seul espoir sur terre ; vous êtes l’espérance de la patrie, et cependant, j’aimerais mieux vous voir mourir que d’apprendre que vous avez commis volontairement une seul péché mortel. » 

 

Conclusion : 

 

La récompense sera éternelle : « Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu » (Matthieu, 5, 8) 

 

« La génération chaste est aussi éclatante de grâce devant Dieu que devant les hommes. Aux jours d’épreuves, de souffrances, de sacrifices et d’austères devoirs où nous sommes, elle ne craint pas de s’élever de tout son pouvoir à la hau­teur des graves obligations que lui impose la Providence. Aujourd’hui, chères filles, la croisade pour vous n’est point dans l’épée, le sang ou le mar­tyre, mais dans l’exemple, la parole et l’exhortation. Contre vos énergies et vos desseins se dresse, tel un ennemi capital, le démon de l’impureté et de la licence des mœurs. Levez hautement la tête vers le Ciel, d’où le Christ et la Vierge immaculée, sa Mère, vous contemplent. Soyez fortes et inflexibles dans l’accom­plissement de votre devoir de chrétiennes. Prenez la défense de la pureté en marchant contre la corruption qui amollit la jeunesse. Rendez à votre chère patrie ce service d’une valeur inappréciable en travaillant et en coopérant efficacement à répandre dans les âmes plus de pureté et de candeur ; par là, vous les rendrez plus prudentes, plus vigilantes, plus droites, plus fortes, plus généreuses. 

De grâce, que la Reine des anges, victorieuse du serpent insidieux, toute pure, toute forte de sa pureté, soutienne et dirige vos efforts dans cette croisade qu’elle vous a inspirée ! Qu’elle bénisse votre étendard et la couronne des candides trophées de vos victoires ! »

Pie XII

Discours du 22 mai 1941 

 

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