Deo Gratias

Pour connaître et aimer

La vocation : XIV LE REGARDANT, IL L’AIMA

Classé dans : Vocation — 15 mars 2009 @ 11 11 59

Jésus a aimé individuellement, d’une façon toute particulière chacun de ceux qu’il a appelés. C’est raconté dans l’Évangile à l’occasion d’un échec de Jésus qui suffirait à prouver qu’il n’a jamais contraint personne à le suivre C’est l’histoire du jeune homme riche, comme on l’appelle. Ce jeune homme, plein du désir de bien faire, mène une vie exemplaire et irréprochable. Il se présente à Jésus et lui dit : Bon maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle? Jésus ne lui répond pas : C’est très simple, tu n’as qu’à venir avec moi! Au contraire il lui rappelle les grands principes de sa vie religieuse de Juif prati­quant. Le jeune homme n’est pas satisfait de cette réponse. « Tout cela, je le fais depuis mon enfance. Que faut-il de plus? Suit alors dans l’Évangile une notation qui me touche profondément : Jésus, le regardant, l’aima. On dirait que Jésus a fait tout ce qu’il pouvait pour éviter de lui révéler les exi­gences de la vocation. Ce garçon est plein de bonne volonté, Jésus pourrait en profiter pour l’appeler puisque la moisson est abondante et qu’elle manque d’ouvriers. Il pourrait l’embaucher. Eh bien non, il lui répond de la manière la plus anodine. Il est scrupuleusement fidèle à sa propre vocation, il se refuse à utiliser des moyens psychologiques ou reli­gieux pour s’attirer des adeptes. Même pour la meilleure des causes. On dirait qu’il sait trop à quoi il expose quelqu’un qu’il laisse venir derrière lui, car il s’agira de mourir pour le Royaume des cieux. Mais, parce que le jeune homme insiste, Jésus est obligé de parler. Il est touché par la sincérité du désir de perfection du jeune homme, il le regarde, il s’intéresse à lui et lui porte un amour particulier. Provoqué par l’attitude du jeune homme, c’est Dieu qui aime avec toute la force, la violence de son amour. « Si tu veux être parfait, va, vends tout ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et puis viens, suis-­moi! »  La vocation n’est pas chose facile à savoir, parce que même si nous croyons sincèrement être dans les dispositions voulues pour que Dieu nous parle, lui ne veut pas nous parler. D’une certaine manière nous devons lui forcer la main pour qu’il nous appelle, pour arracher à Jésus ce regard d’amour qu’il a porté sur le jeune homme riche avant de l’appeler à le suivre. Le jeune homme riche a renoncé à suivre Jésus parce qu’il avait de grands biens, mais d’autres qui ont ressenti le même amour personnel de Jésus, un jour, se sont entendu dire par lui : Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis. Formidable révélation de l’intimité de Dieu. Pour Dieu telle personne a de la valeur en soi. Que nous choisissions Dieu, c’est relativement logique, mais que lui nous ait choisis, c’est absolument extraordinaire. Comment pouvons-nous lui importer à ce point?

Samuel Samuel

Le livre des vocations

Michel Pochet

Nouvelle cité. 1985

 

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