Deo Gratias

Pour connaître et aimer

L’INCARNATION

Classé dans : Connaissance de Dieu,Credo,Jésus-Christ — 16 février 2009 @ 8 08 02

1. Introduction

2. Définition

3. Une approche du mystère

4. Les hérésies

5. Quelques dates

6. Quelques réponses à des questions

1.    Introduction

·        Le salut de l’humanité commence par le mystère de l’Incarnation.
Le Fils de Dieu se fait homme pour nous sauver. Le mystère de la constitution de l’Homme-Dieu est inséparable de l’œuvre rédemptrice du Christ.

·        Jésus Christ est né par le consentement de
la Vierge Marie qui a répondu « OUI » en totale liberté, éclairée par la grâce de Dieu.

·        L’unité du Christ, c’est déjà, comme en espérance, l’unité des hommes avec Dieu et entre eux.
Les hommes s’unissent à JC par la foi et la charité ne formant en lui qu’une seule Personne mystique. L’humanité n’est sauvée qu’en formant le Corps mystique du Christ.

2.    Définition

·        L’Incarnation est le fait de l’union réelle mais sans confusion, ni mutation, ni séparation, ni division, de la nature divine complète et concrète et de la nature humaine complète et concrète dans la personne unique, du Verbe, Jésus Christ vrai Dieu (éternellement né du Père, consubstantiel au Père et au Saint Esprit) et vrai homme, consubstantiel à nous. Deux natures en une seule personne Jésus Christ.

·        Il est de la même nature que nous, passible et mortel comme nous, en tout semblable à nous, excepté le péché et l’ignorance.

·        Il est un seul et même Etre (une seule personne : le Verbe) qui, tout en restant identique à lui-même, sans s’anéantir ni se métamorphoser, a élevé jusqu’à lui une nature humaine (reçue de sa Mère) sans l’anéantir, ni la métamorphoser, l’a faite sienne à tel point qu’en elle véritablement, il est né, il a souffert, il est mort et il est ressuscité.

3.    Une approche du mystère

1) En Jésus, les 2 natures, humaine et divine, sont unies personnellement au Verbe – c’est l’union hypostatique – sans séparation, ni division. 

  • Un être se définit selon sa nature, c’est son essence : l’homme possède une nature humaine, un animal a une nature animale, … . L’essence este leur partie commune. 
  • Un être humain est identifié par sa personnalité : ses pensées, ses vouloirs, ses opinions, sa sensibilité, … Tout cela le caractérise personnellement. La personne est le principe de distinction. 

2) La nature divine du Verbe n’a pas été modifiée pour devenir une nature humaine. Jésus que nous connaissons par l’histoire est le même quelqu’un que le Verbe de Dieu. Il est la même et unique Personne. L’homme Jésus n’est pas quelqu’un de différent du Verbe. La personne divine subsiste dans la nature humaine de Jésus. L’humanité de Jésus n’est pas indépendante du Verbe. Sinon il n’y a pas d’Incarnation. 

3) Les 2 natures ne sont pas mélangées (Eutychès) ni séparées (Nestorius). Jésus a été obéissant en tout à son Père signifie que sa volonté humaine réalisait ce que sa volonté divine lui demandait. De même, ses souffrances étaient bien réelles du fait de sa nature humaine. En la Personne Divine de Jésus existe une âme divine et une âme humaine. Les actes humains du Christ sont tous le résultat de sa volonté humaine en tout obéissante à la volonté de son Père. On peut donc dire qu’il a été obéissant à la volonté de son Père en toute liberté. Ses actes sont donc méritoires aux yeux de Dieu. Il n’est pas un pantin, c’est en toute liberté qu’il a vécu et souffert sa Passion. L’union de la nature divine avec la nature humaine s’est faite dans
la Personne du Verbe de Dieu. 

4) Marie est la Mère de Dieu  Marie n’a pas engendré la divinité. Jésus a été conçu du Saint Esprit. 

Elle a mis au monde le Fils de Dieu selon son humanité. Elle a porté en elle Jésus, vrai Dieu et vrai homme. 

5) La divinité de Jésus a été confirmée par Dieu le Père ·        Celui-ci est mon Fils Bien aimé en qui j’ai mis toutes les complaisances. Écoutez-le. (baptême de JC) 

·        Avant qu’Abraham fût, Je suis  ·        Qui me voit, voit le Père ·        Mon Père et moi, nous sommes Un 

4.    Les hérésies

1.1.    JC n’a qu’une nature divine : les Docètes

L’hérésie : Dieu s’est revêtu d’une nature humaine mais son corps n’est qu’une illusion.

On retrouve l’esprit manichéen où le bien est l’esprit et le mal est la chair. Pour les Docètes, JC ne pouvait donc pas avoir un corps de chair.

1.2.   JC n’a pas d’âme humaine : les Apollinaristes

L’hérésie : JC avait une âme divine et un corps humain comme une sorte d’emballage. L’intelligence et la volonté de JC ne sont que divines.

Cette hérésie conduit à nier la parfaite obéissance de JC envers son Père. Jésus ne s’obéirait qu’à lui-même.

1.3.   JC n’est qu’un homme adopté par Dieu : les adoptianistes

L’hérésie : JC représente Dieu. Il a une délégation divine, porteur d’un message, …. Il ne serait que le fils adoptif de Dieu mais pas Dieu lui même. Cette hérésie est très répandue aujourd’hui.

1.4.   JC n’a pas la même nature que son Père : l’Arianisme

L’hérésie : Le Père et le Fils ne sont pas de la même substance. Donc le Fils n’est pas Dieu, il n’en est que l’expression.

Arius veut simplifier pour mettre la foi à portée de tous ! Cette hérésie est très répandue aujourd’hui où JC est souvent considéré comme un homme exceptionnellement intelligent et bon, … mais certainement pas Dieu lui-même.

1.5.   JC a 2 natures et 2 personnes : Nestorius / Saint Cyrille

L’hérésie : Il n’est pas possible que Dieu ait souffert sur la croix. Il y a donc bien 2 natures, mais aussi 2 dieux en JC. Marie est bien la mère de JC-homme, mais n’est pas la mère de JC-Dieu.

1.6.    JC a 1 nature et 1 personne : Euthychès / Saint Léon

L’hérésie : L’humanité de JC est absorbée par Dieu, la divinité est son principe supérieur. C’est ce qui le fait vivre. JC n’a donc pas souffert, il n’est pas mort. Il a fait semblant.
La Passion serait une sorte de grande comédie. JC est un mélange des 2 natures. C’est l’hérésie monophysite (physis veut dire « nature » en grec).

5.    Quelques dates

325 : concile de Nicée condamnation d’Arius qui nie
la Sainte Trinité, face à Saint Athanase. Le Fils est consubstantiel au Père. 

431 : concile d’Ephèse condamnation de Nestorius face à Saint Cyrille d’Alexandrie. Marie est proclamée Mère de Dieu. 

451 : concile de Chalcédoine condamnation d’Eutychès et le monophysisme, face à Saint Léon le grand. JC a 2 natures en une seule Personne. 

6.    Quelques réponses à des questions 

v     Pourquoi, Jésus, qui est Dieu, a-t-il besoin de se nourrir, de se vêtir, de se reposer, de se retirer pour prier, de fuir pour échapper à Hérode, … Jésus Christ assume complètement la nature humaine et ses conséquences. JC n’est pas un magicien qui a des pouvoirs magiques qu’il utilise pour régler tous les problèmes qui sont sur sa route. 

Les miracles sont les fruits de sa divinité, ils ne sont pas l’expression de pouvoirs occultes ésotériques (réservés à des initiés), secrets. Pour bien comprendre cet aspect, lire les tentations au désert où le diable lui demande de changer les pierres en pain pour assouvir sa faim. Les miracles, en particulier
la Résurrection sont là pour prouver sa divinité et montrer la bonté de Dieu. Les miracles sont toujours appliqués pour améliorer une situation, il n’y a jamais de mauvais sort. 

v     Jésus est il consubstantiel à l’homme ? Jésus est consubstantiel Dieu son Père et consubstantiel à notre nature d’homme. 

Il est de la même nature que les hommes. Il est Fils de Dieu et Fils de l’homme. v     La nature humaine de Jésus était parfaite tout en étant semblable à la notre, excepté le péché. 

Dans son prologue, St Jean dit avoir contemplé « la gloire du Christ ». La gloire est ce qui fait connaître la réalité de quelqu’un. Les témoins du Christ parlent de l’éclat de sa sainteté. L’absence de souillure et la ferme union à Dieu. Le Christ ne pouvait être atteint de maladies contractées à l’origine de la vie car la chair du Christ fut formée par l’Esprit Saint (des parents ivrognes risquent de mettre au monde un enfant handicapé). 

Donc le Christ ne subit que les déficiences générales consécutives à la faute du premier père : faim, soif, morsure des éléments, … Son corps pouvait être blessé puisqu’il était passible et mortel. v     Jésus est le Saint 

La physionomie du Christ est extraordinaire. Les Pères de l’Eglise parlent d’équilibre et d’harmonie. Il y a dans la figure du Christ une harmonie paisible qui fait que Jésus concilie avec aisance les choses de Dieu et celles des hommes (exemple de la femme adultère où sans contredire la loi, il règle le problème avec justice et miséricorde). En tant que Verbe de Dieu, le Christ avait le pouvoir de bien agir pour les actions divines, mais sa nature humaine avait besoin de la grâce habituelle pour que son activité soit parfaite. Il possédait toutes les vertus à l’état le plus parfait. 

Quelques témoignages : 

« Jamais homme a parlé comme cet homme» : Je VII,46 « Tout le peuple l’écoutait, suspendu à ses lèvres » : St Lc XIX,48 

Jésus réussit ce qu’il fait du premier coup. Il n’y a pas de tergiversations, d’hésitations avant une prise de décision. 

De même, on ne voit pas dans son existence des paliers, ces conversions successives que l’on observe même chez les plus grands mystiques. Il est le Saint dès la conception. v     Tous les actes humains ont été sanctifiés car Dieu lui-même les a vécus 

Dès que Marie le portait en elle, naissance, déjeuner, marcher, parler, mourir, guérir, … C’est la preuve que par nos actes humains, nous pouvons nous sanctifier en les unissant aux actes du Christ. 

v     Le Christ en sa Mère Le Christ prit la nature humaine pour la purifier de la souillure du péché originel, contracté par descendance d’Adam. Il devait donc tirer sa chair d’une matière venue d’Adam afin de la guérir en l’adoptant. 

Cependant, elle n’en descend pas par voie de génération normale. C’est pourquoi, le Christ n’a pas contracté le péché originel. Mais en prenant notre condition d’homme, il a porté les conséquences du péché : souffrances, faim, soif, … 

Le corps du Christ a été conçu par le Saint Esprit mais non tiré de sa substance. On ne peut donc pas dire que le Saint Esprit est le père du Christ dans son humanité. Par contre il est bien le fils de Marie car il hérite de la même nature humaine que sa mère.

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