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Les guerres de Napoléon

Classé dans : Histoire — 12 février 2009 @ 8 08 08

I Les grandes victoires de Napoléon

II l’hégémonie française en Europe

III L’ecroulement de l’Empire

I Les grandes victoires de Napoléon 

A.L’armée de Napoléon

Comme sous la Révolution, tous les Français de 20-25 ans étaient conscrits et pouvaient être appelés, ainsi que les hommes des états vassaux. La plupart des généraux avaient 30-40 ans : Ney, Murat. L’école de Saint-Cyr formait les officiers des grades supérieurs. Au combat, les soldats montraient leur bravoure, mais, mal nourris, ils se livraient au pillage, à la mutinerie, à la désertion. (Le fait que tous les hommes soient conscrits et qu’on en appelle régulièrement de nouveaux datait de la Révolution).

B. 3ème coalition : la victoire contre l’Autriche (1805)

Les Anglais voulaient commercer avec la France, mais Napoléon refusa. Les Anglais confisquèrent les navires français dans leurs ports. Après la rupture de la paix d’Amiens, Nelson détruisit la flotte française à Trafalgar en 1805 : l’Angleterre avait ainsi la maîtrise absolue sur les mers. Face aux annexions, l’Autriche et la Russie organisèrent la 3ème coalition. Napoléon la vainquit à Ulm, puis à Austerlitz le 2 décembre 1805 (jour anniversaire du sacre). Le traité de Presbourg fut signé par les Autrichiens.

C. 4ème coalition : la victoire contre la Prusse (1806-1807) 

Napoléon mit ses frères à la tête des régions ainsi conquises : son frère Joseph à la tête du Royaume de Naples, son frère Louis à la tête du royaume de Hollande, et créa la confédération du Rhin dont il se nomma le protecteur. C’est la fin du Saint Empire romain germanique (d’Othon le Grand en 962). La Prusse forma alors avec la Russie la 4ème coalition : Napoléon vainquit les Prussiens à Iéna et Auerstaedt en 1806, puis les Russes à Eylau et Friedland. On conclut le traité de Tilsitt (où l’empereur s’alliait avec le tsar). La France pensait que la paix était venue. Avec les territoires conquis Napoléon donna le royaume de Westphalie (à Ouest) à son frère Jérôme et le grand-duché de Varsovie (à l’est) l’électeur de Saxe.


 

II L’hégémonie française en Europe 

A. Le blocus continental

Pour vaincre l’Angleterre en la ruinant (comme il ne pouvait pas la vaincre par les armes), il décréta le blocus continental : les Anglais ne pourraient rien acheter ou vendre en Europe et une crise sociale éclaterait, pendant que la France deviendrait la maîtresse du marché européen. Mais en plus, l’Angleterre gêna les importations de matières premières en France et une crise économique éclata aussi en France en 1811.

B. La guerre d’Espagne (1808-1814)

Pour que le blocus fut complet et efficace, il fallait dominer l’Europe entière. Napoléon occupa ou annexa la Hollande, le Portugal (allié de l’Angleterre), les Etats pontificaux. Puis comme le pape Pie VII excommunia les «violateurs du patrimoine de Saint Pierre », Napoléon le fit arrêter et exiler à Fontainebleau. Les catholiques n’en devinrent que plus royalistes.

L’Espagne résista à Napoléon, refusant d’accepter son frère Joseph pour roi (qui recevait ce trône à la place du royaume de Naples où il mit Murat qui avait épousé sa sœur Caroline). Ces premiers revers de 1808 portèrent un coup à son prestige. Les Anglais intervinrent pour chasser les Français.

C. L’Europe en 1811 : l’apogée de l’Empire

L’Autriche, l’Angleterre et l’Espagne formèrent la 5ème coalition. L’Autriche, encouragée, voulut se venger d’Austerlitz, mais fut vaincue à Wagram en 1809. Cela se conclut par le traité de Vienne. Napoléon, qui avait répudié Joséphine (dont il n’avait pas d’enfant), épousa la fille de l’empereur d’Autriche, l’Archiduchesse Marie-Louise qui eut un fils, qui assurerait la succession : le roi de Rome (ou duc de Reichstadt).

L’Empire était alors à son apogée : 44 millions d’habitants. Il comptait la France, des Etats vassaux, dont les rois étaient des parents de Bonaparte, des Etats amis.

D. Les réformes napoléoniennes

Pour donner une unité à l’empire (qui était dirigé contre l’Angleterre), Napoléon voulait étendre partout l’organisation administrative et sociale de la France (voulant supprimer la noblesse, séculariser et vendre les biens du clergé, supprimer les charges, tout en en ajoutant d’autres : de lourds impôts et le service militaire) au moyen de fonctionnaires, de la police, de la franc-maçonnerie, du contrôle de la presse, préparant ainsi des nations modernes. Par opposition à cette domination, même si certaines régions voulaient imiter la France, le sentiment national se développa. 

III L’écroulement de l’Empire 

A. La contestation de l’Empire

Les anciens révolutionnaires étaient hostiles au despotisme impérial, les catholiques n’aimaient pas son combat contre le Pape, les industriels souffraient du blocus, la conscription pesait sur le pays. 

B. Le désastre de la campagne de Russie (1812)

En Russie, le tsar ne voulait plus participer au blocus (car la Russie exportait en Angleterre et craignait la résurrection de la Pologne par le grand-duché de Varsovie), et voulut envahir la Pologne en 1812. Le champ de bataille se décala vers l’intérieur du pays : de nombreux soldats tombèrent malades ou désertèrent. Les Français arrivèrent ainsi jusqu’à Moscou mais les Russes incendièrent la ville (ils ne pouvaient donc pas y prendre leurs quartiers d’hiver). Napoléon se décida à la retraite. Ce fut un désastre (rigueur de l’hiver, poursuite des cosaques, hostilité des populations). Sur les 600 000 soldats partis, 100 000 revinrent. C’était le « commencement de la fin ». 

C. La coalition générale et le traité de Paris

Une coalition générale battit Napoléon à Leipzig (oct. 1813). La France fut envahie, Paris dut capituler et Napoléon dut abdiquer à Fontainebleau le 6 avril 1814. On lui laissa la souveraineté sur l’île d’Elbe (80 km²) où il se retira. Le traité de Paris redonnait à la France ses frontières de 1792. 

D. 1815 : Les Cent jours ; Waterloo

Le sénat (Talleyrand, Fouché, La Fayette) rétablit le frère de Louis XVI, Louis XVIII sur le trône : c’est la première restauration (1814-1815). L’opinion publique s’y montra favorable.

Mais Napoléon débarqua en Provence le 1er mars 1815 et rejoignit Paris, les troupes qui devaient l’arrêter passant de son côté (Ney). Alors, les coalisés reprirent la lutte : le 18 juin 1815, les armées anglaise et prussienne battirent Napoléon à Waterloo et Napoléon dut abdiquer définitivement le 22 juin 1815. Cela n’avait duré que 100 jours. Les Anglais envoyèrent Napoléon à l’île de Sainte Hélène où il mourut en 1821. 

Eut alors lieu la deuxième restauration, Louis XVIII dut accepter un second traité de Paris humiliant (renoncer à la Savoie, céder la Sarre qu’on possédait depuis Louis XIV, payer 700 millions d’indemnités de guerre, et entretenir sur son territoire une armée étrangère de 150 000 hommes).

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