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Pour connaître et aimer

QUE NOUS A APPORTE LE CHRIST ? IV LA JOIE DE VIVRE

Classé dans : Education et apostolat,Jésus-Christ,Souffrance — 7 février 2009 @ 10 10 41

MES FRÈRES,

Au-dessus de la grande porte d’une très vieille ville de l’Inde (Fathepour-Sikri) on a découvert, il n’y a pas bien longtemps, cette inscription pleine de sens, rédigée en langue arabe :  » Jésus – que la paix soit avec lui – a dit : Le monde n’est qu’un pont, passe dessus, mais n’y construis pas ta demeure « .

Cette phrase ne se trouve pas dans la Sainte Écriture. Mais Notre Seigneur a enseigné bien des choses qui, suivant saint Jean (XXI, 25), n’ont pas été écrites; il n’est donc pas impossible que l’inscription de la lointaine porte de l’Inde soit réellement sortie de la bouche du Sauveur. La pensée elle-même correspond tout à fait à la Sainte Écriture (cf. Hébreux XIII, 14). Oui, le monde est un grand pont, que nous devons franchir.

A qui viendrait-il à l’esprit de rester debout sur le pont ? Ou bien à qui viendrait-il à l’idée d’y bâtir une maison ? Sur un pont chacun se dépêche de passer, pour aller de l’autre côté. Et plus je vois clairement la direction devant moi, plus le but est certain devant moi, plus avance avec joie et persévérance.

Que nous a donné le Christ ? voilà ce que je demande pour la quatrième fois. Et ma réponse d’aujourd’hui sera celle-ci : Il nous a donné la joie de vivre.

Cette réponse suit d’elle-même les constatations des sermons précédents. Car du fait que Notre Seigneur Jésus-Christ nous a révélé Dieu et l’âme et qu’Il nous a fait connaître la fin sublime et éternelle de notre âme, non seulement Il a donné à notre vie terrestre une direction sublime, mais Il nous a donné aussi courage, force et joie pour le combat de la vie.

La vie n’est qu’un pont ; pendant que vous le traversez, ne détournez pas un instant votre regard de l’autre rive, de votre fin dernière, et ce but vous donnera alors la joie pour combattre et la force pour souffrir.

Je voudrais résumer la leçon de mon instruction d’aujourd’hui dans cette triple idée : nous appelons la doctrine du Christ  » une conception victorieuse du monde « , parce que I. elle donne un but à la vie, II. elle donne la joie pour combattre et III. elle donne la force pour souffrir.

I

LE CHRIST DONNE UN BUT A LA VIE

Avant Notre Seigneur Jésus-Christ les plus sages de l’humanité tâtonnaient dans les ténèbres de l’incertitude sur leur fin dernière. Socrate disait  » Comment devons-nous servir Dieu ? Il vaut mieux attendre jusqu’à ce que vienne quelqu’un pour nous instruire « .

Lorsque Bouddha fut à l’agonie et que ses disciples lui demandèrent ses dernières recommandations, il leur dit :  » Combattez sans vous lasser « . Mais quand ils lui demandèrent :  » Maître, et pourquoi devons-nous combattre ?  » il ne put leur répondre que par un haussement d’épaules. Autrefois il avait dit qu’il fallait combattre pour le Nirvana, mais qu’est-ce que ce Nirvana, c’est sur quoi discutent aujourd’hui encore les bouddhistes.

Au contraire celui qui a entendu le Christ sait Ce qu’il cherche dans la vie.

Gagner la vie éternelle au prix de la fidélité à ses devoirs dans la vie terrestre, voilà le but de la vie humaine.

C’est seulement depuis le Christ que nous savons pourquoi nous autres hommes marchons en redressant le dos et la tête haute. L’animal marche à quatre pattes et a toujours la tête penchée vers le sol, parce que la terre est son unique patrie; mais l’homme marche debout et son visage regarde le ciel, parce que c’est là notre définitive et véritable patrie.

Tant que le Christ n’était pas venu, l’homme ne savait pas pourquoi il vivait. Mais depuis qu’Il est venu, brille devant nous le bonheur éternel de l’union à Dieu, que nous devons mériter par une vie terrestre passée sérieusement. Mais c’est justement parce que le Christ vit au milieu de nous que nous sommes responsables de la manière dont nous passons cette vie terrestre, c’est-à-dire que nous sommes responsables du contenu de notre vie.

De même que, par une loi de l’ordre du monde naturel, quand une étoile se détache du soleil, elle se glace et s’éteint, de même par une logique impitoyable d e l’ordre moral l’âme qui se révolte contre Dieu et se sépare de Lui doit s’attendre à une nuit glaciale et sans étoile sur la route du péché.

Aussi l’homme ne peut-il trouver le vrai bonheur nulle part ailleurs qu’en Dieu seul et dans son âme orientée vers Dieu.

II

LE CHRIST DONNE LA JOIE POUR COMBATTRE

En nous avertissant de ne pas stationner sur le pont, c’est-à-dire en nous avertissant de la valeur surabondante pour l’éternité de la vie terrestre, le Christ Notre Seigneur nous a fait un devoir de perfectionner notre âme par la lutte, mais en même temps Il nous a donné également la joie en vue de cette lutte.

a) Lorsque le Christ fit connaître leur âme aux hommes, Il fit une découverte immense pour eux. Il montra que nous devons être supérieurs à toute autre créature, car il y a en nous une force avec laquelle nous pouvons vaincre tous les désirs égoïstes de la nature, toutes les forces de l’instinct, toutes les impressions, tous les événements désagréables et tous les coups de la destinée terrestre, non pas de telle sorte que nous n’en souffrions pas, mais de telle manière que nous puissions même les employer à gagner le royaume de Dieu.

Jusqu’au Christ la profondeur de l’âme humaine avait été un pays inconnu. C’est Lui qui nous a montré les saintes forces qui sommeillaient au-dedans de nous, avec lesquelles nous pouvons transformer une vie de misère et de lutte en une vie rayonnante et supérieure au monde.

C’est seulement depuis le Christ qu’on peut parler de la force morale de l’humanité. La vieille race humaine a été rajeunie dans le Christ.

b) Et lorsque le Christ nous a fait comprendre que nous avions une âme appelée à la vie éternelle, Il nous a indiqué en même temps les obligations qui en sont la conséquence.

Quelle conséquence ?

Les paroles du Seigneur disent clairement  » Le royaume du ciel souffre violence et ce sont les violents qui s’en emparent  » (S. Mathieu XI, 12). De même ces autres paroles :  » Je suis venu apporter non pas la paix, mais le glaive  » (S. Mathieu X, 34)

Que signifient ces paroles ?

L’homme se compose d’un corps et d’une âme. Si nous considérons l’homme simplement du point de vue biologique, nous trouvons en lui une foule de traits commun avec l’animal. La civilisation dépasse la biologie ; l’histoire culturelle de l’humanité est autre chose que l’ennoblissement des traits de l’animal, que la défaite de l’animal dans l’homme.

Mais Notre Seigneur Jésus-Christ veut davantage : Il veut vaincre l’homme dans l’homme, élever l’homme vers Dieu.

Je ne peux pas manquer ici de vous présenter deux exemples qui vous montreront combien l’âme qui s’attache au Christ devient forte et comment, pareil au lierre attaché au chêne élancé, l’homme faible puise sa force dans le Christ.

Cette année, le monde ami des arts a célébré le CLXXVE anniversaire de la naissance du compositeur Mozart.

Je vous donne lecture d’une lettre de Mozart, qu’il écrivait, à l’âge de vingt-deux ans, après la mort de sa mère, le 3 juillet I778, à son meilleur ami, l’abbé Bullinger :

 » Dieu l’a appelée à Lui, Il voulait l’avoir, je m’en suis bien rendu compte, je me suis donc incliné devant la volonté de Dieu. Il me l’avait donnée; Il pouvait aussi me la prendre…

Elle s’était confessée trois jours auparavant, elle a reçu la sainte communion et l’extrême-onction… je ne vous demande pour le moment que le service d’ami de préparer tout doucement mon pauvre père à cette triste nouvelle.

Que Dieu lui donne force et courage. Mon cher ami, je ne suis pas aigri, mais depuis longtemps consolé.

Par une grâce particulière de Dieu j’ai tout supporté avec courage et résignation. Lorsque le moment dangereux arriva, je ne demandai à Dieu que deux choses, une heureuse mort pour ma mère et ensuite pour moi la force et le courage, et le bon Dieu m’a exaucé et m’a accordé ces deux grâces dans la plus large mesure  » (Das Neue Reich, 1931, P 365).

Et si on demande où ce jeune homme de vingt-deux ans a trouvé cette remarquable force d’âme, l’explication nous est fournie simplement par sa sincère et profonde piété. Mozart sans cesse aux prises avec les soucis et la maladie, Mozart à l’activité infatigable trouvait le temps d’assister à la messe, même en semaine. Et on ne peut lire sans émotion cette lettre remplie d’une piété enfantine qu’il écrivait, âgé de vingt-cinq ans, à son père le 13 juin I781 :  » Soyez sans inquiétude pour le salut de mon âme, mon bon père. je suis un homme faible comme les autres, mais je puis souhaiter pour ma consolation que tous le soient aussi peu que moi. Vous croyez peut-être de moi des choses qui ne sont pas.

La faute principale en est que je n’agis pas toujours, en apparence, comme je devrais agir. Il n’est pas vrai que je me sois vanté de manger de la viande tous les jours d’abstinence… j’entends la messe tous les dimanches et jours de fête, et quand je peux, aussi en semaine, vous le savez bien, mon père « .

Mais pour que personne ne regarde comme suranné cet exemple de Mozart, je vais vous en citer un autre, tout nouveau.

Un de mes auditeurs d’une grande délicatesse d’âme et d’une grande profondeur de sentiment m’envoie de temps en temps son journal, pour que je le lise. Écoutez les magnifiques pensées qu’il y a inscrites sur le but de la vie.

 » La vie est un sujet que Dieu donne à l’homme, à sa naissance, pour le traiter selon sa vocation. L’un en fait une tragédie, l’autre une comédie. Quelques-uns en font une petite nouvelle insignifiante, beaucoup un roman compliqué.

Certains en tirent un film qui se déroule avec une vitesse vertigineuse, des millions n’en tirent qu’une série de dates. Il y en a qui en font un poème, et il y en a – hélas ! combien peu – qui en font une prière.

Mais moi, je le sens, j’en forme un hymne qui prêche la joie, et malgré toutes les souffrances et toutes les tristesses, toutes les laideurs, toutes les vilenies et toutes les horreurs, je crois inébranlablement, je crois à la Beauté et à la Bonté éternelles que le Dieu puissant et libéral a posées comme un sceau ineffaçable sur le monde… « 

Voilà ce qu’écrit un de mes chers auditeurs. Dites-moi, avant Notre Seigneur Jésus-Christ, le plus sage du monde aurait-Il pu penser ainsi de la vie ?

III

LE CHRIST A DONNÉ LA FORCE POUR SOUFFRIR

 » Il a facile d’écrire celui pour qui la vie est tout en rose  » pourrait répondre tel ou tel de mes auditeurs qui a beaucoup à souffrir sous les coups de l’existence.

 » Qu’il essaye de sourire au milieu de la souffrance et qu’il essaye de demeurer intrépide et calme devant la mort ! « 

Et parce qu’il y en a pour parler ainsi, je suis obligé de montrer que Notre Seigneur n’a pas échappé non plus à ces instants d’angoisse, mais que par ses paroles et ses exemples Il nous a donné la force a) au moment de la souffrance, comme b) à l’heure de la mort.

a) Notre Seigneur par son propre exemple a enseigné la manière dont nous devons supporter la souffrance dans notre vie et en cela Il a été le Souverain Maître de la vie terrestre.

Car souffrir est la destinée de l’homme, la souffrance fait indiscutablement partie intégrante de l’être humain. Et il ne comprend pas la vie de cette terre celui qui veut fuir jusqu’au bout devant la souffrance (car alors il lui faudrait sortir du monde), mais celui qui sait donner un sens à la souffrance. Et c’est là précisément que se trouve la force grandiose du Christ, qu’Il a embrassé la plénitude de la vie, qu’Il a prêché la vie réelle, non pas seulement ses dehors fascinants, mais aussi ses sombres et mystérieuses profondeurs.

Notre Seigneur Jésus-Christ a dit un jour que ceux qui portent la croix avec grandeur d’âme Le suivraient en toute assurance :  » Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas, n’est pas digne de moi  » (S. Mathieu X, 38)

Et par ces paroles Notre Seigneur a totalement transformé l’opinion antérieure de l’humanité sur la souffrance. La souffrance n’est plus pour elle le coup d’un sort aveugle, le bras pesant d’un destin inévitable, pour elle les larmes sont une source de bénédictions et même, derrière les traits de la souffrance, se dégage la figure bénie du Père céleste.

Et depuis le chrétien supporte la souffrance, parce qu’il en connaît la valeur.

Dernièrement un professeur de chirurgie ( G. Perthes, Tübinger Naturwissenschaftl. Abh. I. Heft 2 Aufl. Stuttgart 1927) a dit :

 » Les soucis et les angoisses peuvent nuire davantage que la douleur physique, par contre la force de leur foi a soulagé davantage beaucoup d’hommes religieux que les piqûres de morphine du médecin « .

Qui s’en rend compte ? Uniquement celui qui connaît le Christ souffrant.

Oui, car Il marche devant nous; devant tout homme qui souffre marche notre divin frère, Notre Seigneur Jésus-Christ qui a bu le calice de la plus amère souffrance jusqu’à la lie, afin que dans le monde entier il n’y ait pas un homme en proie à la souffrance à qui Il ne puisse servir d’exemple réconfortant :  » Certainement le Christ a plus souffert que moi « .

 

b)Mais Jésus n’a pas seulement souffert, Il est mort sur la croix, et depuis, au-dessus de la porte sombre et désespérante de la mort luit l’aurore de consolation de la vie éternelle. Le Christ a pris une position déterminée sur la question de la mort; Il ne pourrait pas être le vrai Maître de l’humanité, celui qui n’aurait rien pu nous dire de la mort.

Mais la mort est un phénomène tout à fait habituel, une chose de tous les jours; non pas même de tous les jours, mais de toutes les minutes, de toutes les secondes… Chaque jour il meurt dans le monde environ 120 000hommes, chaque heure 5 000, chaque minute 8o, c’est-à-dire que chaque seconde un de nos contemporains quitte les rangs des vivants…

De même que les flocons de neige tombent en hiver, de même les hommes descendent sans arrêt dans la tombe… et celui qui est encore en vie n’est-il pas dans une perpétuelle anxiété ? Chaque minute de notre vie n’est-elle pas une concession arrachée péniblement à la mort ?

Sages de ce monde, parlez donc, instruisez-nous : que dites-vous de la mort, cette terrible souveraine ? Sans le Christ, l’homme ne peut que trembler à cette pensée et quand il représente la mort, il grave un sombre Génie qui dirige vers le sol une torche fumante.

Mais l’homme qui croit au Christ prononce avec une sainte confiance ces paroles du grand poète portugais, Camoens :

Quand j’aurai fait ce que je pouvais

Et qu’il commencera à faire sombre devant moi,

Doucement je viendrai me reposer,

je m’assoirai sur le bord de la route funèbre.

Et tranquillement j’attends cette heure

Dont les braves n’ont jamais peur,

Lorsque la mort sera arrivée,

La vie aussitôt commencera.

C’est une chose bien connue qu’en Amérique les employés des pompes funèbres non seulement mettent les morts en bière, mais encore les embellissent. Ils arrangent les lèvres et les traits du visage, fardent la figure, si bien que le défunt durant sa vie n’a jamais été aussi frais et vivant qu’après sa mort.

Dans le prospectus d’une entreprise de pompes funèbres on peut lire le tarif suivant  » lisser les traits du visage d’un mort trois dollars « . Cela peut passer. Mais voici maintenant le véritable américanisme : « Lisser les traits du visage du mort de manière à donner l’impression du repos et de la paix : dix dollars « .

En vérité, ce n’est pas trop. Si pour dix dollars on peut réellement imprimer à la mort l’idée de paix !… Si pour dix dollars on peut avoir la certitude de cette idée apaisante que personne en ce monde ne peut procurer, sinon celui qui attend dans la mort l’arrivée du Christ.

Et je ne pourrais peut-être pas dire de façon plus suggestive ce que le Christ nous a donné, qu’en citant de nouveau quelques lignes de la lettre écrite par Mozart le 4 avril 1787, à son père gravement malade :

 » … Puisque la mort est la vraie fin dernière de notre vie, depuis une paire d’années je me suis si familiarisé avec cette véritable et meilleure amie de l’homme que son image non seulement n’a plus rien de terrible pour moi, mais énormément d’apaisant et de consolant, et je remercie Dieu de ce qu’Il m’a donné le bonheur, de me procurer l’occasion (vous me comprenez) d’apprendre à la connaître comme la clé de notre vraie félicité… je ne me couche jamais, sans penser que peut-être (si jeune que je suis) je ne verrai pas le lendemain – et il n’y aura pourtant personne de tous ceux qui me connaissent, pour pouvoir dire que je suis grognon ou triste en société, – et je remercie tous les jours mon Créateur pour ce bonheur et je le souhaite de tout coeur à chacun de mes semblables  » (Das Neue Reich I93I, P 365).

 

Dirai-je encore ce que nous a donné le Christ ? Il ne nous a pas ôté la mort, – mais Il a ôté son aspect désespérant. Mozart à 31 ans regardait chaque jour en face l’effrayante réalité de la destinée humaine, mais sa foi solide, qui ne connaissait pas le doute, lui a donné la victoire, la paix, le bonheur et la puissance au travail.

Qu’ai-je demandé au début de mon sermon, que nous a donné le Christ? La joie de vivre.

* *

*

Mes frères, je vais résumer le contenu de mon sermon dans un tableau dont les contrastes accusés proclameront d’une manière frappante la vérité de mon sujet.

Non loin de Lyon se trouve un petit village du nom de Dardilly. Dans les dernières années du XVIIIe siècle, Jean, le petit garçon d’un cultivateur de ce pays, Mathieu Vianney, regardait souvent avec des yeux d’admiration l’artillerie de la garnison voisine qui traversait le village au galop de ses chevaux… Parmi les officiers il y avait aussi un sous-lieutenant de 27 ans.

Le fils du cultivateur devint un serviteur de Dieu, le curé du petit village d’Ars dont la vie pauvre, austère et humble a été un flambeau de l’amour de Dieu et du prochain, dont le nom – le nom du saint Curé d’Ars a conduit pendant sa vie des milliers d’âmes à une vie plus noble et dont le souvenir est aujourd’hui encore béni et aimé.

Le jeune sous-lieutenant est devenu Napoléon Bonaparte qui, par un orgueil sans limite et une ambition effrénée, a sacrifié ses amis, son épouse, sa foi et inondé le sol de l’Europe du sang de millions de soldats… et à l’âge de 52 ans, il est mort d’un cancer à l’estomac, prisonnier à Sainte-Hélène.

 » Jamais homme n’a été autant haï et autant redouté « … a remarqué un de ses biographes.

Voilà la route suivie par deux hommes dans la vie. Tous deux ont passé sur un pont l’un n’a fait que le traverser, l’autre a voulu y construire. Tous deux ont sacrifié leur vie entière à leurs plans, à leurs désirs l’un pour lui-même, l’autre pour Dieu.

Et celui qui voulait se gagner lui-même, a tout perdu, mais celui qui ne cherchait que Dieu a tout gagné.

Mes frères, votre vie est encore dans vos mains vous vivrez comme vous voudrez. Il y en a qui ne vivent que pour le monde, il y en a qui vivent selon Dieu. Avant de choisir, n’oubliez pas cette leçon :

Celui qui a voulu se gagner lui-même a tout perdu; mais celui qui a cherché Dieu a tout gagné. Amen.

Le Symbole des Apôtres – deuxième partie. Jésus-Christ le fils de Dieu le Divin Maître, sermons prononcés dans l’église de l’Université de Budapest, par Mgr TIHAMER TOTH. (traduits du hongrois par l’Abbé Marcel GRANCLAUDON). Editions SALVATOR, 1936.

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