Deo Gratias

Pour connaître et aimer

LE VISAGE DU CHRIST

Classé dans : Jésus-Christ — 12 janvier 2009 @ 15 03 02

MES FRÈRES,

Aujourd’hui je vais parler du visage de Notre Seigneur.

Du visage du Christ ? demandez-vous peut-être avec étonnement. Comment étaient son regard, ses yeux, ses cheveux, ses traits ? Ce sera très intéressant.

En effet on Le représente sous tant d’aspects. Depuis deux mille ans, d’innombrables artistes, peintres, sculpteurs nous L’ont représenté, mais chaque image pour ainsi dire est différente de l’autre. A présent nous allons enfin entendre de façon authentique quel a été l’aspect de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Non, mes frères, je ne puis pas le promettre.

Quel fut l’aspect de Notre Seigneur, c’est ce que je ne vous dirai pas, parce que personne ne le sait de façon authentique.

Il est intéressant de réfléchir sur ce fait curieux nous ne savons pas quels étaient l’aspect du Christ, sa stature, son visage. Les évangélistes n’ont pas regardé comme une chose importante de transmettre à la postérité l’aspect terrestre du Sauveur, nous n’avons donc pas de portrait authentique de Lui, Notre Seigneur Lui-même n’a pas attaché d’importance à ce que nous sachions comment Il était sur la terre blond ou brun, grand ou petit.

Pourquoi Notre Seigneur a-t-Il voulu qu’il en fût, ainsi ? nous demandons-nous. Et la réponse ne peut-être que celle-ci : c’est parce qu e pour Notre Seigneur Jésus-Christ l’extérieur ne compte pas, ni la stature ni le visage ni la couleur des cheveux ni le regard des yeux, mais l’âme.

Mais s’il ne nous reste pas de portrait de Notre Seigneur Jésus-Christ, on peut cependant dessiner le visage du Christ. Les sentiments qui soulèvent l’âme se reflètent sur le visage de l’homme et celui qui connaît les idées de Notre Seigneur peut aussi tracer le visage du Christ.

Moi aussi je voudrais entreprendre dans le sermon d’aujourd’hui de dépeindre le visage du Seigneur. Je ne puis naturellement pas en donner un portrait détaillé à cause du peu de temps dont je dispose; pour la plupart des traits de son visage je ne pourrai que donner quelques coups de pinceau; mais je vais particulièrement mettre en relief deux traits caractéristiques qui impressionnent le plus l’âme humaine.

I

LES TRAITS DU VISAGE DU CHRIST

Le visage du Christ ! Que de traits divers dans le visage de Notre Seigneur ?

Son visage était plein de noblesse. Quelle majesté rayonnait de son visage, lorsque les hommes aveuglés voulurent un jour Le précipiter du rocher et qu’Il passa à travers ses ennemis avec un tel regard que personne n’osa lever la main sur Lui ! Et quel éclat majestueux sur son visage au mont Thabor ! Sur la mer en fureur ! Au chevet de la jeune fille morte ! Au tombeau de Lazare ! Et lorsque les soldats tombèrent à terre devant Lui au mont des Oliviers !

Le visage du Christ inspirait la crainte. Lors une sainte colère L’envahissait à cause de la profanation du Temple et qu’Il en chassait les marchands à coup de fouet. Lorsque ses paroles éclataient comme le tonnerre à cause des péchés des Pharisiens : Malheur à vous, Pharisiens ! Malheur à vous, hypocrites ! …

Son visage était plein de douceur. Lorsqu’Il caressait le front des petits enfants. Lorsqu’Il prononçait ces paroles éternellement mémorables :  » Venez tous à moi, vous qui êtes fatigués et chargés et je vous soulagerai « .

Son visage reflétait une douloureuse tristesse. Lorsque le jeune homme riche trouva ses conseils trop pénibles et Le quitta. Lorsque ses apôtres poltrons Le laissèrent tout seul au moment de son agonie. Lorsque Pierre jura qu’il ne Le connaissait pas… comme le visage du Christ fut empreint de douleur !

Mais je ne parlerai pas à présent en détail de tout cela. Je n’en parlerai pas, afin d’avoir plus de temps pour décrire deux autres traits ; deux traits, qui dans le visage du Christ, impressionnent le plus fortement notre âme qui lutte et qui tombe. Notre vie puise pour ses luttes le plus de forces dans les traits encourageants du Christ, tandis que notre âme pécheresse trouve sa seule consolation dans le visage miséricordieux du Christ.

II

LE VISAGE ENCOURAGEANT DU CHRIST

Il fallait que le Rédempteur fut Dieu, afin que la valeur infinie de la satisfaction offerte par Lui pût expier pou r tous les péchés du monde ; mais Il fut aussi un homme, afin que sa vie pût servir d’exemple à tous les hommes qui combattent, luttent, et chancellent en ce monde. Oh! qui pourrait mesurer cette mer immense de forces, d’exemples, de consolations, d’encouragements qui jaillit depuis deux mille ans du visage du Christ sur l’humanité qui se débat au milieu du doute, qui lutte avec le découragement, combat avec la tentation et le péché!

Pourquoi Dieu a-t-Il pris un corps humain, une nature humaine ? C’était pour l’ennoblir, l’élever, la pénétrer d’aspirations éternelles ?

Sur la grande ligne internationale qui va de Budapest à Vienne et à Amsterdam, les trains du matin s’arrêtent presque une heure à Cologne. Bien des voyageurs utilisent cet arrêt pour visiter la magnifique cathédrale qui se trouve dans le voisinage de la gare. Il est encore très tôt… toute la ville est dans le sommeil… mais les petits oiseaux qui sont cachés dans les bosquets autour de la cathédrale commencent à chanter.

Et à mesure que le jour avance, leur chant devient plus alerte et plus fort; ils s’arrêtent de temps en temps… puis au bout d’un instant ils recommencent de nouveau avec des accents tantôt douloureux tantôt joyeux… lorsque, tout à coup, comme un encouragement bienfaisant, comme une pluie de consolations, des hauteurs vertigineuses de la tour la cloche du matin se fait entendre. Et il n’y a plus ni hésitation ni découragement ni tâtonnement douloureux.

Là-haut au sommet de la tour d’où descendent les sons apaisants de la cloche, le soleil brille déjà de tout son éclat, tout est déjà baigné de lumière. Et lorsque les deux sons se réunissent, le son puissant et assuré de la cloche et le gazouillement timide des oiseaux, on entend une merveilleuse mélodie: la force du surnaturel élève jusqu’à elle la nature, comme le Christ est venu parmi nous pour nous parler dans notre langue, pour suivre nos chemins pierreux, mais finalement nous élever jusqu’à Dieu.

Car si le Christ n’était pas venu, nous serions – selon la profonde expression de Clément d’Alexandrie – comme des volailles engraissées dans une cave obscure pour être égorgées : elles n’ont ni jour ni lumière, elles attendent sottement leur fin.

Ah ! Le visage encourageant du Christ !

Le Christ a passé par toutes les phases d’une existence humaine pour être en tout notre modèle. Il s’est fait homme, Il a mené une vie humaine, Il a passé par la souffrance humaine, – et Il n’a pas été abattu, Il n’a pas été découragé. La tentation a osé L’effleurer, la nuit de la souffrance est descendue sur Lui, ses ennemis se sont montrés sans pitié pour Lui, et Il nous a montré comment il faut vaincre la tentation, la souffrance, l’hostilité. Il a été soumis à la tentation, Satan s’est approché de Lui avec les vieux appâts de la faim, de l’orgueil et de la soif du pouvoir, – et le Christ nous a montré comment il nous faut triompher de la tentation. La nuit sans étoiles du mont des Oliviers est descendue sur Lui, si bien que de son corps couvert d’une sueur de sang s’est échappée cette plainte : « Mon Père, s’il est possible, que ce calice passe loin de moi. Cependant, non pas comme je veux, mais comme Vous voulez  » (S. Mathieu XXVI, 39), et par là Il nous a montré comment nous devons vaincre la souffrance. Tirant la langue, serrant les poings, la foule de ses ennemis hurlait au pied de la croix : « Mon Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu’ils font  » (S. Luc XXIII, 34), et par là Il nous a montré comment il faut vaincre nos ennemis.

Voilà le visage encourageant du Christ !

II

LE VISAGE MISÉRICORDIEUX DU CHRIST

Mais il y a encore dans le visage du Christ un trait qui Le rapproche davantage de nous que le précédent. Sans doute, il est vrai que sous n’importe quel angle qu’on regarde le visage de Notre Seigneur, tout en lui nous attire. Il s’y trouve des particularités qui nous remplissent de crainte et d’autres qui nous réconfortent. Il y en a qui nous émeuvent et nous font tomber à genoux il y en a qui nous attirent avec confiance sur son Cœur aimant… Mais savez-vous quel est le trait qui nous impressionne le plus ? C’est le visage miséricordieux du Christ; cet amour dont le Christ a poursuivi les pécheurs. Avec lequel Il regardait le pécheur repentant… Avec lequel Il disait à la femme adultère . Allez et ne péchez plus… Avec lequel Il disait au bon larron : Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis…

Le visage miséricordieux du Christ !

Comprenons-le bien, Notre Seigneur Jésus Christ n’a rien détesté en ce monde que le péché. Le péché était pour Lui une chose épouvantable; mais il y avait encore en Lui quelque chose de plus grand – c’était l’amour sans mesure avec lequel Il accueillait le pécheur égaré et repentant. A tel point que les Pharisiens disaient avec indignation :  » Cet homme accueille les pécheurs et mange avec eux  » (S. Luc XV, 2).

Les Pharisiens se scandalisaient de ce trait du visage du Christ; pour nous au contraire c’est ce pardon avec lequel le Christ recevait les pécheurs qui est notre plus grande espérance; notre plus grande espérance c’est cette miséricorde sans mesure qu’Il a manifestée également par ses paroles et par ses œuvres.

1) Il l’a manifestée par ses paroles.  » Ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades » (S. Mathieu IX, I 2), a-t-Il dit un jour.  » Le Fils de l’homme est venu non pour perdre des âmes, mais pour les sauver  » (S. Luc IX, 56), et  » le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu « (S. Luc XIX, 10).

Le Christ s’est appliqué à Lui-même les paroles d’Isaïe par lesquelles le prophète a dépeint le futur Messie :  » Il ne brisera pas le roseau froissé et n’éteindra pas la mèche qui fume encore  » (Isaïe XLII, 3)

Évoquerai-je la magnifique parabole de L’Enfant prodigue ? Ou bien celle du Bon Pasteur et de la brebis égarée que nous lisons dans l’évangile de ce jour (Ille dimanche après la Pentecôte) ? Le pasteur ne sait plus où il en est dans sa joie d’avoir retrouvé la brebis perdue…  » Il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix neuf justes  » (S. Luc XV, 7).

Voilà comment se reflète sur le visage miséricordieux du Christ la grandeur de l’amour qui pardonne.

2) Mais le Christ n’a pas seulement proclamé en paroles sa miséricorde, Il l’a encore mise en pratique. Il a été si miséricordieux en accordant le pardon que si je voulais énumérer tous les cas, il me faudrait pour ainsi dire lire tout l’évangile.

Mais du moins je parlerai de quelques-uns de ces cas.

a) Une femme adultère est traînée avec grand tapage devant Notre Seigneur. Comme on traîne triomphalement la pécheresse tremblante : maintenant on va la lapider. L’âme de Jésus est saisie d’un dégoût indicible, à cause de cet épouvantable péché, mais aussi de pitié devant cette femme qui se repent de sa faute. Il ne peut pas excuser le péché, mais Il ne veut pas écraser la pécheresse dont l’âme est brisée. Avec quelle finesse Il dit aux Pharisiens :  » Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette la première pierre  » (S. Jean VIII, 7). Et quand ceux-ci se sont éloignés honteusement, l’un après l’autre, le Christ s’adresse à cette femme avec des paroles d’une chaleur sans exemple qui guérissent et relèvent :  » Et moi non plus je ne vous condamnerai pas. Allez et ne péchez plus  » (S. Jean VIII, 11).

Quel amour miséricordieux pour les pécheurs !

O visage miséricordieux du Christ!

b) Mais elle est encore plus grande la miséricorde manifestée par Notre Seigneur envers Marie-Madeleine.

Un Pharisien nommé Simon invite Jésus à un repas. Il semble qu’il ait agi plutôt par vanité que par respect, car alors il n’aurait pas négligé à l’égard de Notre Seigneur les règles juives de convenances les plus élémentaires.

Pendant le repas entre une femme.  » Peccatrix « , est-il écrit dans l’évangile,  » une pécheresse  » (S. Luc VII, 37) ; sans doute que chacun des convives savait qu’elle avait la réputation d’une femme de mauvaise vie. Mais il semble certain aussi que Madeleine ne voyait pas Notre Seigneur pour la première fois. Peut-être avait-elle été assez souvent dans la foule qui entourait jésus et son âme desséchée par le péché avait-elle recueilli çà et là quelques paroles du Sauveur, comme la terre aride aspire la rosée:  » Venez tous à moi, vous qui êtes fatigués et accablés »…  » je ne suis pas venu pour les justes, mais pour les pécheurs « …  » Ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades « …

Certainement elle avait entendu assez souvent d’un cœur ému de telles paroles sur les lèvres de Notre Seigneur ; mais à présent elle n’en pouvait plus : Qu’il arrive n’importe quoi, mais il faut que se produise la pénible demande de pardon. Comme son cœur devait battre, lorsqu’elle franchissait le seuil de la maison. Que va-t-il arriver maintenant ? Que va dire le Seigneur qui sait tout ? Va-t-il me parler sévèrement ? Me repousser ? Me chasser ? e montrer impitoyable ?

Ah ! pauvre et malheureuse âme ! Ce n’est pas le Seigneur qui est impitoyable, ce sont les hommes. Ce sont les Pharisiens qui disent avec indignation :  » Si cet homme était prophète, il saurait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche et que c’est une pécheresse  » (S. Luc VII, 39) Mais Jésus- à l’étonnement de tous – prend la femme pécheresse sous sa protection.  » Puis il dit à Simon «  Vois-tu cette femme ? … ses nombreux péchés lui sont pardonnés, parce qu’elle a beaucoup aimé…

Et il dit à la femme : Tes péchés te sont pardonnés  » (S. Luc VII, 44).

Mes frères, il nous est difficile de nous représenter avec quelle douceur ces paroles coulèrent comme un baume sur l’âme de cette femme qui pleurait ses péchés. Comment ? Est-ce possible? Je ne suis plus un rebut de l’humanité ? Mon âme n’est plus une guenille déchirée ? Je ne suis donc plus obligée de me cacher devant les yeux des gens vertueux ? Non. Celui qui est la sainteté même, la pureté même, a daigné me supporter à ses pieds…

Il est difficile de nous représenter les sentiments de Madeleine… C’est-à-dire, que ce n’est pas tellement difficile… En effet nous avons eu aussi déjà de tels instants. Après les minutes agitées de la préparation à la confession et de l’aveu de nos péchés viennent après la confession les instants de joie céleste : comment, tout m’a été pardonné, me voilà rentré dans l’ordre !

O visage miséricordieux du Christ !

c) Mais voici un nouveau tableau : le Christ en la nuit du Jeudi-Saint sort de chez le grand-prêtre qui vient de Le condamner et rencontre Pierre qui vient de Le renier.

 » Je ne connais pas cet homme « , a dit avec serment saint Pierre seulement quelques instants auparavant. Et maintenant se présente le Christ. A quoi devrait-on s’attendre ? Pierre, il y a quelques heures seulement, a reçu pour la première fois la sainte communion ; il y a quelques heures seulement qu’il a reçu le sacerdoce, est-ce que après tout cela Il ne va pas chasser du nombre des apôtres cet ingrat, cet indigne ? Nous autres, hommes, nous aurions sûrement agi ainsi… Mais Notre Seigneur? Il regarde Pierre.

Quelle douleur, quelle pitié, quel amour, quel pardon dans ce seul regarda la Sainte Écriture n’en parle pas. Elle dit seulement que l’âme de saint Pierre fut profondément émue.  » Et le Seigneur s’étant retourné regarda Pierre… Et étant sorti de la maison, Pierre pleura amèrement  » (S. Luc XXII, 61-62).

Ah ! Le visage miséricordieux du Christ!

d) Et pour finir, encore un exemple : le Christ sur la croix. Il y a aussi au pied de la croix la Vierge Marie et on s’attendrait à ce que les dernières paroles de Jésus fussent pour sa Mère. Mais non.  » Mon Père, pardonnez-leur  » (S. Luc XXIII, 34) C’est à ces ennemis forcenés qui viennent de Lui cracher au visage, qui viennent de L’attacher à la croix et qui L’insultent encore… c’est à ceux-là que le Père doit pardonner.

Et le Bon Larron élève la voix :  » Seigneur, souvenez-vous de moi, quand vous serez ans votre royaume  » (S. Luc XXIII, 42). Et Notre Seigneur tourne vers lui son visage couvert de sang et de larmes et lui dit d’un ton plein de miséricorde et de pardon  » Aujourd’hui même tu seras avec moi dans le paradis  » (S. Luc XXIII, 43)

Et après avoir prié pour ses ennemis et après avoir pardonné au pécheur repentant, alors seulement Il s’adresse à sa Mère pour lui faire ses adieux.

O visage miséricordieux du Christ !

* *

*

Et maintenant, mes frères, répondez en guise d’adieu à cette question extrêmement grave : Quel est pour vous le visage du Christ ? Quel est le visage du Christ qui vit en vous ? En effet, voyez, le visage du Christ vit en chacun de nous suivant les rapports de notre âme avec Notre Seigneur.

Si des péchés souillent votre âme, alors vous ne pouvez voir que le visage du Christ lançant des éclairs. Si votre vie est ingrate et indigne du nom de chrétien, alors vous ne voyez que le visage attristé du Christ.

Mais si vous aimez le Christ, si le Christ est tout pour vous, si vous vous endormez avec Lui, si vous vous éveillez avec Lui, si vous souffrez pour Lui, si vous mourez pour Lui, alors le visage encourageant du Christ vous réconfortera et dans tous les découragements de cette vie terrestre remplie par les combats brillera devant vous le visage miséricordieux du Christ.

 » Seigneur, montrez-nous votre face et nous serons sauvés « .

A mon oreille résonne l’appel séducteur de la tentation, jetez sur moi un regard de réconfort.

Mon âme gémit sous les coups de la souffrance et de la douleur, tournez vers moi votre visage encourageant.

Je succombe parfois sous le dégoût de l’existence et le découragement, – donnez-moi la force de votre visage qui ranime.

Et si je chancelais parfois dans cette lutte perpétuelle et si j’avais le malheur de tomber dans le péché, voyez mes larmes de repentir et regardez mon âme repentante avec votre visage de miséricorde et de pardon…

Seigneur, gravez dans mon âme les traits bénis de votre sainte Face, afin que dans ma vie je ne Vous soie jamais infidèle. Seigneur, je ne serai pas un traître. Amen.

Le Symbole des Apôtres – deuxième partie. Jésus-Christ le fils de Dieu le Divin Maître, sermons prononcés dans l’église de l’Université de Budapest, par Mgr TIHAMER TOTH. (traduits du hongrois par l’Abbé Marcel GRANCLAUDON). Editions SALVATOR, 1936.

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