Deo Gratias

Pour connaître et aimer

Quatrième commandement: « Tu honoreras ton père et ta mère »

Classé dans : 10 commandements — 4 janvier 2009 @ 16 04 42

I D’où vient l’autorité?

II Les devoirs des enfants

III Les devoirs des parents

Après les trois premiers commandements qui concernent nos devoirs envers Dieu Lui-même, voyons ceux envers le prochain. Dieu aurait pu se contenter de nous demander les devoirs envers Lui ! Mais Il a voulu régler les devoirs des hommes entre eux : cela montre la dignité de l’homme.

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force ! Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là » (Mc 12, 29-31).

« Celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas ? » (1 Jn 4, 20), et pensons aussi à la scène du jugement dernier où le Seigneur nous montre bien que ceux qui L’aiment sont ceux qui aiment leurs « frères » par amour pour Lui (Cf. Mt 25, 31-46).

Ce quatrième commandement est aussi le fondement de ceux qui suivent : respect de la vie, de la pureté, de la propriété de chacun, de la vérité.

I D’où vient l’autorité ? 

Nos premiers prochains, ce sont les membres de notre famille. « Dieu a voulu qu’après Lui, nous honorions nos parents à qui nous devons la vie et qui nous ont transmis la connaissance de Dieu » (CEC 2197).

Ce commandement règle aussi les rapports d’autorité et d’obéissance entre parents-enfants, professeurs-élèves, chef scout-scout, patron-employés, citoyens-patrie, prêtres-évêques-pape, supérieur de communauté-moine… « Il concerne également les rapports de parenté avec les membres du groupe familial. Il demande de rendre honneur, affection et reconnaissance aux aïeux et aux ancêtres. Il s’étend enfin aux devoirs des élèves à l’égard du maître, des employés à l’égard des employeurs, des subordonnés à l’égard de leurs chefs, des citoyens à l’égard de leur patrie, de ceux qui l’administrent ou la gouvernent. » 

Catéchisme de l’Eglise catholique, n° 2197-2199.  Toute autorité vient de Dieu, sinon on pourrait dire : « de quel droit demandez-vous cela ? » On peut penser que c’est par ancienneté, par coutume…mais on est tous des hommes les uns comme les autres. Si on obéit à un homme par obéissance envers Dieu, il ne perd rien de sa dignité. Ce n’est pas le cas quand c’est pas peur, flatterie, calcul… C’est pourquoi les parents ne doivent pas faire de chantage pour que les enfants obéissent, car ce n’est pas de l’obéissance. 

II – Les devoirs des enfants 

A. La famille

La famille est la cellule de base de la société civile et est le lieu de l’éducation aux valeurs sociales : le respect d’autrui et l’aide à apporter à ceux qui en ont le plus besoin ; et aux valeurs morales : honorer Dieu et bien user de sa liberté. La fonction de père et de mère est si noble que Dieu a donné un sacrement spécial, comme pour la fonction sacerdotale.

Comme elle a un rôle irremplaçable dans l’éducation des enfants et donc pour l’avenir de la société, elle doit être soutenue et protégée par la société. 

Les parents s’occupent de notre subsistance et de notre éducation. Le père doit travailler, pas seulement à son emploi, mais aussi à la bonne entente à la maison, à l’éducation de ses enfants. La mère peut sauver le monde, en silence, même si on n’en parle pas, mais en se dévouant sans se décourager, en veillant sur les études et le salut de leurs enfants. Dieu emploie la comparaison du cœur d’une mère pour faire comprendre son Amour infini ! « Est-ce qu’une mère peut oublier son enfant, de sorte qu’elle n’ait pas pitié du fils de son sein ? Mais quand même elle l’oublierait, pour moi, je ne t’oublierai point. » (Isaïe XLIX,15). « Les grandes œuvres de l’humanité n’ont pas été faites par des femmes : que ce soit l’Odyssée, l’Iliade, la Divine Comédie, le Faust ; de même les constitutions des Etats, ni les victoires militaires, ni les cathédrales splendides : tout cela nous le devons aux hommes. Cependant les femmes sont plus fortes et exercent une influence plus profonde que les hommes car elles préparent la vie des hommes de l’avenir ; ce sont elles, les mères, qui par l’éducation forment la vraie nature, le vrai caractère des hommes. » Joseph de Maistre 

Nos professeurs, chefs scouts,… s’occupent de notre culture et notre éducation. 

B. Nos devoirs envers nos parents 

Nous devons les respecter, de les aimer, de leur obéir et de les assister dans leurs besoins.  

- Les aimer : ceci est tout naturel depuis notre plus jeune âge. On voit que les commandements répondent aux souhaits les plus nobles et les plus profonds de l’homme : c’est Dieu qui a fait la nature humaine et qui a donné les commandements.

Il y a de beaux exemples dans la littérature latine du pouvoir des mamans. C’est d’un sentiment purement naturel.

Coriolan, cinq siècles avant Jésus-Christ, était banni de Rome, et il se donna aux Volsques, ennemis de Rome, dont il devint le chef de l’armée. Les Romains envoient des sénateurs pour le supplier d’épargner sa patrie, puis les pontifes, on lui offre de l’argent, il le méprise avec un sourire cruel, et on envoie une délégation de matrones romaines sous la conduite de Véturie, la propre mère de Coriolan.  Arrivée au camp ennemi, cette mère se jette aux pieds de son fils et le conjure en l’entourant de ses bras, d’épargner la ville de ses pères. Et cet homme qui gardait tout son ressentiment au fond de son cœur, la prend dans ses bras et lui dit : « Maman ! Vous avez sauvé Rome, mais vous perdez votre fils ! » En effet, il ramène les Volsques en arrière qui le tuent. 

Mais cela ne suffit pas, sinon Dieu ne nous l’aurait pas donné comme commandement ! Le respect des parents n’est pas fondé sur le fait qu’ils lui ont donné la vie (il peut être infirme…), ni sur le fait qu’ils soient plus savants, expérimentés (l’enfant peut les dépasser dans certaines matières). Il est fondé sur la volonté de Dieu. Dieu ne nous dit pas : « Honore ton père et ta mère, s’ils en sont dignes, intelligents… » mais nous devons les respecter et les aimer dans toutes circonstances : vouloir leur bien, de désirer pour eux ce qui leur convient le mieux.  Un jour, un jeune homme rencontre un groupe de prisonniers qu’on conduit, s’approche de l’un d’eux et lui baise la main. Un des gardiens lui dit : « Que faites-vous ? Comment ! Baiser la main d’un détenu, d’un condamné ! » « Hélas, oui, répond le jeune homme, car cet homme est mon père ».  Cependant, nous avons grandi et nous nous apercevons que parfois nous voulons ce que nos parents ne veulent pas. Et cet amour filial qui sera plus difficile à certains moments devra toujours se maintenir et se fortifier à mesure que nous nous rendrons compte de tout ce que nous leur devons. 

Nous montrons notre amour filial de différentes manières, selon notre âge : quand on est petit, on montre son affection par des câlins, puis on la montre par la déférence, puis en supportant avec indulgence leurs infirmités quand ils sont âgés.

- Les respecter : le respect est le sentiment que nous devons éprouver envers un être qui nous est supérieur. C’est une certaine crainte de lui déplaire, de le blesser, de l’offenser. Se taire quand ils parlent (on connaît moins que nos parents). « Que celui qui frappe son père ou sa mère soit puni de mort » (Ex. XXI, 15). « Lève-toi devant une tête blanche, honore la personne d’un vieillard, et crains le Seigneur ton Dieu. Je suis le Seigneur ». Même les païens honoraient leurs ancêtres. Il faut prêter attention à la politesse.

Elle révèle au fond l’élégance de l’âme. Dans le domaine du langage, elle se mesure au ton de la voix. Si l’enfant prend le parti d’obéir en maugréant ou de répondre avec une pointe d’insolence ou d’ironie ce n’est pas vraiment honorer, ni respecter ses parents. A propos, pouvons nous imaginer Jésus répliquant sèchement à sa Maman, la Vierge Marie, qu’Il n’a pas le temps de ranger ses affaires ?! 

- Leur obéir : Être chrétien, c’est vivre comme le Christ. Or, la vie cachée de Jésus est résumée par ces paroles de saint Luc (2, 51) : Il leur était soumis. « Ma nourriture est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé ». « Il s’est anéanti lui-même et fut obéissant jusqu’à la mort, jusqu’à la mort de la croix » (Phil. II, 8)

« Enfants, obéissez en tout à vos parents, car cela est agréable au Seigneur » (Col 3, 20). Il faut obéir tout de suite, avec le sourire, et entièrement, sans faire la tête, hausser les épaulesPratique de l’obéissance 

Ce n’est pas une obéissance triste et servile mais imprégnée d’amour et de délicatesse : « Comment Jésus obéissait » dans L’Imitation de l’Enfant Jésus : 

« L’Evangile, qui est un livre où mes amis ont raconté mon histoire, résume en quatre mots toute mon enfance et toute ma conduite envers mes parents : « Il leur était soumis » Cela veut dire que j’obéissais toujours. La Sainte Vierge me disait : « mon Petit Jésus chéri, veux-tu aller me chercher de l’eau ? » Je quittais tout et j’y allais bien vite, en ayant soin toutefois de ne pas trop courir pour ne pas en renverser par terre. Ainsi, je faisais toutes les commissions, je mettais le couvert, j’épluchais les légumes, j’aidais saint Joseph ; souvent même, quand je voyais quelque chose de facile à faire pour leur rendre service, je n’attendais pas qu’ils me le demandent et j’étais heureux de les voir contents. » L’obéissance, loin d’être  acte de contrainte, est en réalité acte d’amour. Elle conduira le Christ au plus grand acte d’amour de toute l’humanité ; qu’on en juge cette éloquente conclusion sur la Croix : « Quand on a envie de faire le mal, il faut toujours regarder d’un autre côté. Et sais-tu surtout de quel côté il faut regarder ? Du côté de ma croix…Cette croix où j’ai l’air de tant souffrir avec mon pauvre corps étendu, mes pieds et mes mains cloués, ma tête endolorie et mes yeux à moitié fermés qui pleurent de grosses larmes, cette croix qui te fait peur comme tu me l’as dit, qui te fait du chagrin, même quand tu la baises au cou de ta maman ou au bout de ton petit chapelet, cette croix rappelle au monde le plus grand acte d’obéissance qui fût jamais. » 

Exercice du devoir d’état 

Honorer ses parents, c’est aussi accomplir son devoir d’état, s’efforcer de lutter contre certains mauvais penchants tels que la paresse. « dans la vie d’un petit garçon et d’une petite fille, il y a trois choses très ennuyeuses : le matin, il faut se lever. Après le jeu, il faut ranger ses jouets. Après la classe, il faut apprendre ses leçons. » On imagine mal l’Enfant Jésus rechigner à se lever le matin, laisser sa chambre dans le plus noir désordre ou bouder sa leçon de géographie. 

- Les secourir dans leurs besoins : c’est l’assistance à nos parents dans les petits travaux (ménage, couvert, vaisselle, porter le bois, s’occuper du chien…). Quand nos parents seront malades, âgés, pauvres… ce sera un devoir de les aider, de leur procurer les sacrements s’ils sont gravement malades…: c’est un moyen de rendre une part de ce qu’ils ont donné puisqu’ils nous ont aimés les premiers. Souvent, ce n’est qu’après leur mort qu’on se rend compte qu’on ne les a pas assez honorés, qu’on ne leur a pas demandé pardon.

Après leur mort, nous devons prier pour eux, faire dire des messes, visiter leurs tombes. « Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et surtout de ceux de sa maison, il a renié sa foi, il est pire qu’un infidèle. » (I. Tim. V, 8) 

Nos parents délèguent leur autorité à nos professeurs et autres chefs. Nous devons donc leur obéir, les respecter et être reconnaissants, accepter les réprimandes, prier pour eux. 

C. Nos devoirs envers l’autorité 

Il faut  forcément une autorité pour faire régner l’ordre. Quand le respect diminue, l’obéissance diminue. C’est le « Non serviam » de Lucifer. Il ne faut pas se croire plus savant que le professeur, plus habile que son maître…On veut paraître, et on a l’orgueil de tout savoir et connaître mieux que les autres. 

On finit par dire que ce qui sont en haut de l’échelle sont des parasites, qui mènent la vie facile.

Un enfant que son père emmenait pour la première fois faire une promenade en mer était très amusé par le départ remarque l’activité des matelots, et par contre n’a que mépris pour le pilote : « Vois, papa, tout le monde travaille, excepté celui-là qui regarde derrière son carreau, il remue un peu le bras et c’est tout » ! – « Mais, ne sais-tu pas, mon petit, que c’est lui qui fait le travail le plus néces­saire, sans sa direction, tout ce que font les autres serait inutile et dangereux ». Saint Paul: « Que toute âme soit soumise aux puissances supérieures, car il n’y a point de puissance qui ne vienne de Dieu, et celles qui sont, ont été établies par Dieu. C’est pourquoi qui résiste à la puissance résiste à l’ordre de Dieu; or, ceux qui résistent attirent sur eux-mêmes la condamnation »   (Rom. XIII, 2)  

Saint Paul écrit sous le règne d’un empereur, Néron, qui a fait assassiner sa propre mère, et ses précepteurs. Et que dit saint Paul ? « Obéissez au représentant du pouvoir, à l’autorité constituée, regardez-la comme tenant la place de Dieu.  »   « Rendez honneur à tous; aimez la frater­nité, craignez Dieu, honorez le roi». (Pierre II, 17)­ 

« Serviteurs, obéissez en tout à vos maîtres selon la chair, ne servant point à l’oeil, comme pour plaire aux hommes, mais avec simplicité de cœur, en craignant Dieu. Tout ce que nous faites, faites-le de bon coeur, comme pour le Seigneur, et non pas pour les hommes, sachant que vous recevrez du Seigneur l’héritage pour récompense c’est le Seigneur Jésus Christ que vous devez servir.»  (Col. III, 22, 23, 24.). A Tite, l’évêque de Crète : « Exhorte les serviteurs à être soumis à leurs maîtres, à leur complaire en tout, à ne point les contredire, à ne rien dérober, mais à montrer en tout une fidélité parfaite, afin qu’en toutes choses, ils fassent honneur à la doctrine de Dieu rrotrr Sauveur » (Tite II, 9, 10). 

« Obéissez à vos préposés, et soyez-leur soumis car ce sont eux qui veillent, comme devant rendre compte de vos âmes. »

« Maîtres, rendez à vos serviteurs ce qui est juste et équitable, sachant que vous aussi vous avez un maître dans le ciel ». (Col. IV, 1) 

III – Les devoirs des parents 

C’est le bonheur des parents que de voir leurs enfants heureux. 

L’éducation des enfants est une croix à porter : « Petits enfants, petits soucis, grands enfants, grands soucis ». Les parents sont les représentants de Dieu sur terre, donc ils doivent s’efforcer d’être à la hauteur de leur tâche. Il faut rendre facile le respect de l’autorité. 

Les parents doivent répondre de notre mieux au plan de Dieu. Les enfants n’appartiennent pas aux parents, mais à Dieu qui demandera compte.  

Titus, l’empereur romain, avait un cerf apprivoisé qui paissait dans le jardin impérial, tout le jour il pouvait errer à loisir dans la forêt. Pour que personne ne touche à l’animal, l’empereur avait fait attacher au cou avec une chaîne d’or l’inscription suivante : « Noli me tangere, Caesaris sum », « Ne me touchez pas, j’appartiens à César. ». L’enfant est la propriété de Dieu, on doit en prendre soin. 

Les parents doivent donc montrer l’exemple. 

Aujourd’hui on se plaint qu’il n’y a plus d’autorité. La cause, c’est que les parents ont oublié la dignité dont Dieu les a revêtus. Les parents doivent vivre et agir de sorte à imposer toujours le respect.  L’enfant voit très bien les fautes, manquements, négligences de ses parents. Si les parents ne respectent pas tel commandement, il ne voit pas pourquoi lui respecterait le 4ème commandement. Il y a une harmonie dans l’univers et dans les commandements, qu’il ne faut pas déséquilibrer. De quel droit un père peut exiger l’obéissance de son enfant si lui n’obéit pas à son Père céleste ? 

Un enfant disait à sa mère : « Maman, quand donc serai-je aussi grand que Papa ? - Et pourquoi, mon cher petit, veux-tu être aussi grand que Papa ? 

- Pour n’avoir plus, moi aussi, à faire mes prières ! » 

Il doivent les corriger de leurs fautes, sans faiblesse : Le père d’un enfant en pension avait reçu du préfet des études de mauvaises notes sur la conduite et le travail du fils, celui-ci craignait pour ses vacances. Voilà ce que la mère lui écrit : « Mon cher mignon. Ne crains rien, depuis quelques semaines, je tâche d’amadouer ton père en lui préparant les plats qu’il aime, pour qu’il soit plus gentil avec toi. Ton parrain le travaille également dans ce sens… Je t’envoie de l’argent (Mais surtout que ton père n’en sache rien) Tranquillise-toi mon bijou. » Le bijou est bien tranquille… 

- Les parents ne doivent pas changer tout le temps d’attitude, selon leur humeur. Tâche-t-on de prendre le temps suffisant ? Ne cédons-nous pas à tous les caprices des enfants ? 

- Les parents ne doivent pas montrer de préférence pour un enfant, surtout si ce n’est pas parce qu’il et meilleur, mais parce qu’il est le plus jeune… Les parents doivent les élever chrétiennement (baptiser dès que possible, apprendre à prier…), prier pour leurs enfants et pour demander conseil à Dieu sur l’éducation.  

Louis Windthorst, un des plus grands esprits de l’Allemagne, est interrogé un jour par une jeune dame du monde. « Je voudrais me faire photographier, qu’en pensez-vous, quelle serait la meilleure pose ? » L’homme d’Etat, qui était profondément chrétien lui répondit : « Laissez-vous prendre au moment où vous faites joindre les mains à votre petit enfant pour prier. C’est la plus belle pose que je conseillerais à une mère ». 

Ils ne doivent pas seulement prendre en compte le corps, mais aussi l’âme qu’ils doivent diriger vers Dieu : « Laissez venir à moi les petits enfants, ne les écartez pas, le royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent » (Matt. XIX, 14). Si on ne base pas l’éducation sur l’amour de Dieu, le jour où la tentation vient, l’enfant n’est pas assez armé. Dire : « on ne doit pas faire ça » sans dire pourquoi, c’est bâtir sur le sable. Blanche de Castille disait à son fils Saint Louis : « Mon fils ! Vous savez que je vous aime de toute la tendresse d’une mère ; mais j’aimerais mieux vous voir mort à mes pieds, que de vous voir commettre un seul péché mortel ». Et le roi affirmait que l’avertissement de sa mère l’avait préservé de tomber au moment des tentations. 

- Les parents doivent aimer leurs enfants, et il faut que ce ne soit jamais au préjudice de leur âme : ils ne doivent pas refuser la vocation de leur enfant. Dieu peut conduire l’enfant non seulement à l’autel ou au cloître, mais aussi au cimetière ! C’est lui le Maître. Les vocations, c’est comme les autoroutes : on en veut, mais à condition qu’elles ne passent pas près de chez nous ! On veut que ses enfants soient heureux, mais si le bonheur de l’enfant est de se consacrer à Dieu, on ne veut plus ? Sera-t-on plus avancé au jugement dernier parce que l’enfant s’est marié ? 

Il s’agit d’une chrétienne héroïque du Mexique et de son fils, un martyr de dix huit ans. Écoutez ce récit, mes frères, qui vous apprendra sans doute que si vous devez veiller pour vos enfants aux soins corporels, veiller à leur croissance, à leur formation intellectuelle, à leur santé, c’est l’âme, que vous devez placer au-dessus de tnut. Le Mexique à l’heure actuelle voit une persécution religieuse qui rappelle les temps de Néron. A Galisco, province mexicaine, les troupes communistes ayant fait prisonnier un jeune homme de dix-huit ans sous prétexte de complot contre le gouvernement voulurent le forcer de crier : « A bas le Christ! » 

- Je ne puis, réplique le jeune homme. Je suis catholique. - Alors tu es un révolutionnaire! 

- Révolutionnaire? Jamais. Je ne suis jamais allé avec eux. Personne ne peut le dire, mais je suis catho­lique et je ne peux renier le Christ. Sur ces mots, les misérables le saisissent et l’attachent derrière un camion qu’ils mettent en marche. Le camion tire et traîne le malheureux par les rues. Il est bientôt couvert de blessures et de poussière. Comme on atteint la maison paternelle du prisonnier, le camion s’arrête et les bandits lui font une dernière sommation.  Crie : « Vive Calles! » (c’est le président qui mène la persécution contre l’Église). Le jeune homme crie alors de toutes ses forces : « Vive le Christ! », et ses bourreaux foncent sur lui à coups de baïonnette dans l’espoir de le faire céder. Une femme, présente au meurtre, appelle la mère de l’infortuné. « Vite, accours, on veut forcer ton fils à abjurer ». Aussitôt la mère frémissante et pâle comme la mort se précipite. Son fils, cet enfant de dix-huit ans, si beau, si affectueux, si courageux, baigne dans sou sang, sur le bord de la route. Et maintenant il se passe une scène poignante. Se jetant sur cet enfant que secouent les derniers spasmes de la mort elle lui crie à haute voix: « Même s’ils te tuent, ne renie pas  ton Dieu. La foi est plus précieuse que la vie ». « Vive le Christ, Notre Roi! ». Rassemblant alors les dernières forces qui lui restent le moribond redit les paroles de sa mère : « Vive… 1e Christ… Notre… Roi… ! » et il expire sur la poussière de la route sous les yeux de sa mère. Ceci s’est passé mes frères, en l’an de grâces 1927. Entendez et gardez au fond du coeur les mots de cette mère héroïque : ta foi est plus précieuse que la vie ». 

Conclusion : de l’honneur à l’amour 

En particulier, l’honneur que rendent des parents à l’égard de leurs propres parents âgés est la mesure de l’honneur qu’ils recevront eux-mêmes de leurs enfants.

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