Deo Gratias

Pour connaître et aimer

La vocation: (V) À PROPOS DE LA PERSONNE

Classé dans : Vocation — 3 janvier 2009 @ 16 04 45

La biologie nous apprend une chose que nous savions sans son concours, mais qu’il convient de souligner, et c’est qu’il n’y a pas deux êtres humains scmblables. Dès sa conception l’être humain est unique parce que son code génétique est différent pic tous ceux qui ont jamais existé et de tous ceux qui existeront jamais. Cette différence originelle de tous les individus implique que chaque être humain est à proprement parler « unique », irremplaçable, porteur d’une manière d’être homme qu’il est seul à pouvoir développer, car il est seul à en posséder le secret, le « programme », si nous osons appliquer à une réalité vivante une notion d’informatique.  La différence entre tous les hommes et l’unicité de chaque individu sont une certitude biologique qui pourrait faire réfléchir sur la responsabilité qui incombe aux parents et à la société. Ils se doivent de permettre à un être unique et irremplaçable de développer toutes ses potentialités afin que ce qu’il a de neuf et d’inédit puisse s’ajouter au patrimoine de l’humanité. Car le reste de sa personnalité, tout ce qu’il a en commun avec les autres hommes, ou avec beaucoup d’autres hommes est tout à fait respectable, mais justement pas irremplaçable. L’intérêt de l’individu aussi bien que celui de la société est donc que ce qui le différencie des autres soit décelé et développé au maximum. Je n’aurai pas la cruauté de m’étendre longuement sur la question de savoir si le type d’éducation et de formation que dispense notre société tend à ce développement, tant il est malheureusement évident qu’au contraire la vertu la plus appréciée de notre système éducatif est le conformisme et l’uniformi­sation. Nous arrivons bien et même peut-être très bien, à développer les parties communes aux membres de notre société, mais au prix de l’écra­sement de leurs différences. Voilà qui est payer bien cher une certaine organisation de la production dont nous ne savons d’ailleurs pas si elle serait moins performante avec des personnes véritable­ment réalisées, bien dans leur peau, et qui proba­blement mettraient infiniment plus de créativité dans leur travail. Quoi qu’il en soit, les rares qui ne se laissent pas mouler à la convenance de la société, ceux dont la caractéristique est particulièrement marquée, et qui ont senti assez fortement la nécessité de se réaliser, pour braver le conformisme, ont toutes chances de rester des marginaux. Marginaux de luxe, adulés, fêtés, honorés, enrichis, s’ils réussissent à se rendre indispensables, ou bien marginaux voués à une certaine pitié, à la dérision, ou à l’anathème, si l’on n’a pas besoin d’eux, de toutes façons mis à l’écart ou au-dessus, – ce qui revient à peu près au même – des hommes « normaux ». Mais l’homme n’est pas seulement matière, fût­elle douée de raison, notre foi nous dit qu’au moment de notre conception, alors que l’amour que se font deux êtres, les rendant une seule chair au point qu’une vie nouvelle commence qui est la continua­tion et la transformation de leurs deux vies, Dieu intervient en un acte créateur. Il y a là un grand mystère que je serais bien incapable d’expliquer, mais qui me fascine et me procure une grande joie. Dieu a pour chaque être humain un amour qui le crée comme personne.  Si je pense à Dieu, je ne peux pas me le figurer à bout d’imagination et créant deux fois la même chose. Dieu ne se répète pas. Il est vraiment créatif, et son imagination n’est jamais à court d’idées neuves. Cela signifie que si déjà biologiquement chaque homme est différent, a fortiori l’amour personnel de Dieu pour lui le rend différent et unique. Si par hasard deux êtres possédaient exac­tement le même code génétique, et que l’éducation de ces jumeaux parfaits était strictement identique, il n’en resterait pas moins que leurs personnes ne seraient pas la réplique l’une de l’autre, car l’amour personnel dont Dieu les aime chacun est absolument unique. Si déjà une mère est capable de reconnaître et d’aimer différemment ses jumeaux qui pour les étrangers sont parfaitement semblables, combien plus Dieu nous voit-il distincts, radicalement dif­férents. Voilà pourquoi il me semble juste de chercher là la véritable racine de la personnalité, son indivi­dualité la plus individuelle, son unicité la plus unique. Peut-être est-ce pour cela qu’on a pu dire Seul Dieu est humain. » C’est en effet mystérieu­sement au point où l’homme rencontre Dieu qu’il est le plus fondamentalement homme. tiré de « Samuel Samuel Le livre des vocations »  Michel PochetNouvelle cité. 1985 

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